CR Belouizdad 1 – ES Sétif 0 : Bouzok offre le classique au Chabab… puis voit rouge

Le CR Belouizdad a remporté le classique face à l'ES Sétif (1-0) lors de la deuxième journée du championnat algérien 2026-2027, grâce à un penalty de Yousri Bouzok à la 81e minute.
Entré en jeu après la pause, Bouzok a transformé le penalty accordé après intervention de la VAR pour une main de Zerrouki dans le mur sur un coup franc.
Héros de la soirée, l'attaquant a toutefois été exclu dans les derniers instants après un second carton jaune pour contestation, ternissant une victoire longtemps indécise.
Publié par
El Watan
Publié le
Article Original
Contenu complet de la source
Le classique du football algérien entre le CR Belouizdad et l’ES Sétif, disputé dans l’antre olympique du 5-Juillet 1962 à Alger, au titre de la seconde journée du championnat 2026-2027 a finalement souri aux gars de Laâqiba.
Une courte, mais précieuse victoire (1-0), qui ne s’est dessinée qu’à dix minutes du coup de sifflet final, sur un penalty transformé par le nouvel attaquant belouizdadi Yousri Bouzok. Une victoire toutefois ternie dans les ultimes instants par l’expulsion du même Bouzok, averti avant de voir son carton passer au rouge dans une fin de match pour le moins regrettable. Pourtant, le Chabab avait affiché dès les premières minutes ses intentions. Dès le début, une offensive rondement menée par les locaux aboutissait au fond des filets d’Alexandre Oukidja. Mais la réalisation était immédiatement invalidée pour une position de hors-jeu évidente, signalée par l’assistant puis confirmée par la VAR.
Un avertissement sans frais pour les Sétifiens et surtout la preuve que Nabil Maâloul entendait prendre son adversaire à la gorge dès l’entame. Après avoir laissé passer l’orage, les protégés du technicien égyptien Hamada Sedki parvenaient progressivement à rééquilibrer les débats. L’ESS occupait rationnellement le terrain et s’appliquait à fermer les espaces.
Les Belouizdadis avaient certes davantage le ballon et tentaient de jouer dans les intervalles, mais se heurtaient à un bloc sétifien discipliné. La lenteur dans la circulation du ballon et dans les transitions offensives empêchait toutefois les locaux de concrétiser leur domination. De leur côté, les Sétifiens éprouvaient également des difficultés à construire leurs offensives.
A force de vouloir se débarrasser rapidement du ballon, ils donnaient parfois l’impression de subir plus qu’ils ne le souhaitaient. Même Abderrahmane Meziane, pourtant réputé pour son efficacité devant le but et son aptitude à convertir les situations les plus improbables, manquait à plusieurs reprises de réalisme. Son occasion de la 32e minute, notamment, faisait passer un sérieux frisson dans les tribunes belouizdadies. L’ESS, pour sa part, ne parvenait pas réellement à inquiéter l’arrière-garde du Chabab. Il fallait attendre la 44′ pour voir le capitaine sétifien Kamel Hamidi tenter sa chance de loin, sans parvenir à cadrer son tir. Les deux équipes regagnaient ainsi les vestiaires sur un score vierge. Après la pause-citron, Nabil Maâloul décidait de réagir. Les nombreux ratages de Meziane, déjà coupable de deux occasions manquées en première période, avaient fini par convaincre le technicien tunisien de procéder à son remplacement. Yousri Bouzok faisait alors son entrée. Un changement qui allait s’avérer décisif.
Car si l’animation offensive du Chabab demeurait relativement constante, il lui manquait toujours ce véritable finisseur capable de mettre un terme aux nombreuses offensives amorcées sur les côtés. Dans ce registre, Farid El Mellali, particulièrement en vue en ce début de saison, continuait de faire parler sa vitesse et sa capacité à provoquer. A la 69′, l’attaquant belouizdadi réalisait d’ailleurs un véritable numéro en solitaire, transperçant la défense sétifienne avant d’armer sa frappe. Le ballon venait percuter le poteau du but d’Oukidja avant de sortir. Une énorme occasion pour le CRB qui aurait pu changer le scénario de ce classique. La VAR allait ensuite jouer un rôle important dans le dénouement de la rencontre. Une première intervention avait lieu à la 53′, après une suspicion de main dans la surface sétifienne.
L’arbitre ne sanctionnait pas l’action, et la vérification vidéo venait conforter sa décision. La seconde intervention, à la 79’, allait en revanche être déterminante. Sur un coup franc direct accordé au CRB à proximité de la surface, le ballon frappait le coude de Zerrouki, placé dans le mur et dont le bras était décollé du corps. L’arbitre, qui n’avait pas vu l’action en direct, était invité à consulter les images. Après visionnage sur le moniteur installé au bord du terrain, il revenait sur sa décision initiale et désignait le point de penalty. A la 81’, Yousri Bouzok ne tremblait pas et transformait imparablement la sentence. Le Chabab prenait enfin l’avantage au terme d’une rencontre longtemps indécise. Dans la foulée, le staff technique sétifien jetait ses dernières forces dans la bataille avec l’incorporation de deux attaquants de métier (Benayad et Belkhir). L’ESS allait alors se procurer deux occasions franches, notamment sur des situations de face à face, sans parvenir à tromper la vigilance de la défense belouizdadie.
Le Chabab tenait son précieux succès. Mais la fête allait être quelque peu gâchée dans les dernières secondes. Après avoir reçu un avertissement pour contestation, Bouzok était finalement exclu dans des circonstances que les images devraient permettre d’éclaircir. Une fin regrettable pour le héros de la soirée, dont le comportement ternissait quelque peu une victoire jusque-là marquée par un excellent état d’esprit des deux équipes. Un comportement d’autant plus regrettable que, durant toute la confrontation, les joueurs des deux camps avaient fait preuve d’une attitude plus que correcte marquée par une sportivité exemplaire. Même après le penalty accordé au CRB à dix minutes de la fin, aucun joueur sétifien n’avait contesté la décision arbitrale.
Le Chabab empoche donc les trois points au terme d’un classique longtemps indécis, tandis que l’Entente, malgré une résistance solide, repart du 5-Juillet les mains vides. Une courte défaite certes, mais qui laisse entrevoir quelques motifs de satisfaction dans le contenu produit par les Sétifiens.
Salim Oussaci
Posez votre question à la rédaction
Votre question…
Prénom ou pseudo *
Adresse e-mail * Votre e-mail ne sera pas publié.
Votre question * 0/1000
Envoyer Annuler