Rupture des relations diplomatiques avec les émirats arabes unis : Une décision saluée par les partis politiques

L'Algérie a rompu ses relations diplomatiques avec les Émirats arabes unis, une décision saluée par l'ensemble de la classe politique, opposition et majorité confondues.
Tous les partis justifient cette rupture par la défense de la souveraineté nationale, de la sécurité et des intérêts supérieurs face aux actes hostiles émiratis.
Le Parti des travailleurs accuse notamment les Émirats de soutenir le terrorisme et d'inonder l'Algérie de drogue, voyant dans cette rupture une victoire pour Gaza et le Sahel.
Les formations politiques appellent à resserrer les rangs autour des institutions pour faire face aux pressions extérieures et préserver l'indépendance décisionnelle.
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La décision prise par l’Algérie de rompre ses relations diplomatiques avec les Emirats arabes unis a suscité une large adhésion au sein de la classe politique algérienne. Que ce soit de l’opposition ou des formations au pouvoir, les partis politiques ont tous salué une décision jugée ferme, souveraine et conforme aux intérêts supérieurs du pays.
Ainsi, pour Youcef Aouchiche, premier secrétaire national du Front des forces socialiste, cette rupture des relations diplomatiques avec les Emirats est une décision «souveraine juste, dictée par les actes hostiles dont ils se sont rendus coupables et imposée par les exigences de la fermeté diplomatique», a-t-il déclaré. Selon lui, cette mesure doit s’inscrire «dans le cadre d’une politique étrangère résolue et équilibrée, fondée sur la préservation de notre souveraineté nationale, la sauvegarde de notre sécurité nationale et la défense des intérêts supérieurs de l’Etat-nation, conformément aux règles et aux principes qui régissent les relations internationales».
Le parti Tajamou Amel El Djazaïr a considéré que la démarche algérienne «est en faveur de la préservation de la souveraineté nationale et de l’indépendance de notre décision politique», et d’ajouter que les Emirats «se sont impliqués dans des complots aux conséquences imprévisibles contre la souveraineté et la sécurité nationale de l’Algérie, cette décision ayant été prise après l’épuisement des différentes voies visant à leur donner une chance de corriger leurs erreurs et de revenir sur celles-ci».
Dans un communiqué rendu public, le Mouvement El Bina a exprimé son soutien à toutes les «décisions souveraines liées à la préservation des intérêts vitaux de la nation algérienne, particulièrement celles ayant trait aux questions de défense, de sécurité et de politique étrangère». La réaction du Parti des travailleurs ne s’est pas fait attendre. Lors d’une conférence animée hier, Louisa Hanoun, secrétaire générale du parti, a déclaré que «la décision de rompre les relations avec l’entité émiratie est justifiée, car ce pays a soutenu le terrorisme et s’est efforcé d’inonder notre pays de drogue». Elle a estimé que cette rupture est une «victoire pour Ghaza et la cause palestinienne, les pays du Sahel…».
Lignes rouges
La position du Rassemblement national démocratique (RND) n’est pas différente. Le parti a fait part, dans son communiqué, de «son soutien total à la décision de l’Etat algérien de rompre les relations avec les Emirats arabes unis, après avoir épuisé toutes les voies permettant de préserver les relations bilatérales face à la multiplication par la partie émiratie de ses agissements provocateurs et hostiles, en dépit des nombreuses mises en garde adressées par l’Algérie, qui a fait montre d’une grande retenue et d’un sens élevé des responsabilités». Le RND considère ainsi que «la souveraineté de l’Algérie, la dignité de l’Etat et les intérêts supérieurs du pays sont des lignes rouges sur lesquelles on ne badine pas». De même, le Parti de la liberté et de la justice a exprimé son «soutien total à la décision de l’Algérie de rompre ses relations diplomatiques avec les Emirats arabes unis», qualifiant cette décision «de mesure souveraine et décisive imposée par la nécessité de protéger la sécurité nationale algérienne et de préserver la décision nationale face à ce que le comportement émirati constitue désormais une source de préoccupations et une menace croissante pour la stabilité de l’Algérie et ses intérêts suprêmes».
Le Parti El Karama estime, pour sa part, que l’Algérie «n’est pas un Etat que l’on peut provoquer, menacer ou dont les intérêts peuvent être bafoués sans riposte». Comme le RND, le Parti El Karama considère que «la souveraineté est une ligne rouge, que la sécurité nationale n’est pas négociable et que la décision nationale indépendante n’accepte ni tutelle, ni ingérence, ni chantage».
Front intérieur
De son côté, l’Alliance nationale républicaine s’est félicitée de cette décision souveraine, affirmant «son plein soutien à la position de l’Etat algérien et aux décisions qu’il prend pour défendre ses intérêts nationaux suprêmes et protéger sa souveraineté et sa dignité».
Pour le Front de la bonne gouvernance, la souveraineté de l’Etat algérien et l’indépendance de sa décision nationale sont considérées comme des «constantes inébranlables».
Le parti a apporté son appui aux «décisions souveraines de l’Etat, partant de sa responsabilité constitutionnelle dans la préservation de la sécurité nationale, la préservation de la souveraineté et de l’indépendance ainsi que la défense des intérêts suprêmes de l’Algérie».Le Front El Moustakbal a également exprimé son soutien à la décision qu’il considère comme issue d’une vision «responsable et d’une évaluation précise des impératifs de sécurité et de stabilité, loin des calculs conjoncturels ou des réactions passagères».
Le parti a réaffirmé «sa confiance dans les institutions de l’Etat et dans leur capacité à gérer les différents dossiers de manière à préserver la stature, la souveraineté et l’indépendance décisionnelle de l’Algérie».
Le Front El Moustakbal a, par ailleurs, appelé à «conforter le front intérieur, resserrer les rangs et faire bloc autour des institutions de la République pour renforcer la capacité de l’Algérie à faire face aux différentes pressions et à préserver ses intérêts stratégiques».
Enfin, le parti du Front de libération nationale a fait part de son soutien total à la décision «souveraine et ferme prise par le gouvernement algérien de rompre les relations diplomatiques avec les Emirats arabes unis». Le parti juge que cette mesure est «dictée par la nécessité de préserver les intérêts supérieurs du pays et intervient en réaction naturelle face à la persistance de comportements et d’agissements provocateurs et hostiles injustifiés visant à porter atteinte à l’intégrité de notre territoire national».
Omar Arbane
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