La décision algérienne largement relayée par les médias internationaux

La rupture des relations diplomatiques entre l'Algérie et les Émirats arabes unis, annoncée le 10 septembre, a été largement relayée par les grandes agences de presse et médias internationaux.
AP, Reuters et AFP ont rapporté les actes «provocateurs et hostiles» imputés aux Émirats, ainsi que la convocation de l'ambassadeur et la fermeture de l'espace aérien algérien.
L'agence russe Tass a précisé que cette fermeture concernait tous les aéronefs civils et militaires émiratis, tandis que l'Anadolu turc a noté le maintien des vols commerciaux jusqu'à fin 2026.
El País, CNN Arabic et Al Jazeera ont également couvert la décision, reprenant les arguments du ministère algérien des Affaires étrangères sur l'épuisement des options diplomatiques.
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La décision historique prise par l’Algérie de rompre ses relations diplomatiques avec les Emirats arabes unis a rapidement capté l’attention des médias internationaux qui ont largement suivi et relayé l’information. Le communiqué du ministère des Affaires étrangère et de la Communauté nationale à l’étranger a fait le tour des grandes agences de presse et des médias.
A titre d’exemple, l’agence Associated Press (AP) a mis en lumière et rapporté des actes «provocateurs et hostiles» et un «comportement regrettable et injustifiable». Le même média a mentionné que l’Algérie avait clairement indiqué avoir épuisé toutes les options possibles pour tenter de préserver les relations bilatérales. L’agence Reuters a également couvert l’événement, évoquant les agissements qualifiés par l’Algérie de «provocateurs ou hostiles».
Reuters a, en outre, rapporté la déclaration du ministère des Affaires étrangères dans laquelle il a été souligné que toutes les voies permettant de préserver les relations bilatérales avaient été épuisées. L’agence a également indiqué que l’ambassadeur des Emirats arabes unis avait été convoqué et informé de la nécessité de se conformer à cette décision dans un délai de 48 heures. L’Agence France-Presse (AFP) a, quant à elle, titrait sa dépêche du 10 septembre par : «Alger rompt ses relations diplomatiques avec les Emirats et va leur fermer son espace aérien».
L’AFP a repris les déclarations du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, dans lesquelles il a pointé du doigt les Emirats qui mènent «une action déstabilisatrice dans plusieurs pays de la région, citant notamment le Mali, la Libye et le Soudan». Le même média a également rapporté l’analyse de Geoff Porter, fondateur de North Africa Risk Consulting, selon laquelle «l’Algérie s’efforce de préserver un semblant de stabilité au Sahel et au Sahara, et les Emirats arabes unis œuvraient directement contre cet objectif».
L’agence de presse russe Tass est revenue sur la décision ferme de l’Algérie de fermer son espace aérien «à tous les aéronefs civils et militaires immatriculés aux Emirats arabes unis, tant à l’arrivée qu’au départ, à compter de minuit heure locale».
De manière similaire, l’agence turque Anadolu a fait savoir que la décision de l’Algérie de rompre ses relations avec les Emirats est survenue après l’épuisement de toutes les options pour maintenir des relations bilatérales. Et de poursuivre que «les vols commerciaux civils émiratis en provenance ou à destination de l’aéroport international Houari-Boumediène d’Alger seront maintenus jusqu’à la fin de l’année 2026, date de fin du contrat». L’agence de presse officielle chinoise Xinhua, a, quant à elle, repris le communiqué du ministère algérien des Affaires étrangères annonçant la décision historique de rupture des relations diplomatiques avec les Emirats.
La presse internationale en parle
En plus des grandes agences de presse, de nombreuses chaînes de télévision et sites d’information à travers le monde ont également diffusé et traité l’information.
La couverture médiatique internationale s’est particulièrement appuyée sur les arguments avancés par la diplomatie algérienne pour justifier sa décision, ainsi qu’à la succession d’événements et d’avertissements qui l’avaient précédée. Le quotidien espagnol El País a mentionné que les autorités algériennes avaient fait état d’une multiplication des actes «provocateurs et hostiles». Le journal a souligné que l’Algérie avait adressé plusieurs avertissements aux Emirats. De son côté, CNN Arabic a accordé une place importante aux précisions et arguments avancés par l’Algérie.
La chaîne a notamment relayé les affirmations du ministère des Affaires étrangères selon lesquelles l’Algérie avait fait preuve «d’une grande retenue» et d’«un sens élevé des responsabilités» face à une multiplication des agissements provocateurs et hostiles. Et d’ajouter que «l’Algérie avait déployé des efforts pour aviser la partie émiratie et la mettre en garde contre les conséquences avant de prendre la décision de rompre les relations».
La chaîne Al Jazeera a, quant à elle, souligné que la décision algérienne intervenait après des avertissements répétés adressés à la partie émiratie. Reprenant le communiqué du ministère des Affaires étrangères, la chaîne a précisé que l’Algérie «considérait que la poursuite des agissements (des Emiratis, ndlr) a malheureusement atteint les limites de ce qui est admissible ou tolérable dans le cadre des relations entre deux Etats souverains».
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