La section Oran de l’autoroute réhabilitée avant la fin d’année

La section oranaise de la RN11 (Alger-Oran) sera réhabilitée d'ici fin décembre, première étape d'un programme 2026 doté de plus de 6 milliards de dinars pour moderniser cet axe saturé.
L'autoroute assure près de 90 % du trafic Oran-Arzew, accumule points noirs et accidents mortels, et ne répond plus aux normes de sécurité ni aux flux d'hydrocarbures qu'elle supporte.
La daïra d'Arzew, candidate au statut de wilaya déléguée, souffre d'un réseau routier vétuste qui n'a pas suivi son développement socio-économique, contrairement au ferroviaire modernisé.
Les travaux sont achevés aux quatre cinquièmes et visent à transformer cet itinéraire stratégique en liaison plus sûre, fluide et mieux connectée entre les pôles de l'Ouest.
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Le Quotidien d'Oran
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Et au rythme avec lequel progressent les travaux, le projet sera bouclé à brève échéance, soit vers la fin décembre tout au plus, selon une source bien informée. Il s’agit en fait d’une première étape d’un processus plus consistant et étalé dans le temps, et donc forcément beaucoup plus coûteux, visant à mettre à jour et d’actualiser les paramètres et le profil de cette liaison autoroutière, de bout en bout, afin qu’elle réponde aux exigences du trafic enregistré actuellement. L’opération relève d’un vaste programme du secteur local des TP au titre de l’année 2026, avec une enveloppe budgétaire globale dépassant les 6 milliards de DA. Ce plan ambitieux, inscrit dans la stratégie de développement local, vise à renforcer les infrastructures routières de la wilaya d’Oran et à soutenir les axes économiques stratégiques du territoire. Concernant la RN11, le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il était grand temps d’opérer un tel réajustement sur cette voie tant celle-ci se trouve fortement dépassée par l’ampleur du flux qu’elle dessert tant bien que mal, non sans d’innombrables points noirs. De plus en plus disproportionné avec les besoins de mobilité réels, le réseau routier reliant la région d’Arzew au chef-lieu de la wilaya requiert une vraie mise à niveau. Confrontée en plus à une usure prononcée due à l’augmentation des flux, la vieille RN11 est au bord de l’asphyxie. Supportant la quasi-totalité du trafic, cette desserte n’en peut plus. Elle a fort besoin de voies alternatives Oran-Arzew pour se décompresser pour le plus grand bien de la région Arzew-Bethioua-Gdyel. Il est temps pour les pouvoirs publics de prendre la mesure de la situation et de passer à l’acte par la levée du gel sur les projets mis en veilleuse ou, si besoin est, concevoir une nouvelle liaison routière pour interconnecter les deux pôles d’Oran et d’Arzew.
VERS UN STATUT DE WILAYA DÉLÉGUÉE POUR ARZEW
Et ce d’autant que cette dernière daïra aspire à un statut de wilaya déléguée par le biais d’un (éventuel) décret présidentiel à venir, et ce pour se donner des moyens de gestion et de développement plus efficients et, en tout cas, bien plus consistants que ceux du mode APC qui l’a enfoncée dans une position incongrue. Le moins qu’on puisse dire, c’est que le réseau routier n’a pas suivi au pas cadencé le développement socio-économique de la région d’Arzew. C’en est même le maillon faible si l’on pousse l’analyse. Avec en tout et pour tout une liaison routière « coaxiale », qui de plus est vétuste et saturée, en guise de trait d’union avec le chef-lieu de wilaya, la zone d’Arzew reste plutôt mal desservie. Totalement redessinée dans les années 1980, la section propre à la wilaya d’Oran de la RN11 (Alger-Oran), qui pour l’histoire a mis du temps à être réalisée en entier avant d’être promue au rang de Route nationale n°11 en 1910, et ce avec la création d’un grand évitement à double voie de Bethioua, Arzew, Hassi Mefsoukh et Gdyel, a été « collée » ensuite avec l’ex-CW32 (reclassé RN11 à cet effet) entre Gdyel et Oran. Depuis, on a beau retoucher cette RN11 par petits tronçons intermittents, cette liaison autoroutière est aujourd’hui au bord de la saturation et ne répond plus aux normes, y compris sécuritaires, si bien qu’elle assure près de 90% du trafic Oran-Arzew. Et ce n’est pas par hasard que cette route soit l’un des axes les plus meurtriers à l’échelle nationale. Et l’un des plus dangereux aussi, potentiellement du moins, du fait qu’il s’agisse d’un trajet de transit à grand flux pour le transport d’hydrocarbures par camion-citerne.
MANQUE D’ENTRETIEN
Le rapport dressé par la commission APW d’aménagement du territoire et du transport, consacrant un grand chapitre à l’état des lieux du réseau de la partie Est de la wilaya, est une preuve de plus -si besoin est- de la disproportion de cette connexion par rapport aux paramètres géographiques, démographiques et économiques du territoire qu’elle dessert. Le document de cette commission n’a fait que consigner les carences relevées dans le circuit routier intramuros et extramuros de la zone Gdyel-Bethioua-Arzew, sur le plan entretien seulement, en prenant soin d’y insérer un ensemble de recommandations pour y remédier. Mais, en vérité, le mal est bien plus profond. En ce sens que les multiples points faibles du réseau routier desservant ce périmètre étendu ne peuvent être tous traités rien que par des opérations PCD ou autres sous l’intitulé : réhabilitation et thèmes corollaires. Ce dont a besoin cette partie du corps de la wilaya, notamment son centre névralgique Arzew-Bethioua, ce sont des projets structurants en matière d’accessibilité. Si la voie ferrée est passée à la grande vitesse avec les projets dernièrement réalisés, ceux en cours et ceux projetés à court et moyen termes, la voie routière, elle, traîne le pas, se contentant d’actions de raccommodage.
AXE STRATEGIQUE
Avec quatre cinquièmes du chantier déjà réalisés, le projet s’approche désormais de son achèvement. La dernière phase devrait permettre de finaliser les interventions prévues et de préparer la mise en exploitation complète du tronçon concerné. Cette avancée s’inscrit dans une dynamique plus large de renforcement des infrastructures routières, considérées comme un levier essentiel pour accompagner le développement territorial. Pour les deux wilayas, l’enjeu consiste désormais à transformer cette amélioration de l’itinéraire en gains concrets pour les usagers : davantage de sécurité, une circulation plus régulière et une meilleure connexion entre les différents pôles de l’Ouest.