Société

Un réseau de trafic d’or dirigé par un Syrien démantelé à Alger

Par Amine Ait•5 min de lecture
Brifa
Un réseau de trafic d’or dirigé par un Syrien démantelé à Alger
Résumé IA

Un réseau de trafic d'or dirigé par un ressortissant syrien a été démantelé à Alger, aboutissant à la condamnation de trois membres par le tribunal de Cheraga.

Le Syrien et son acolyte algérien ont écopé de 18 mois de prison et 100 000 dinars d'amende, tandis qu'un troisième fugitif a été condamné à 5 ans et 500 000 dinars avec mandat d'arrêt.

Les charges retenues incluent le blanchiment d'argent, la fraude fiscale et la contrebande, l'enquête ayant permis la saisie de 5,4 kilos d'or provenant notamment de Turquie et des Émirats.

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Un réseau de trafic d’or a été démantelé par les services de sécurité dans la wilaya d’Alger. Trois membres, dont l’un qui demeure en fuite, ont été condamnés à la prison par le tribunal de Cheraga.

À la tête de ce réseau, il y a un ressortissant syrien. Il a été condamné à 18 mois de prison, dont six femmes, ainsi qu’à 100.000 dinars d’amende. Son acolyte, un Algérien, a été condamné lui aussi à la même peine.

Un troisième mis en cause, qui est en état de fuite, a été condamné quant à lui à 5 ans de prison et 500.000 dinars d’amende avec mandat d’arrêt. Trois sociétés spécialisées dans la transformation et la fabrication de l’or ont été également condamnées dans le cadre de ce dossier à une amende de 20 millions de dinars algériens.

Les charges concernent le blanchiment d’argent, infraction à la réglementation relative au change et au mouvement des capitaux de et vers l’étranger, mais aussi la fraude fiscale et la contrebande.

Dix personnes mises en cause et 3 condamnations  

Dix personnes étaient poursuivies dans le cadre de cette affaire. L’enquête a dévoilé qu’elles fabriquaient ou transformaient de l’or en violation de la réglementation en vigueur. Bien que les sociétés et les ateliers soient bien enregistrés, les opérations et les transactions étaient peu ou pas déclarées, rapporte Ennahar.

Les membres de ce réseau n’enregistraient pas leurs transactions commerciales sur le carnet de police et ne déclaraient pas leur chiffre d’affaires aux impôts, précise la même source, dévoilant que le réseau disposait de trois ateliers de transformation d’or et de métaux précieux à Draria, El Achour et Baba Hassen.

L’enquête, qui a désigné le ressortissant syrien comme étant à la tête de ce réseau, a aussi permis de procéder à la saisie de plusieurs quantités d’or (notamment 5,4 kilos de provenance inconnue) ainsi que divers montants en devises et en monnaie nationale, sans compter divers matériels informatiques et plusieurs factures.

Le mis en cause principal a assuré n’être qu’un simple employé, niant toute implication dans une activité de blanchiment d’argent ou de trafic d’or. Les témoignages des autres employés affirment cependant le contraire en attestant qu’il s’agissait du gérant d’au moins l’une des trois entreprises mises en cause.

Des livraisons d’or de Turquie et des Émirats

L’acolyte du principal accusé a expliqué quant à lui qu’il avait seulement fait un service au ressortissant syrien en entrant en partenariat avec lui selon la règle 49/51 relative à l’investissement étranger en Algérie, afin de lui éviter de perdre son entreprise vu qu’il était de nationalité étrangère.

Un autre mis en cause a été pris la main dans le sac dans l’un des ateliers, en train de livrer 25 grammes d’or sans facture ni cachet.

Il est aussi accusé d’avoir illégalement introduit en Algérie des bijoux achetés en Turquie et aux Émirats arabes unis. Il explique qu’il ne faisait qu’acheter les modèles tandis que des sociétés étrangères se chargeaient de faire entrer la marchandise en Algérie, sans qu’il ne sache comment ces entreprises procédaient.

Il est à noter que le procureur avait requis 10 ans de prison ferme à l’encontre du mis en cause fugitif, 7 ans de prison ferme contre le Syrien et son acolyte algérien ainsi que des peines allant de 3 à 4 ans contre le reste des mis en cause.

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