Algérie : la croissance accélère grâce aux secteurs non pétroliers

L’Algérie affiche une croissance de 3,9% au deuxième trimestre 2025, soit 0,2 point de plus qu’en 2024, portée par les secteurs non pétroliers (+5,3% hors hydrocarbures) et par des performances accrues dans l’industrie, le commerce et l’agriculture.
Le PIB nominal a progressé de 5,1% à 9 410,0 milliards de dinars (environ 72 milliards USD), reflétant une hausse des prix de 1,1%, tandis que le secteur hydrocarbures s’est contracté de 1,2% malgré la dynamique du raffinage et du cokéfaction.
Les importations ont augmenté fortement en volume (+30,6%), les exportations hors hydrocarbures affichant +37,2% sur le trimestre (à l’inverse d’une baisse des exportations de services), avec des exportations d’hydrocarbures en recul de 1,3% et des ventes hors hydrocarbures à 561 milliards de dinars au premier semestre 2025.
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TSA Algérie
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L’Algérie a réalisé une croissance de 3,9% au deuxième trimestre 2025, contre 3,7% durant la même période de 2024, selon les chiffres de l’Office national des statistiques (ONS) publiés jeudi 20 novembre.
Cette amélioration de « 0,2 point » s’explique par une « reprise soutenue de l’activité économique, portée par une conjoncture plus favorable et des performances sectorielles globalement en amélioration », selon la même source.
Pour le PIB en valeur nominal, il a bondi de 5,1% à 9.410,0 milliards de dinars au deuxième trimestre 2025 (72 milliards de dollars au taux d’un dollar pour 130 dinars), contre 8 954,1 milliards de dinars au même trimestre de l’année 2024. « Cette progression reflète une hausse du niveau général des prix de 1,1%, contre 4,1% une année auparavant », explique l’ONS.
Durant le premier semestre 2025, le PIB de l’Algérie s’est établi à 19.433 milliards de dinars, soit près de 150 milliards de dollars, contre 18.252 milliards de dinars (140 milliards de dollars) durant la même période de 2025. Selon l’ONS, l’Algérie a réalisé un PIB de 36.103 milliards de dinars en 2024 contre 33.678 milliards en 2023 et 32.031 milliards de dinars en 2021.
Les hydrocarbures plombent la croissance de l’Algérie
Pour le PIB hors hydrocarbures, il a augmenté de 5,3% contre 4,4% au deuxième trimestre 2024, une évolution qui traduit les « effets positifs des efforts de diversification engagés en faveur d’un développement économique moins dépendant des hydrocarbures », explique l’Office national des statistiques dans sa note sur la situation économique nationale au deuxième trimestre 2025.
L’ONS ajoute que la croissance du PIB en volume durant le deuxième trimestre 2025 a été particulièrement portée par plusieurs secteurs clés. Il cite l’industrie (+6,4%), le commerce (+6,7%), l’agriculture (+4,5%) ainsi que le secteur de l’électricité et du gaz (+9,7%).
Selon cette note, le secteur des hydrocarbures s’est contracté de 1,2% durant le deuxième trimestre de 2025, après une « progression de 3,1% enregistrée à la même période en 2024. »
Cette évolution résulte principalement de la diminution de 5,5% de la valeur ajoutée liée à l’extraction des hydrocarbures, contre une hausse de 2,9% une année auparavant. En revanche, les activités de raffinage et de cokéfaction ont soutenu la performance globale du secteur, enregistrant une croissance significative de 9,0%. La valeur nominale du secteur a été évaluée à 1 556,8 milliards de dinars au deuxième trimestre 2025, contre
1 720,0 milliards à la même période de 2024, soit une diminution de 9,5% en glissement annuel », détaille l’ONS.
Les importations et les exportations en hausse
Pour les importations de biens et services de l’Algérie, elles ont fortement augmenté en « volume de 30,6% » durant le 2e trimestre de l’année en cours, contre 13,4% à la même période de 2024. « Cette hausse marquée s’explique principalement par la dynamique des importations de biens, qui ont augmenté de 34,1%, comparativement à 14,8% une année auparavant », explique l’ONS.
Les importations de services de l’Algérie ont bondi 6% au deuxième trimestre 2025, contre 4,1% durant la même période de 2024, selon la même source.
Cette hausse des importations s’est accompagnée d’une légère « progression de 0,5% » des exportations de biens et services au deuxième trimestre 2025, contre une hausse de 1,4% durant la même période de 2024.
La mauvaise nouvelle que les exportations d’hydrocarbures, qui représentent la principale source en devises du pays, ont « reculé de 1,3%, après une augmentation de 2,5% une année auparavant ».
Pour les exportations hors hydrocarbures, elles ont affiché une « forte progression de 37,2% » durant la période de référence, et cela en dépit d’une baisse de 10,7% des exportations des services « alors qu’elles avaient enregistré une hausse de 10,2% à la même période de 2024 ».
Durant le deuxième trimestre de 2025, les exportations d’hydrocarbures ont atteint 1.378 milliards de dinars, alors que celles des autres biens et services se sont établies à 304 milliards de dinars, soit deux milliards de dollars.
Selon l’ONS, l’Algérie a exporté pour près de 2800 milliards de dinars d’hydrocarbures durant le premier semestre 2025. Pour les exportations d’autres biens et services (hors hydrocarbures), elle ont dépassé 561 milliards de dinars, soit 4,3 milliards de dollars, dont 2,1 milliards de dollars d’exportations de biens.