ES Sétif : Déjà sous haute tension après deux défaites

ES Sétif a concédé deux défaites en deux journées de championnat, dont une à domicile, plongeant le club dans une crise précoce.
La direction a convoqué le directeur sportif Farid Mellouli et l'entraîneur égyptien Hamada Sedki, mais a décidé de maintenir ce dernier sous surveillance étroite.
Le prochain match face au CS Constantine le 19 septembre constitue un test décisif pour le technicien, avant un calendrier redoutable face à la JS Kabylie, le MC Alger et le MC Oran.
Ce scénario rappelle les débuts difficiles de 2004-2005 et de la saison dernière, l'urgence étant de trouver des solutions plutôt que de changer d'entraîneur précipitamment.
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El Watan
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A l’issue des deux premières journées du championnat professionnel 2026-2027, le constat est aussi implacable que préoccupant pour l’Entente de Sétif. Deux matches, deux défaites, dont une concédée à domicile, et déjà une première crise qui secoue l’environnement du club.
La nouvelle version de l’Entente, avec Farid Mellouli aux commandes de la direction sportive et l’Egyptien Hamada Sedki à la tête de la barre technique, est loin d’avoir négocié son entrée en matière comme espéré. De retour d’Alger, où l’Entente a concédé sa deuxième défaite, les responsables de la SSPA Black Eagles ont convoqué les deux principaux responsables sportifs du club, afin d’obtenir des explications sur ce début de saison pour le moins inquiétant. A l’issue de cette réunion, la décision de maintenir le staff technique dirigé par «Captain Hamada» a finalement été prise, mais avec une épée de Damoclès au-dessus de sa tête. Car le technicien égyptien est désormais en sursis. Le prochain rendez-vous, le 19 septembre à Sétif face au CS Constantine, constituera déjà un premier véritable examen de passage. Il serait pourtant précipité, voire contre-productif, de changer d’entraîneur à seulement six jours d’un derby aussi important. Même si les premières prestations de l’équipe interpellent et que certains choix tactiques, l’utilisation de plusieurs joueurs ou encore les solutions apportées en cours de match peuvent légitimement être questionnés, limoger aujourd’hui le staff ne réglerait certainement pas, par enchantement, les problèmes de fond.
Une Entente qui veut retrouver son rang a surtout besoin de cohérence, de sérénité et de temps pour permettre à son nouvel effectif et à son staff de travailler. Cela n’empêche nullement la direction de demander des comptes et d’exiger des résultats. Car après le CSC, le calendrier ne fera aucun cadeau à Hamada Sedki et à ses joueurs. La JS Kabylie, le MC Alger et le MC Oran se dresseront successivement sur leur chemin. Autrement dit, le technicien égyptien et la direction actuelle s’apprêtent à traverser un véritable parcours du combattant. Le maintien du staff apparaît donc comme une décision raisonnable dans l’immédiat. Mais elle ne constitue nullement un blanc-seing. A l’Entente, le crédit est désormais compté et chaque rendez-vous pèsera lourd. Un scénario qui rappelle d’ailleurs étrangement celui de la saison 2004-2005 avec deux défaites successives à l’entame du championnat et à un degré moindre celui de la saison dernière, lorsque l’Entente connaissait déjà, à pareille période, un départ compliqué avant de recevoir… le CSC. A l’heure actuelle, l’urgence n’est donc peut-être pas de changer pour changer, mais de trouver rapidement les solutions capables de remettre l’Aigle noir sur les rails. Car deux journées seulement ont été disputées, mais deux défaites suffisent déjà à installer le doute.
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