Les palmes dorées de tout l’honneur national
Un enfant nommé Ayoub est mort après être tombé dans un puits, les pompiers n'ayant pu le sauver malgré le maximum de moyens déployés.
L'article appelle à renforcer les capacités logistiques des pompiers face aux incendies et accidents, en les dotant de technologies robotiques de pointe et de formations spécialisées de haut niveau.
Il plaide aussi pour une prévention citoyenne accrue, rappelant que l'insouciance se paye au prix de la vie, et que ces secouristes méritent les palmes dorées de l'honneur national.
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Le Quotidien d'Oran
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Elle était certainement escortée par une escouade d’anges et par toutes les litanies, les invocations et les pieux vœux de milliers de personnes. Son corps, frêle et chétif était incapable de supporter le fardeau de terre, les ténèbres et la lente suffocation. A son âge, il ne devrait pas se trouver dans une fosse tubulaire, si ce n’était la bêtise incongrue d’un puisatier décérébré.
Le fait est fait. Ayoub ne reviendra jamais. Il laisse cependant un taciturne et poignant testament. Que ces puits de malheur, ces marres, ces crevasses, ces barrages ne soient plus des gouffres à avaler l’innocence. Que la sécurité citoyenne soit une règle pédagogique et parentale à enseigner, à assurer et garantir. La prévention est gratuite, l’insouciance se paye au prix de la vie.
Les pompiers n’ont pu, hélas, le sauver. Le maximum a été déployé. Le temps était le pire ennemi, conjugué aux moyens classiques. Il leur aurait été d’une immense gratitude.
Cette institution et ses hommes, outre le sublime hommage à leur rendre, méritent un sérieux regard. Le renforcement de leurs capacités logistiques pour lutter contre les incendies dévastateurs, les brasiers hostiles, l’ineptie et la folie des chauffards.
Face aux défis climatiques majeurs et aux caprices d’une nature indomptable ; il est primordial de les doter d’une technologie robotique de pointe, de ces moyens mis efficacement en œuvre ailleurs et corroborer leur expérience par des formations spécialisées de haut niveau.
Si Ayoub était toutefois sauvé, il ne le serait pas à la faveur de leurs moyens, mais grâce à leur abnégation, leur cœur pas plus. On les a vus suer, user de tout ce qu’ils possèdent comme outils et surtout de cran et d’opiniâtreté. C’était pour eux une affaire de nif, de salut national et non pas une simple tâche d’un métier ordinaire.
Ces gens-là méritent, à l’instar des corps de souveraineté, les palmes dorées de tout l’honneur national. La reconnaissance du peuple et de la république.