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La FIFA et un sport avec un esprit égaré

Par Abdou BENABBOU•2 min de lecture
Brifa
La FIFA et un sport avec un esprit égaré
Résumé IA

La crise actuelle à la FIFA révèle que le sport international n'est pas neutre mais profondément impliqué dans les jeux géopolitiques mondiaux.

Le président Gianni Infantino est critiqué pour avoir ouvert l'institution au commerce privé, provoquant une fronde menée par les fédérations européennes.

Des griefs tus viseraient sa proximité avec la Maison Blanche et l'attention accrue qu'il porte au continent africain.

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Le Quotidien d'Oran

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Ou alors lorsque étaient brandies les règles prétendues sacro-saintes de la démocratie et/ou des droits de l’homme basées sur l’esprit et la morale olympiques. Ainsi des Etats se voyaient refuser leur participation à des regroupements sportifs internationaux pour cause de non-respect à une éthique que l’on prétendait droite. Certains pays se voyaient interdire leur participation au nom de la philosophie olympique.

Cependant, les faits et les événements ont souvent contredit les tenants de cette philosophie et la crise naissante au sein de la Fédération internationale de football démontre que les compétitions sportives internationales sont aussi parties prenantes dans la politique.

Le remue-ménage actuel au sein de la FIFA, programmé ou initié par de nombreuses fédérations continentales n’a eu aucun mal à s’éloigner des manœuvres géopolitiques, en large floraison, dans l’actualité internationale du moment. Le président Gianni Infantino est dans le collimateur pour avoir décidé d’ouvrir les portes de l’institution au commerce privé et lui donner un nouveau profil marchand. Dans la fronde, la majorité des Européens sont en première ligne de front. Sans doute que l’un des griefs, encore tus pour le moment, serait la proximité du président de la FIFA avec le locataire de la Maison Blanche et l’attention visible qu’il accorde au continent africain.

Les faits, interprétatifs dans une conjoncture mondiale où toutes les manœuvres interpellent ne pouvaient garantir au sport sa neutralité et lui garder son esprit premier de concorde et de fraternité.

Ainsi, l’odeur de soufre qui se dégage de ce bras de fer s’étendant est difficile à extirper du manège géopolitique mondial renforçant l’arme particulière du sport international, hier encore discrète, au service des intérêts bien compris des continents divergents.

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