Commentaire / FIFA-UEFA : La bataille fait rage

La bataille entre la FIFA et l'UEFA s'intensifie avant le congrès électif de 2027, Infantino comptant ses alliés tandis que Ceferin prépare une réunion stratégique à Berlin.
L'unité européenne se fissure, la proposition de boycott perd du soutien, la FAF algérienne dément tout appui à la destitution et l'idée d'un départ anticipé est abandonnée.
L'UEFA vise le Canadien Victor Montagliani comme successeur, mais ses origines européennes relancent le débat sur une réforme profonde de la gouvernance mondiale au-delà d'un simple remplacement.
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El Watan
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Les grandes manœuvres en prévision du congrès électif de la FIFA (18 mars 2027) ont commencé. Le président de la FIFA compte ses appuis sur la planète et l’UEFA une stratégie pour se débarrasser de lui.
Le premier prend des rendez-vous avec les Fédérations qui lui sont fidèles, l’UEFA affine sa stratégie pour le renverser. Les lignes sont en train de bouger de part et d’autre. Le match s’annonce indécis et la pêche aux voix ne s’annonce pas facile. Le président de l’UEFA, Aleksander Ceferin, farouche opposant à Guanni Infantino, a donné rendez-vous à ses partisans européens le 8 octobre prochain a Berlin pour leur soumettre la feuille de route pour écarter le chauve. Plus les jours passent et plus il mesure la difficulté de la tâche qui l’attend. Déloger Gianni Infantino de son fauteuil ne sera pas une partie de plaisir. Des résistances et réticences ont vu jour.
L’unanimité autour de la question sur la destitution d’Infantino après l’annonce, par ce dernier, de la vente de quelques segments de la Coupe du monde, annoncée par la FIFA, ne semble plus de mise. La proposition soumise par l’UEFA de boycotter toutes les compétitions de la FIFA a pris du plomb dans l’aile. Des Fédérations européennes ont remis en question cette proposition à la faveur de la Coupe du monde féminine qui se déroule en Pologne. Ce n’est pas tout. L’idée de destituer le président avant la fin de son mandat, janvier 2027, a été mise au placard. De nombreuses Fédérations semblent s’être désolidarisées avec la proposition de renverser l’actuel locataire de Zurich.
A titre d’exemple la Fédération algérienne de football (FAF) n’a pas caché son étonnement devant une information certifiant son appui à Infantino. Pour l’instant, le sujet n’est pas d’actualité selon une source proche de la FAF. Pendant que les Européens peaufinent leur stratégie, Gianni Infantino compte les voix qui lui sont encore fidèles. Le marché s’annonce difficile pour les deux camps. Les Européens à la recherche du profil idéal pour remplacer Gianni Infantino pensent l’avoir trouvé en la personne du Canadien Victor Montagliani, président de la Concacaf. L’identité du successeur de Gianni Infantino cristallise les débats dans les rangs de l’UEFA. Un président issu des rangs de l’UEFA serait un handicap. Les «pauvres», CAF, AFC, Concacaf, ne le digéreraient pas. Vicyor Montagliani est canadien… d’origine européenne. Donc, le débat dépasse le simple cadre d’un remplacement.
C’est peut-être le moment de remplacer l’ordre établi par les Européens depuis 1904. Il faudra revoir la gouvernance et ses règles. Cela passera, obligatoirement, par un changement radical et pas d’un toilettage comme se dessine le feuilleton en cours.
Par Yazid Ouahib
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