«Salam ! Salam !»
« Salam ! Salam ! » : le Coran décrit le Paradis comme un lieu où ne résonnent que ces mots de paix, sans futilité ni parole blessante.
Ce verset invite, par contraste, à mesurer le poids de nos propos quotidiens, capables de blesser ou d’apaiser, souvent dits pour combler un vide.
Le silence y devient alors synonyme d’harmonie, avec soi-même comme avec les autres, où chaque mot prononcé retrouverait sa juste mesure.
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Le Quotidien d'Oran
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Dans la sourate Al-Waqi‘a, il est dit des bienheureux : «Ils n’y entendront ni futilité ni parole répréhensible, mais seulement : «Paix ! Paix !» » (Salam ! Salam !)
Mais cette description ne concerne pas seulement le Paradis. Elle nous fait aussi penser, par contraste, à notre vie de tous les jours. Car nous le savons : il nous arrive de mal choisir nos mots, de trop parler, parfois sans nécessité.
Nos mots en disent souvent beaucoup sur nous. La colère et la peur peuvent s’y exprimer, tout comme la joie, l’espoir ou la bonté. Une simple phrase peut blesser ou réconforter, rapprocher ou éloigner. Et parfois, elle ne sert qu’à combler un vide.
C’est peut-être là que «Salam ! Salam ! » prend tout son sens. Ces mots annoncent un monde où les paroles vaines ou blessantes n’auraient plus leur place. Un monde où l’on parlerait moins, mais où chaque mot compterait.
Et si le Paradis, c’était d’abord cela : un endroit où le silence serait synonyme de paix, avec soi-même et avec les autres ?