Actualités

Nature et homme : Folie à deux

Par Akram El Kebir•4 min de lecture
Brifa
Nature et homme : Folie à deux
Résumé IA

Le phénomène El Niño, le plus intense depuis quatre décennies, perturbe le canal de Panama — artère de 5 % du commerce mondial — et déclenche en 2026 une cascade de catastrophes naturelles meurtrières : inondations, fonte glaciaire, séisme au Venezuela, canicules planétaires.

Parallèlement, les conflits humains s'embrasent : guerre à Gaza et au Liban, offensive en Cisjordanie, guerre russo-ukrainienne entrent dans leur quatrième année, incendies criminels et épidémies resurgissent.

Au lieu de soigner la planète, l'humanité l'enfonce davantage dans le chaos par la guerre et l'inaction climatique.

E

Publié par

El Watan

Publié le

ou lire sur le site source →

Article Original

Contenu complet de la source

Deux phénomènes, l’un relevant du déchaînement de la nature et l’autre de celui de l’homme, sont actuellement observables : le canal de Panama, par lequel transite 5% du commerce mondial, et le détroit d’Ormuz par où, avant le 28 février 2026, 20% du pétrole mondial faisait escale.

Les deux connaissent des zones de turbulences et mettent à mal le système économique mondial. Au canal de Panama, on a restreint, depuis vendredi, le transit des navires du fait de la sécheresse, le phénomène El Niño étant passé par là.

On est passé, dans un premier temps, de 36 navires à 32, tout en réduisant le tirant d’eau des navires, et ce, en vue d’économiser l’eau douce de ce canal, gravement menacé par la hausse des températures océaniques. Parti pour durer jusqu’à au moins février 2027, ce nouvel épisode El Niño, dont l’ONU a déclaré qu’il était le plus puissant de ceux qui ont été observés ces quatre dernières décennies, a déjà incité le Panama et le Salvador, il y a une dizaine de jours de cela, de se déclarer en état d’alerte. Revenant tous les deux à sept ans, El Niño cause le réchauffement des eaux de surface, notamment dans le centre et l’est de l’océan Pacifique équatorial, avec pour conséquences la survenue d’événements climatiques extrêmes.

En fait de catastrophes naturelle, l’année 2026 n’a d’ailleurs pas été en reste : après les inondations meurtrières de l’hiver dernier, place à un été particulièrement meurtrier, entre les «haut faits» d’El Niño, la fonte d’un glacier dans l’Himalaya, entraînant des crues dévastatrices au Népal et en Chine, à l’origine de plusieurs centaines de morts et de milliers de disparus, le tremblement de terre du Venezuela, le mois de juin, de magnitude 7,2 ayant dévasté le pays et causé la mort de 6301 personnes, sans compter les canicules meurtrières ayant prévalu un peu partout sur la planète, en Afrique, en Europe, au Japon, en Corée du Sud, etc.

Au vu du nombre grandissant des victimes, on n’hésite pas à recourir à la fosse commune, comme ce fut le cas au Népal ou au Venezuela. Bref, l’année 2026 ne fait pas beau à voir, et comme si cela n’était pas assez, il a fallu que l’homme apporte, lui aussi, son grain de sel : le Moyen-Orient se retrouvant sens dessus dessous du fait de la volonté d’un Président qui, voulant s’ériger en maître absolu de l’univers, a décidé à attaquer un pays, sans se soucier des conséquences à venir, des crimes qui se perpètrent encore, non seulement à Ghaza, mais aussi en Cisjordanie, le Liban qui n’en finit pas d’être meurtri, la guerre entre la Russie et l’Ukraine qui dure depuis quatre ans sans une sortie de crise en vue, les départs de feu, le plus souvent de mains criminelles, les épidémies qui reviennent, etc.

Au lieu que l’homme se consacre à panser les plaies de sa planète et s’ingénier à la rendre un peu plus vivable, non seulement pour lui mais aussi pour les générations futures, il s’acharne, au contraire, à la saccager davantage.

Posez votre question à la rédaction

Votre question…

Prénom ou pseudo *

Adresse e-mail * Votre e-mail ne sera pas publié.

Votre question * 0/1000

Envoyer Annuler

Voir sur le site source