Économie

Deux ans après la signature de la stratégie climat : Sonatrach mise sur l’accélération de la récupération du gaz torché

Par Samira Imadalou•4 min de lecture
Brifa
Deux ans après la signature de la stratégie climat : Sonatrach mise sur l’accélération de la récupération du gaz torché
Résumé IA

Sonatrach accélère la récupération du gaz torché deux ans après la signature de sa stratégie climat, visant à limiter l'empreinte carbone de ses activités.

Entre 2020 et 2023, le volume de gaz torché a diminué d'un milliard de mètres cubes, et la Banque mondiale classe l'Algérie parmi les pays les plus efficaces avec une réduction de 5 % du volume et 3 % de l'intensité en 2024.

La stratégie climat de juillet 2024 fixe pour 2030 un taux de torchage à 1 % et un torchage de routine nul, ainsi que la réduction des émissions fugitives de méthane.

Sonatrach a lancé fin août un appel d'offres EPC pour la récupération du gaz torché au champ d'Ourhoud et signé mi-août un protocole avec Eni pour la décarbonation du secteur pétrolier et gazier.

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Selon le groupe Sonatrach, entre 2020 et 2023, le volume de gaz torché a baissé d’un milliard de mètres cubes.

Les efforts de Sonatrach pour la réduction des gaz torchés se poursuivent. Le premier responsable du secteur des hydrocarbures, Mohamed Arkab, le rappelle à chaque occasion et met en valeur les projets lancés dans ce sillage, à travers notamment la mise en service au cours de ces dernières années de nouvelles unités de récupération des gaz associés dans les grands pôles de production.
Les institutions internationales, à l’image de la Banque mondiale (BM), ne manquent pas de relever l’importance des résultats enregistrés par l’Algérie dans la réduction du torchage du gaz. Selon la BM, l’Algérie est parmi les pays les plus efficaces au monde dans le recours au torchage du gaz. Entre 2023 et 2024, le volume du gaz torché à 5% pour une intensité de torchage de 3%, soit la deuxième plus forte réduction mondiale en 2024.
Aussi, selon le groupe Sonatrach, entre 2020 et 2023, le volume de gaz torché a baissé d’un milliard de mètres cubes. En attendant les résultats pour 2025 et 2026, ces réalisations sont considérées comme une avancée importante pour le climat, la gestion énergétique et la modernisation de l’industrie pétrolière.
Un défi qui se pose à l’Algérie à l’instar des autres pays, particulièrement dans ce contexte d’accélération du bouleversement climatique. Sonatrach s’est en effet inscrite dans une démarche de modernisation de ses installations conformément à la stratégie arrêtée dans le cadre de sa stratégie climat signée, pour rappel, il y a plus de deux ans (en juillet 2024). Dans cette stratégie, l’engagement est clairement affiché pour limiter l’impact de activités du groupe sur le climat via la réduction de l’empreinte carbone. Et ce, en portant à 1% le torchage de gaz et 0% de torchage de routine d’ici 2030. Il s’agit aussi pour le groupe de réduire les émissions fugitives de méthane à travers la surveillance des fuites fugitives et la réduction de la ventilation.

Accord avec Eni

Ainsi, au niveau de Sonatrach, le cap est mis sur la récupération des gaz torchés issus des gisements pétroliers et des complexes de GNL pour réduire les émissions émanant des brûlages à la torche.
Tout récemment, plus précisément fin août, l’entreprise publique a lancé un appel d’offres pour la réalisation en EPC (Engineering, Procurement, and Construction) des installations pour la récupération des gaz torchés dans le deuxième plus grand pétrolier d’Algérie, en l’occurrence celui d’Ourhoud, situé dans le bassin de Berkine à environ 320 km au sud-est de Hassi Messaoud.
Ce qui vient marquer une autre étape dans la l’adaptation de la production pétrolière nationale aux normes environnementales dans ce site exploité, à titre indicatif par Sonatrach, ENI, Oxy, l’espagnol Cepsa, Pertamina et Repsol.
Deux semaines avant le lancement de cet appel d’offres, Sonatrach a signé mi-août avec l’italien ENI un protocole d’intention sur la décarbonation du secteur pétrolier et gazier. L’accord porte sur l’identification et la promotion des opportunités pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre. La signature est intervenue pour rappel dans le prolongement du mémorandum d’intention conclu en 2023 entre Sonatrach et ENI, consacré à la réduction et à la valorisation du gaz torché ainsi qu’au développement de technologies de limitation des émissions. Le protocole prévoit par ailleurs la poursuite des projets déjà engagés et l’examen de nouvelles pistes pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre.  Samira Imadalou

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