Alger -Abou Dhabi : Les coulisses d’une rupture diplomatique inévitable

L'Algérie a rompu ses relations diplomatiques avec les Émirats arabes unis le 10 septembre 2026, après avoir épuisé toutes les voies pour préserver le lien bilatéral.
Les tensions remontent à 2019, quand Abou Dhabi a soutenu un candidat présidentiel pour placer l'Algérie sous son influence, après que Tebboune eut refusé un projet immobilier suspect de blanchiment de 5 milliards de dollars.
L'hostilité émiratie s'est poursuivie par des ingérences dans la présidentielle de 2024, des réunions secrètes à Paris pour bloquer la réélection de Tebboune, et le veto orchestré contre l'adhésion algérienne aux BRICS.
Abou Dhabi déstabilise aussi le voisinage algérien : soutien à Haftar en Libye, pressions sur la Tunisie, alliance militaro-sioniste avec le Maroc incluant le transfert de Mirage 2000-9 et le financement de campagnes de désinformation au Sahel.
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Il aura fallu des années de tensions, d’avertissements et de signaux diplomatiques avant que l’Algérie ne se résolve à franchir le pas. Le 10 septembre 2026, Alger a annoncé la rupture de ses relations diplomatiques avec Abou Dhabi, après avoir constaté que toutes les voies permettant de préserver les relations bilatérales avaient été épuisées.
Selon des sources proches du dossier, le contentieux ne date pas d’hier. Dès la présidentielle de 2019, les Emirats arabes unis avaient apporté leur soutien à un candidat dont l’élection aurait ouvert la voie à une mise sous influence de l’Algérie, visant à la transformer en un relais des intérêts émiratis.
Les mêmes sources ajoutent que ces tensions trouvent leur origine dans un dossier plus ancien, confirmé par des cadres et d’ex-responsables du ministère de l’Habitat. A l’époque où il dirigeait ce secteur, Abdelmadjid Tebboune avait catégoriquement refusé de signer le permis de construire du projet fantôme Dounia Parc, malgré d’intenses pressions et des tentatives de corruption. Ce projet s’apparentait en réalité à une vaste opération spéculative : il prévoyait un investissement initial de 500 millions d’euros pour un projet jugé fictif, mais qui devait surtout permettre, à terme, de transférer et de rapatrier illégalement près de 5 milliards de dollars.
La rupture des relations diplomatiques entre l’Algérie et les Emirats arabes unis n’est ni un accès de colère ni une décision improvisée. Elle constitue l’aboutissement d’un long processus au cours duquel Abou Dhabi a progressivement transformé son influence financière en instrument d’ingérence et d’hostilité, multipliant les manœuvres, les alliances de circonstance ainsi que les foyers de tension autour de l’Algérie.
Pour Abou Dhabi, l’accession de Abdelmadjid Tebboune à la présidence de la République en 2019 a constitué un véritable cauchemar au-delà d’un revers géopolitique, après que le pouvoir émirati a vainement tenté, via ses relais locaux, d’infléchir le cours du scrutin. Et le choix souverain des Algériens en faveur de Abdelmadjid Tebboune n’a visiblement pas été accepté par Abou Dhabi.
Après l’élection présidentielle, les réseaux liés à cet Etat ont d’ailleurs poursuivi leurs opérations de déstabilisation, multipliant les relais politiques, médiatiques et financiers pour tenter de discréditer le nouveau locataire du Palais d’El Mouradia. L’élection présidentielle de 2024 a constitué un nouvel épisode de cette hostilité systémique. Les Emirats arabes unis espéraient réussir là où ils avaient échoué en 2019, à savoir favoriser l’élection de n’importe quel candidat, pourvu qu’il fasse barrage à Abdelmadjid Tebboune. Selon des sources introduites au cœur de cette campagne de déstabilisation, des fonds massifs et d’importants moyens humains ont été injectés par les services émiratis, allant jusqu’à corrompre d’anciens hauts cadres à la retraite.
Deux réunions stratégiques ont été ainsi organisées à Paris sous l’égide des services secrets émiratis et signalées aux autorités et qui visaient, selon nos sources, à sceller un plan pour empêcher la réélection du Président sortant. Ces rendez-vous ont réuni cinq acteurs clés : le candidat choisi par ces réseaux d’influence, un ressortissant algérien inféodé à la DGSI française, un officiel émirati, ainsi qu’un affairiste recherché par la justice, se revendiquant frauduleusement comme opposant politique.
Ces manœuvres de subversion ont tenté de polluer jusqu’au fonctionnement de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE). Les délais inhabituels et les intenses délibérations précédant l’annonce d’un bilan très succinct des résultats s’expliquent, selon les mêmes sources, par la résistance interne d’un membre de l’ANIE, écarté par la suite pour s’être fermement opposé à ces ingérences. Parallèlement, l’ambassade émiratie à Alger, alors dirigée par un profil s’apparentant davantage à un agent de subversion qu’à un diplomate chevronné, s’est livrée à une intense campagne de désinformation, colportant activement auprès de ses interlocuteurs la thèse d’un «pouvoir profondément divisé» et d’un «Président isolé».
La manœuvre émiratie pour bloquer l’adhésion de l’Algérie aux BRICS
Selon plusieurs sources, l’hostilité émiratie ne s’est pas limitée à l’ingérence dans les affaires internes. Ainsi, la non-adhésion de l’Algérie aux BRICS a été orchestrée par les Emirats arabes unis, avec la complicité de premier plan d’un pays européen. Par la suite, Abou Dhabi a parrainé la candidature du Maroc, pourtant jugé éloigné des critères d’adhésion au bloc économique. Le président émirati, Mohammed ben Zayed, a personnellement pris l’initiative de rencontrer le Premier ministre indien afin de le convaincre d’opposer un veto ferme à l’intégration de l’Algérie, favorisant ainsi les intérêts d’un Maroc pourtant en proie à de lourdes difficultés économiques.
L’instabilité du voisinage, l’autre recette pour parasiter l’Algérie
N’ayant pas réussi à ébranler l’Algérie de l’intérieur, les Emirats arabes unis redoublent d’efforts pour déstabiliser durablement son environnement régional. En coordination avec leurs alliés, ils déploient des moyens considérables pour transformer la périphérie algérienne en une zone d’instabilité permanente en menant des opérations subversives aux frontières du pays : financements massifs, livraisons d’armements, recours à des réseaux de mercenaires et activation de relais numériques de désinformation.
A l’est, et plus précisément en Libye, le soutien financier et militaire apporté par les Emirats au camp du maréchal Khalifa Haftar a contribué à approfondir la fracture entre l’Est et l’Ouest libyens alors qu’Alger demeure attachée à l’unité, à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de la Libye.
La Tunisie constitue un autre front de cette politique «d’influence». Les pressions exercées sur Tunis pour normaliser avec l’entité sioniste, notamment autour de son accès aux institutions financières internationales, s’inscrivent dans une stratégie visant à provoquer une crise économique et sociale susceptible de fragiliser le Président. Abou Dhabi, en désaccord profond avec les choix stratégiques du président Kaïs Saïed, a mené des campagnes où convergent également ses intérêts avec ceux de la France et de l’entité sioniste, en finançant et en organisant l’opposition en France.
A l’ouest, le Maroc est devenu un autre relais de cette stratégie. Le rapprochement entre Rabat, Abou Dhabi et Tel-Aviv a profondément mis sous tension les équilibres régionaux désormais menacés par des manœuvres de déstabilisation permanente, où se mêlent mouvement terroriste et subversion.
Ce qui est plus préoccupant encore, selon les mêmes sources, est qu’Abou Dhabi est en charge d’acheminer, par une compagnie aérienne émiratie, des experts militaires israéliens pour participer à l’installation d’infrastructures militaires sionistes à proximité de la frontière algérienne. Le transfert de 30 avions de combat Mirage 2000-9 émiratis au Maroc vient compléter cette évolution et illustre la profondeur croissante de la coopération militaire entre Abou Dhabi et Rabat.
Dans ce contexte, le Maroc a bénéficié de moyens financiers considérables de la part des Emirats arabes unis pour alimenter des campagnes de désinformation dirigées contre l’Algérie, visant spécifiquement à détériorer ses relations avec les pays du Sahel. Une très grosse enveloppe de millions d’euros a ainsi été mobilisée par Abou Dhabi pour orchestrer des opérations médiatiques subversives, instaurer un climat de suspicion généralisée autour d’Alger et tenter de l’isoler de son environnement sahélien.
Au-delà de cette guerre informationnelle, l’effort émirati s’est massivement déplacé sur le terrain militaire. Le voisin marocain a profité de livraisons massives d’armements français, illustrées par l’acheminement de 40 avions chargés d’équipements militaires, de technologies destinées au montage de drones, ainsi que du recrutement de mercenaires. Ces manœuvres hostiles ont été conçues pour provoquer un conflit fratricide entre le Maroc et l’Algérie. Une stratégie d’autant plus affirmée que le pouvoir émirati affiche ouvertement son parti pris, n’hésitant pas à déclarer qu’en cas de déclenchement d’un conflit, il s’alignerait inconditionnellement derrière Rabat.
Géopolitique des rançons ou comment les Émirats financent le terrorisme au Sahel
Depuis plusieurs années, Abou Dhabi déploie une présence croissante au Sahel, une région qui constitue la profondeur stratégique de l’Algérie. C’est du moins ce que nous confirment nos sources, qui précisent que cette influence se traduit notamment par le soutien logistique et financier apporté à des groupes terroristes activant dans les zones frontalières de l’Algérie. La question controversée des rançons versées pour la libération d’otages occidentaux vient assombrir ce tableau.
Des sommes colossales ont ainsi été mobilisées par les Emirats arabes unis : 20 millions d’euros pour deux otages suisse et autrichien, 10 millions pour un ressortissant américain et jusqu’à 50 millions pour un otage émirati. En injectant de tels capitaux directement dans les caisses d’organisations criminelles, Abou Dhabi viole ouvertement le droit international et s’affirme en réalité comme l’un de leurs principaux bailleurs de fonds et un acteur clé du recrutement de mercenaires dans la région.
Abou Dhabi au secours de Rabat pour parasiter la réalisation du Gazoduc Nigeria-Algérie
Le Gazoduc transsaharien (TSGP) Nigeria-Algérie fait face à d’importantes manœuvres géopolitiques. Selon des sources proches du dossier, les Emirats arabes unis déploient de grands efforts pour modifier l’itinéraire de ce projet, relancé en juin dernier à Adrar en présence des représentants algériens, nigérians et nigériens. L’objectif émirati est de faire dévier le tracé vers le Maroc pour l’intégrer au projet concurrent Gazoduc Afrique-Atlantique. Lancé en juillet dernier, ce tracé maroco-nigérian prévoit de traverser 14 pays, bien que de nombreux experts internationaux doutent fortement de sa viabilité.
A l’inverse, les spécialistes privilégient nettement le projet Nigeria-Algérie, jugé plus pragmatique puisqu’il ne traverse que deux pays. Sur le plan financier, le coût de réalisation du projet transsaharien est estimé entre 10 et 13 milliards de dollars, contre plus de 25 milliards de dollars pour son rival maroco-émirati.
Bien que les deux infrastructures affichent la même capacité de transport (30 milliards de mètres cubes par an), leur conception diffère radicalement. Le projet Nigeria-Algérie est pensé comme une ligne directe d’exportation massive, destinée à injecter l’essentiel de son gaz vers un marché européen en quête d’alternatives fiables.
En revanche, le tracé Nigeria-Maroc s’apparente à un gouffre financier et logistique : la traversée de 13 pays de transit expose le projet à des risques de sabotage accrus, sans compter la complexité diplomatique et juridique liée à la négociation des taxes de transit avec chaque Etat. Selon des sources proches du dossier, les Emirats arabes unis ont déjà mis 5 milliards de dollars sur la table pour influencer les parties prenantes et bloquer la réalisation du gazoduc algéro-nigérian, qui est pour eux et leurs alliés européens leur seul et unique véritable objectif.
Le Soudan, l’autre guerre entretenue par les émirats
Depuis le déclenchement de la guerre en 2023, les Emirats soutiennent les Forces de soutien rapide (FSR) de Mohamed Hamdan Dagalo, dit Hemedti, dans leur affrontement avec les forces du général Abdel Fattah Al Burhan. Ce qui est confirmé d’ailleurs par plusieurs sources. Derrière ce conflit se joue également une bataille pour le contrôle des richesses du Soudan, notamment de ses ressources aurifères.
Hemedti, ancien chef des Janjawid devenu l’un des hommes forts du pays, s’est ainsi transformé en un puissant chef de guerre. Son ascension et les atrocités commises par les FSR ont plongé le Soudan dans l’une des crises humanitaires les plus graves du continent africain. Selon de récentes enquêtes internationales, plusieurs centaines de mercenaires sud-américains, originaires principalement de Colombie, ont été recrutés par des entreprises de sécurité privées. Ces combattants ont transité par des installations militaires situées aux Emirats arabes unis pour y recevoir une formation avant d’être déployés au Soudan aux côtés des forces de Hemedti, ainsi qu’en Somalie.
Par ailleurs, de nombreuses organisations internationales alertent continuellement sur les massacres perpétrés au Darfour et dénoncent le rôle d’Abou Dhabi dans la prolongation du conflit. Selon des sources au fait du dossier, les Emirats arabes unis ont injecté des milliards de dollars pour financer et acheminer d’importantes quantités d’armements destinés aux FSR pour massacrer les populations soudanaises.
Somaliland : la main d’Abou Dhabi derrière la tentation séparatiste
L’influence grandissante d’Abou Dhabi au Somaliland s’inscrit au cœur d’une stratégie agressive visant à verrouiller le contrôle des voies maritimes de la mer Rouge et du golfe d’Aden. Si les Emirats arabes unis tentent de travestir leurs investissements massifs sous des dehors de coopération économique, leur politique étrangère ne fait qu’exacerber les rivalités régionales et souffler sur les braises du séparatisme dans la Corne de l’Afrique. En traitant directement avec Hargeisa sans l’aval du pouvoir fédéral somalien, Abou Dhabi viole délibérément la souveraineté territoriale de la Somalie et sabote les efforts de stabilisation menés par Mogadiscio.
A la lumière de ces manœuvres, on comprend enfin les dessous de la récente déclaration d’indépendance du Somaliland et sa reconnaissance officielle par Israël : la main des Emirats arabes unis n’est jamais loin de cette tentation séparatiste aux conséquences régionales incalculables. Agissant dans l’ombre comme le facilitateur en chef du rapprochement entre Hargeisa et Tel-Aviv, Abou Dhabi a directement pavé la voie à cette alliance hautement toxique.
Cet alignement d’intérêts s’étend également au parrainage émirati des ambitions de l’Ethiopie, poussée à s’octroyer un accès direct à la mer via le territoire du Somaliland.
Cette reconfiguration géopolitique, orchestrée au profit exclusif de l’entité sioniste, offre à cette dernière un ancrage stratégique inédit dans la région. Enfin, le contrôle de ces infrastructures portuaires et militaires par les Emirats leur sert de base logistique arrière indispensable pour armer et financer les Forces de soutien rapide du général Dagalo au Soudan, alimentant ainsi une crise humanitaire majeure.
Les prolongements européens de la guerre de l’ombre émiratie
En France, les Emirats arabes unis ont tissé des réseaux d’influence étroitement liés à une campagne de plus en plus agressive ciblant l’Algérie et sa communauté établie dans l’Hexagone. Déjà en 2017, l’affaire du financement du Front national avait mis en lumière ce rôle d’Abou Dhabi, lorsqu’un prêt de 8 millions d’euros ayant transité par les circuits émiratis avait permis de renflouer les caisses du parti de Marine Le Pen. Selon nos sources, cette opération politico-financière majeure a révélé l’existence de canaux financiers secrets capables de pénétrer durablement la scène politique française.
Aujourd’hui, cette stratégie d’influence se déploie, selon les mêmes sources, dans le débat médiatique, notamment à travers des études et des sondages controversés visant à souligner la prétendue nocivité de l’islam en France, en ciblant tout particulièrement la communauté algérienne. Les positions particulièrement fermes d’hommes politiques, comme Bruno Retailleau, à l’égard d’Alger s’inscrivent dans l’orbite de ces réseaux.
En finançant et en orientant ces enquêtes d’opinion sur les musulmans de France, Abou Dhabi cherche à façonner le débat public et à saturer l’espace médiatique de questions identitaires. L’objectif sous-jacent est d’alimenter les thèses de l’extrême droite afin de peser de manière décisive sur les dynamiques de l’élection présidentielle de 2027.
L’Espagne est également devenue le théâtre des manœuvres subversives d’Abou Dhabi. Des sources proches du dossier font ainsi part de l’agitation fébrile d’un homme d’affaires inféodé aux intérêts émiratis, en l’occurrence Bentaaloub Nassir. Ce dernier a été dépêché à Madrid afin d’exercer des pressions et de peser de tout son poids sur la procédure d’extradition vers l’Algérie d’un individu recherché par la justice algérienne.
Ce fugitif est poursuivi pour des faits criminels d’une exceptionnelle gravité, et les manœuvres émiraties visent directement à faire dérailler la coopération judiciaire internationale pour faire obstruction aux décisions des tribunaux algériens, tout en cherchant à affaiblir, au cœur même des capitales européennes, la capacité de l’Etat algérien à faire exécuter et respecter ses décisions de justice. Une manœuvre sournoise en terre ibérique est une preuve supplémentaire que Dubaï accueille toutes les personnes dangereuses recherchées par la justice algérienne. Ces dernières servent les desseins occultes des Emirats et de leurs proxys, ce qui s’inscrit dans une volonté délibérée de déstabiliser le pouvoir algérien.
Le MAK et Rachad, les nouveaux instruments du néo-impérialisme
Le Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK), classé comme organisation terroriste, s’est progressivement transformé en une véritable marionnette aux mains de lobbies et de puissances étrangères hostiles au pays. A court de légitimité populaire et de relais sur le terrain national, ce mouvement s’est inféodé à des agendas géopolitiques externes pour orchestrer des campagnes de subversion contre la souveraineté et l’unité de l’Algérie.
Cette dérive internationale a franchi un nouveau cap sous l’impulsion directe de son chef, Ferhat Mehenni. Selon nos sources, ce dernier a intensifié ses démarches diplomatiques à l’étranger, menant notamment des consultations confidentielles à New York avec trois hauts dirigeants émiratis. Ces contacts visaient à obtenir un appui politique international et à sécuriser de nouveaux canaux de financement.
Ce rapprochement avec Abou Dhabi s’articule de manière organique avec les alliances déjà solidement nouées par le MAK avec le Maroc et Israël. Ce triptyque hostile dessine un réseau d’influence dont l’unique objectif est de porter atteinte à l’intégrité territoriale algérienne. Pour y parvenir, nos sources sont catégoriques : des millions de dollars ont été mobilisés afin de saturer les réseaux sociaux et certains médias étrangers de campagnes de désinformation massives destinées à tenter de fragiliser le front intérieur.
En rupture totale avec les réalités du pays, le MAK revendique un concept séparatiste exclusif qui n’a pourtant jamais existé à travers l’histoire, confirmant ainsi qu’il agit en tant que pur instrument de guerre hybride.
C’est précisément sur ce terrain de la subversion que le MAK rejoint une autre entité criminelle : le mouvement terroriste Rachad, lui aussi activement financé par les Emirats arabes unis. Bien que d’horizons idéologiques apparemment opposés, le MAK et Rachad partagent une convergence opérationnelle absolue. Tous deux fonctionnent comme les leviers complémentaires d’une même stratégie visant à briser les fondements historiques et souverains de l’Algérie de Novembre 1954.
En alimentant les fractures intestines et en relayant les plans d’Abou Dhabi, ces deux mouvements cherchent à affaiblir l’Etat national pour faire céder Alger et placer le pays sous la coupe du nouvel impérialisme mondial.
L’illusion numérique face à l’histoire millénaire
Cette guerre hybride menée contre Alger culmine désormais dans l’espace virtuel, devenu le théâtre d’une guerre numérique à son summum. Une simple recherche sur la Toile concernant le gazoduc Nigeria-Algérie révèle de manière flagrante cette manipulation algorithmique : les premiers résultats sont systématiquement saturés pour imposer artificiellement le tracé concurrent marocain, illustrant une offensive coordonnée sur tous les fronts par les Emirats arabes unis.
Cette diplomatie du chéquier s’est progressivement muée en une diplomatie de l’ingérence, voire de la mort. Elle trahit les complexes structurels d’une fédération née tardivement en 1971, issue des anciens «Etats de la Trêve» sous protectorat britannique.
Pourtant, à ses débuts, l’Algérie avait généreusement soutenu cet émirat dans son développement économique balbutiant, envoyant ses premiers cadres de Sonatrach et d’Air Algérie pour y apporter leur expertise et bâtir ses infrastructures de base. Mais comme le rappelle si bien le dicton populaire : «Dès qu’un aveugle recouvre la vue, il se débarrasse de sa canne.»
N’ayant jamais connu les épreuves fondatrices d’une authentique libération nationale, Abou Dhabi ignore superbement les impératifs de la solidarité arabe face à la tragédie du peuple palestinien, préférant inféoder ses immenses richesses financières aux intérêts de ses maîtres occidentaux et sionistes. Le summum de l’ignominie réside aujourd’hui dans le fait que cet Etat factice nourrit l’ambition démesurée de déstabiliser non seulement un pays plusieurs fois millénaire comme l’Algérie, mais aussi le continent africain tout entier, pourtant reconnu pour être le berceau de l’humanité.
Poussant le cynisme à son paroxysme, cette stratégie n’hésite plus à exploiter le malheur et le deuil : les drames qui ont frappé l’Algérie, comme l’incident de l’orphelinat ou les incendies meurtriers qui ont ravagé l’est du pays, ont été odieusement instrumentalisés dans cette guerre de l’information pour transformer la douleur des familles en outils de propagande.
De la Libye au Soudan, du Sahel au Maghreb, de Paris à Madrid, la même mécanique émiratie se répète : financer, influencer, armer, diviser et, lorsque l’opération devient trop visible, tenter d’en effacer les traces derrière une armée de prétendus «influenceurs» et de relais numériques.
Mais à force de vouloir distribuer les rôles, fabriquer des crises et jouer les arbitres depuis leurs palais, les dirigeants émiratis subissent aujourd’hui le retour de flamme de leur propre politique.
Face à l’Algérie, cette stratégie vient de buter sur une limite infranchissable. L’Algérie n’est ni un Etat sous tutelle ni un espace politique offert aux puissances qui rêvent d’y installer leurs valets. Sa souveraineté, jalousement préservée, ne se négocie pas.
Le contraste est abyssal avec l’Algérie millénaire, berceau de dynasties illustres et de civilisations majeures qui ont personnellement façonné l’histoire de l’Afrique du Nord. L’Algérie a payé son indépendance au prix le plus fort, par le sacrifice héroïque de millions de ses enfants, gravant sa souveraineté dans le sang et la dignité.
Face à cette mémoire sacrée, les manœuvres d’un pays qui n’a connu la colonisation que dans les manuels scolaires et les fictions cinématographiques prennent tout leur sens. En cherchant à asphyxier Alger, cet Etat factice, qui soutient toutes les forces du mal qui ont déchiré le monde arabe, s’avilit au rôle de simple valet des néo-colons du XXIe siècle, voué à l’échec face à l’indestructible Algérie de Novembre 1954.
Par souci de préserver l’intégrité de nos informateurs, de nos services ainsi que les moyens actuellement déployés, nos sources ont choisi de ne pas divulguer les données les plus sensibles et dangereuses. Nabil H.
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