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Analysant les facteurs influençant le marché : La banque suisse UBS relève les prévisions du prix du Brent

Par Samira Imadalou•5 min de lecture
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Analysant les facteurs influençant le marché : La banque suisse UBS relève les prévisions du prix du Brent
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UBS a relevé ses prévisions de prix du Brent à 95 dollars le baril d'ici fin 2026 et 85 dollars mi-2027, citant un marché tendu, des risques d'approvisionnement et une baisse des stocks tampons.

La banque identifie quatre facteurs clés : la chute des stocks et exportations mondiales, la reprise de la demande, la hausse des importations chinoises à 9 millions de barils/jour en août 2026, et les risques géopolitiques au Moyen-Orient.

L'analyste Giovanni Staunovo signale un sous-approvisionnement avec 150 millions de barils en moins en transit maritime, des exportations en baisse depuis plusieurs régions, et une vulnérabilité persistante au détroit d'Ormuz malgré une reprise partielle des flux du Golfe.

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L’Union de banques suisses (UBS), la plus grande banque de Suisse et le premier gestionnaire de fortunes au monde, anticipe un cours du Brent à 95 dollars le baril d’ici la fin de l’année, contre 85 dollars précédemment, et à 85 dollars d’ici mi-2027.

En effet, dans une note adressée à ses clients, UBS a relevé ses prévisions de prix du pétrole pour les trois prochains trimestres, citant un marché de plus en plus tendu, des risques persistants pesant sur les flux d’approvisionnement et une réduction des stocks tampons.
La banque a également relevé sa prévision pour mars 2027 la portant à 90 dollars le baril, contre 80 dollars auparavant, alors que celle de septembre 2027 reste inchangée à 80 dollars. UBS continue par ailleurs de tabler sur une décote de 4 dollars pour le West Texas Intermediate par rapport au Brent.

Globalement, la banque suisse a identifié dans sa dernière analyse quatre facteurs influençant les prévisions des prix du pétrole. Elle cite la baisse des stocks mondiaux de pétrole et des exportations, le redressement de la demande et la hausse des importations chinoises de pétrole brut.

Ces dernières ont atteint près de 9 millions de barils par jour en août 2026, après avoir touché un plancher de 7,15 millions de barils par jour en juin 2026, restant toutefois inférieures aux 12,6 millions de barils par jour enregistrés en février 2026. La banque d’investissement suisse prévoit que cette reprise se poursuivra, et les prix du pétrole brut de Shanghai se négocient actuellement au-dessus du prix du Brent, ce qui pourrait indiquer une augmentation des importations de pétrole dans les prochains jours.

Giovanni Staunovo, analyste chez UBS, estime à ce sujet que les données sur les stocks continuent de signaler un marché en situation de sous-approvisionnement. Il rappelle que les stocks de pétrole en transit maritime ont chuté de 150 millions de barils au cours des deux derniers mois. Et d’expliquer cette situation par une baisse des exportations mondiales de brut en août depuis le Moyen-Orient, ainsi que depuis la Russie, le Mexique, la mer du Nord et le Brésil. Ces exportations ont chuté de manière significative par rapport à juillet.

Le rapport indique que les récentes attaques visant des installations énergétiques en Arabie Saoudite, ou les menaces proférées par des responsables iraniens, reflètent le risque persistant de hausse des prix du pétrole à l’heure actuelle.

Un point que Giovanni Staunovo a évoqué estimant que les frappes contre des installations énergétiques saoudiennes et les menaces de responsables iraniens comme des signes que les risques restent orientés à la hausse. «A court terme, nous estimons que les risques pesant sur les prix demeurent orientés à la hausse», a-t-il écrit. Et d’ajouter : «Nous maintenons donc une perspective modérément constructive sur le pétrole brut.»

L’analyste ne manquera pas aussi d’avertir que l’incertitude reste élevée compte tenu du conflit au Moyen-Orient et du rythme de reprise de la production et de la demande dans le Golfe. Et ce, même si les flux pétroliers en provenance de cette région se sont améliorés ces dernières semaines, grâce à l’augmentation des expéditions de pétrole brut en provenance de la région du Golfe. Faudrait-il noter dans ce sillage que les expéditions totales, y compris les volumes transportés via des pipelines secondaires, se sont élevées à 11,7 millions de barils par jour en août 2026, contre des exportations de pétrole moyennes de 19 millions de barils par jour en janvier et février 2026, selon l’agence Attaqa.

Cependant, les volumes d’expédition restent nettement inférieurs aux niveaux de janvier et février 2026, alors que les attaques contre les navires essayant de traverser le détroit d’Ormuz par le passage sud, malgré l’escorte militaire américaine, rendent ces flux vulnérables à de nouvelles perturbations. Samira Imadalou

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