Pour éviter les «Couacs» des législatives à l’occasion des élections locales : Des partis soumettent leurs revendications à l’ANIE

Les partis RCD, Jil Jadid et FJD ont remis à l'ANIE leurs revendications pour les élections locales du 28 novembre afin d'éviter les dysfonctionnements des législatives précédentes.
Le RCD exige neutralité administrative, transparence des candidatures et concertation renforcée, tandis que Jil Jadid demande l'application uniforme de l'article 200 et des règles claires pour les parrainages.
Le FJD réclame des procédures de candidature uniformes, des motifs de rejet explicites et des mécanismes de collecte de signatures plus souples.
L'ANIE a tenu samedi une réunion sur les questions juridiques des dossiers de candidature et prépare une journée d'étude avec le ministère de la Communication.
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Reçues durant le week-end dernier, des partis ont remis au président de l’instance leurs plateformes de revendications, axées notamment sur le respect de «la neutralité de l’administration» et «la transparence dans le traitement des dossiers de candidature.
Le président de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), Saâd Arous, continue de recevoir les responsables des partis politiques engagés dans la course aux élections locales du 28 novembre. Et il ne s’agit pas de rencontres protocolaires. Echaudés par l’expérience des dernières législatives, plusieurs dirigeants des formations politiques soumettent des propositions en vue d’éviter les couacs enregistrés tout au long du précédent processus électoral. Reçues durant le week-end dernier, les délégations du RCD, de Jil Jadid et du FJD ont, en effet, remis à Saâd Arous leurs plateformes de revendications, axées notamment sur le respect de «la neutralité de l’administration» et «la transparence dans le traitement des dossiers de candidature». C’est ce qu’a souligné le RCD dans un communiqué rendu public hier. «La rencontre (avec le président de l’ANIE) a permis à la délégation du RCD de présenter une note institutionnelle portant sur les insuffisances et les difficultés constatées lors des précédentes échéances électorales et au cours des premières étapes préparatoires aux prochaines élections locales», explique le parti présidé par Atmane Mazouz. Cette formation, lit-on dans le même communiqué, insiste sur «les questions relatives aux conditions de candidature, aux parrainages, à l’encadrement électoral, aux dysfonctionnements numériques, à la transparence des procédures, aux recours ainsi qu’à la nécessaire neutralité de l’administration». «Le RCD a également formulé une série de propositions visant à garantir un processus électoral transparent, équitable et crédible. Il a insisté sur la nécessité de renforcer la concertation avec les formations politiques, d’assurer l’égalité entre les compétiteurs et de réunir les conditions permettant de restaurer la confiance des citoyens dans l’expression libre et effective de leur souveraineté», indique la même source. Jil Jadid, pour sa part, remet un mémorandum de 22 demandes à Saâd Arous «autour d’une idée centrale : le 28 novembre doit être un rendez-vous avec la confiance».
L’article 200 de la loi électorale
Ce parti plaide, selon le document, pour «l’égalité de traitement» à travers l’application «des mêmes règles à tous les partis et à toutes les listes, de manière uniforme sur l’ensemble du territoire». Il exige, dans ce sens, des «règles claires et anticipées en évitant les interprétations différentes d’une wilaya ou d’une commune à l’autre». Revenant sur les fameux articles 184 et 200 du code électoral qui ont suscité de graves polémiques à l’occasion des dernières législative, Jil Jadid se dit «favorable à la lutte contre l’argent illicite, l’affairisme et le clientélisme», mais, lit-on dans ce communiqué, «toute exclusion doit reposer sur des éléments objectifs, vérifiables et juridiquement contrôlables». C’est pourquoi les dirigeants du parti demandent «une application particulièrement mesurée de l’article 200, alinéa 7», afin d’éviter «l’arbitraire ou à des interprétations subjectives». «En définitive, Jil Jadid souhaite que les élections du 28 novembre puissent être une étape dans la reconstruction de la confiance entre le citoyen et l’institution électorale», lit-on dans le communiqué de ce parti. Le parti islamiste FJD abonde dans le même sens. Il insiste sur «la nécessité que les procédures de candidature soient claires et uniformes dans les différentes wilayas et circonscriptions, et que les décisions de rejet des dossiers de candidature reposent sur des dispositions légales explicites et des motifs objectifs et motivés, tout en garantissant aux personnes concernées le droit de faire des recours dans des délais leur permettant d’exercer effectivement leurs droits». Cette formation politique réclame aussi la résolution des «problèmes liés à la collecte des signatures», en mettant en place «des mécanismes plus souples et plus clairs, afin de garantir que les procédures administratives ne constituent pas un obstacle à la participation politique, tout en veillant à l’égalité des chances entre les différents candidats».
Candidatures aux locales du 28 novembre L’aNIE examine les questions juridiques
Le président de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), Saâd Arous, a présidé une réunion consacrée à l’examen des questions juridiques liées aux dossiers de candidature pour les élections locales prévues le 28 novembre, indique un communiqué de l’Autorité. Tenue samedi soir en présence de membres du conseil de l’ANIE et de ses cadres, la réunion a également porté sur la journée d’étude qui sera organisée en partenariat avec le ministère de la Communication et dont le programme sera établi ultérieurement, précise le communiqué. R. N.
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