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Après la rupture des relations diplomatiques, l’Algérie ferme son espace aérien aux avions émiratis

Par Amel Hamana•6 min de lecture
Brifa
Après la rupture des relations diplomatiques, l’Algérie ferme son espace aérien aux avions émiratis
Résumé IA

L'Algérie a fermé son espace aérien à tous les aéronefs immatriculés aux Émirats arabes unis, civils et militaires, à compter du vendredi 11 septembre 2026 à minuit, en représailles à la rupture des relations diplomatiques annoncée la veille.

Le ministère de la Défense nationale lie explicitement cette interdiction de survol à la décision diplomatique, tout en accordant une dérogation temporaire aux vols commerciaux émiratis vers l'aéroport Houari Boumediene d'Alger jusqu'à la fin de l'année 2026, date d'expiration de l'accord bilatéral de 2013.

L'ambassadeur émirati a reçu un délai de 48 heures pour quitter Alger, couronnant des mois de tensions durant lesquelles le président Tebboune a accusé Abou Dhabi d'ingérence et de campagnes de désinformation contre l'Algérie.

Alger avait déjà engagé en février 2026 la dénonciation de l'accord de services aériens, et la fermeture de l'espace aérien accélère un processus de rupture dont les répercussions économiques et logistiques sont surveillées dans la région.

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Le ciel algérien se referme sur les appareils émiratis. À compter de ce vendredi 11 septembre 2026 à minuit, tout aéronef immatriculé aux Émirats arabes unis est interdit de survoler le territoire national.

La mesure, annoncée jeudi par le ministère de la Défense nationale, découle directement de la décision d’Alger de couper ses liens diplomatiques avec Abou Dhabi.

L’espace aérien algérien interdit aux appareils émiratis civils et militaires

Le communiqué du MDN ne laisse place à aucune ambiguïté. L’interdiction vise l’ensemble des avions portant une immatriculation émiratie, sans distinction de nature. Les appareils civils comme les aéronefs militaires sont concernés, à l’aller comme au retour.

Autrement dit, aucun survol du territoire algérien ne sera toléré, quelle que soit la provenance ou la destination finale du vol. L’institution militaire justifie ce verrouillage par la décision prise la veille par la diplomatie algérienne. Les deux annonces sont explicitement liées dans le texte officiel.

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Pour rappel, Alger avait déjà employé ce levier avec Bamako, avant la réouverture de l’espace aérien au trafic malien en juillet dernier, sur fond de normalisation.

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Une dérogation encadrée pour les vols commerciaux vers Alger

Une brèche subsiste toutefois. Les vols civils commerciaux émiratis gardent le droit d’opérer, mais uniquement sur les liaisons reliant l’aéroport international Houari Boumediene. Cette tolérance couvre les rotations dans les deux sens, à destination comme au départ de la capitale.

La dérogation a néanmoins une date de péremption. Elle court jusqu’à la fin de l’année 2026, échéance qui coïncide avec l’expiration du contrat liant actuellement les deux parties. Passé ce délai, plus rien ne garantit le maintien de ces rotations aériennes.

Le démantèlement du cadre juridique était d’ailleurs déjà enclenché. Dès février 2026, Alger avait engagé les démarches pour dénoncer l’accord de services aériens signé avec Abou Dhabi en 2013. La fermeture de l’espace aérien ne fait qu’accélérer un processus amorcé plusieurs mois plus tôt.

Rupture diplomatique avec les Émirats : les étapes d’un divorce annoncé

Ce jeudi matin, le ministère des Affaires étrangères avait officialisé la fin des relations diplomatiques entre l’Algérie et les Émirats arabes unis. Le communiqué évoquait l’épuisement de toutes les options susceptibles de sauvegarder le lien bilatéral.

L’ambassadeur émirati a été convoqué au siège du MAE jeudi. Il y a été informé formellement de la décision. Un délai de 48 heures lui a été signifié pour s’y conformer, conformément aux usages en pareille circonstance.

l’Algérie évoque des comportements jugés provocateurs et hostiles. Les raisons profondes de cette rupture historique tiennent à une accumulation de griefs étalée sur plusieurs années.

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Des mois de tensions ont précédé la fermeture du ciel algérien

Le climat entre les deux capitales se dégradait depuis longtemps. Le président Abdelmadjid Tebboune avait, à plusieurs reprises, pointé publiquement l’attitude d’Abou Dhabi. Le chef de l’État reprochait aux Émirats une ingérence dans les affaires intérieures algériennes.

Cet été, l’hypothèse d’un divorce diplomatique circulait déjà. Une campagne de désinformation visant l’Algérie durant les incendies de forêt avait alimenté les spéculations en juillet. Les avertissements adressés à Abou Dhabi n’ont, semble-t-il, produit aucun effet.

Du côté émirati, le silence prévalait au moment où ces informations ont été diffusées. Aucune réaction officielle n’émanait du ministère des Affaires étrangères d’Abou Dhabi. Les chancelleries de la région observent désormais les répercussions économiques et logistiques d’une crise qui s’installe durablement.

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