Le dossier est traité «au plus haut niveau», selon Alice Rufo

La députée écologiste Sabrina Sebaïhi a interpellé la ministre déléguée aux Armées Alice Rufo sur la transmission des cartes localisant les déchets radioactifs des 17 essais nucléaires français menés entre 1960 et 1967 à Reggane et In Ekker.
Alice Rufo répond que les sites ont été démantelés et rétrocédés selon les accords d'Évian, qu'une mission de l'AIEA a évalué la radiologie en 1999, et qu'un groupe de travail franco-algérien existe depuis 2008 pour la réhabilitation.
Elle affirme que le dossier est traité «au plus haut niveau» et que le président Macron a remis à Abdelmadjid Tebboune en 2022 un dossier complet réunissant toutes les cartes et informations disponibles sur les zones contaminées.
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Le dossier des essais nucléaires français en Algérie revient à l’Assemblée nationale française. La députée écologiste Sabrina Sebaïhi a interpellé la ministre déléguée aux Armées et aux Anciens combattants, Alice Rufo, sur les informations nécessaires à la sécurisation et à la réhabilitation des anciens sites du Sahara.
Entre 1960 et 1967, la France a réalisé 17 essais nucléaires à Reggane et In Ekker, dont 13 souterrains et 4 atmosphériques. Une partie des équipements et des déchets, dont certains radioactifs, a été abandonnée sur place. Sabrina Sebaïhi a évoqué l’explosion Béryl, survenue le 1er mai 1962 à Taourirt Tan Afella, dont le confinement a été rompu, provoquant une contamination de militaires français, de responsables présents sur place et de populations voisines. Elle demande à Paris de transmettre les cartes et plans détaillant l’emplacement des déchets enfouis et les zones radioactives, ainsi que d’expliquer les raisons de la non-transmission de ces données aux autorités algériennes. Dans sa réponse, Alice Rufo affirme que «les installations ont été démantelées et les sites rétrocédés à l’Algérie conformément aux Accords d’Evian». Elle rappelle, aussi, qu’en 1999, à la demande d’Alger, l’AIEA avait conduit une mission d’évaluation radiologique des anciens sites. La France lui avait transmis des données sur la localisation des essais, les techniques utilisées et l’état radiologique des sites. La ministre rappelle aussi la mise en place, en 2008, d’un groupe de travail franco-algérien consacré à la réhabilitation des sites sahariens, avec pour «préoccupation première, la protection des personnes et de l’environnement». Selon Alice Rufo, le dossier est traité «au plus haut niveau», et surtout qu’en 2022, lors de la visite de Macron en Algérie, le président Abdelmadjid Tebboune avait reçu «un dossier réunissant toutes les cartes et informations dont la France dispose concernant les déchets enfouis et les zones marquées radiologiquement».
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