Financement climatique : Le développement des mécanismes nationaux en marche

L'Algérie a lancé le développement de ses mécanismes nationaux de finance climatique via le projet Clim-Gov II (GIZ, UE, BMZ) pour structurer une architecture financière durable dédiée aux investissements verts.
Les travaux incluent la cartographie des flux climatiques, la création d'instruments pour accéder aux fonds internationaux (Fonds vert, finance concessionnelle) et le renforcement des capacités pour des projets bancables alignés sur la CDN.
L'Algérie chiffre à 24 milliards de dollars ses mesures conditionnelles (2026-2035), à 1,1 milliard par an ses besoins d'adaptation et à 444 millions annuels son Plan national climat (40 % de l'effort d'adaptation).
Ce processus vise à maximiser l'impact sur la réduction des émissions et l'adaptation avant le dépôt de la nouvelle CDN en août et la participation à la COP31.
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El Watan
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Avant de déposer en août sa nouvelle Contribution déterminée au niveau national (CDN) auprès du secrétariat de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques en prévision de sa participation à la 31e Conférence des Parties sur le climat (COP31), il y a d’abord une étape importante au cours du 1er semestre 2026. Cette période a été marquée par le lancement officiel du processus de développement des mécanismes nationaux de finance climatique en Algérie.
Et ce, dans le cadre du projet appui à la mise en œuvre de l’accord de Paris sur le climat en Algérie, en l’occurrence Clim-Gov II. Lequel vise à poser les bases d’une architecture financière durable capable de mobiliser et de canaliser les investissements verts nécessaires à la transition écologique du pays. C’est ce détail que la GIZ, partenaire du projet, a rendu public à cet effet dans un communiqué. En effet, ce dossier a fait l’objet au cours de cette période de plusieurs rencontres dédiées aux échanges entre acteurs institutionnels et experts. Globalement, les discussions et travaux initiaux ont mis l’accent sur la nécessité de structurer des mécanismes nationaux transparents et performants, garantissant l’attractivité et la traçabilité des investissements verts en Algérie. Ce que la GIZ considère comme «une avancée décisive pour doter l’Algérie de leviers financiers durables et accélérer sa transition vers une économie résiliente au changement climatique». Ainsi, l’accent a été mis sur la cartographie et le diagnostic des flux financiers actuels consacrés au climat et aux opportunités de financement durable en Algérie.
Renforcement des capacités institutionnelles
Il était également question de définir les instruments nationaux adaptés pour capter les fonds climatiques internationaux, à l’image du Fonds vert pour le climat et des mécanismes de finance concessionnelle. Le renforcement des capacités institutionnelles pour l’éligibilité et l’instruction de projets bancables pour l’éligibilité et l’instruction de projets bancables répondant aux exigences des bailleurs de fonds a, par ailleurs, été abordé. Et ce, au même titre que l’alignement des mécanismes de financement avec la CDN de l’Algérie. A noter que l’Algérie a évalué la mise en œuvre de sa CDN à 24 milliards de dollars pour la période 2026-2035 concernant le financement des mesures conditionnelles. Parallèlement, les besoins financiers liés à l’ adaptation au changement climatique sont estimés à environ 1,1 milliard de dollars par an, soit 30% des investissements requis pour la protection de l’environnement. Cela, en attendant le Plan national d’adaptation actuellement en préparation et sachant par ailleurs que le Plan national climat représente près de 40% de cet effort, soit environ 444 millions de dollars par an, selon le document soumis à l’ONU.
L’objectif étant globalement de garantir un impact maximal en matière de réduction d’émissions et d’adaptation. Pour rappel, le projet Clim-Gov_II est mandaté par le Federal Ministry for Economic Cooperation and Development (BMZ), cofinancé par l’Union européenne en Algérie et mis en œuvre par la GIZ Algeria, en partenariat avec le ministère de l’Environnement et de la Qualité de la vie.
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