Culture

Le cinéma investit l’espace des débats publics

Par Nordine Douici•4 min de lecture
Brifa
Le cinéma investit l’espace des débats publics
Résumé IA

Les Journées cinématographiques de Béjaïa (JCB) enrichissent leur programme de matinées thématiques réunissant cinéastes et professionnels autour de la création, des archives, de la propriété intellectuelle et de la mémoire.

Du 27 septembre au 1er octobre, cinq rencontres aborderont l'œuvre de Hassan Ferhani, le film «Chroniques des années de siège», les droits d'auteur, la valorisation des archives et un hommage à Anis Djaad avec lecture de son dernier scénario.

Le festival décentralise aussi ses projections vers les communes de Timezrit et Aokas, avec des séances spéciales dont une à minuit, élargissant l'accès au cinéma au-delà de la Cinémathèque.

E

Publié par

El Watan

Publié le

ou lire sur le site source →

Article Original

Contenu complet de la source

Les Journées cinématographiques de Béjaïa (JCB) ne se résument pas aux projections dans les salles. Pour cette édition, la manifestation entend également faire de ses matinées des temps de réflexion, de dialogue et de transmission, en réunissant cinéastes, professionnels du secteur et public autour de plusieurs thématiques liées au cinéma, à la création et à la mémoire.

Dès 10h, les matinées seront ainsi consacrées à plusieurs rendez-vous autour de la création cinématographique, des archives, de la propriété intellectuelle et de la mémoire. Le coup d’envoi de ces activités matinales sera donné dimanche 27 septembre avec une rencontre consacrée au réalisateur Hassan Ferhani, autour du thème «Hassan Ferhani. Des lieux aux espaces imaginaires». «Une occasion de revenir sur le regard singulier du cinéaste sur les territoires qu’il filme et sur les femmes et les hommes qui les habitent, en interrogeant le passage du lieu filmé à l’expérience humaine». Le lendemain, le public retrouvera l’équipe de «Chroniques des années de siège» pour un café-ciné qui devrait permettre de prolonger la projection par un échange direct autour du film et de sa réalisation. La journée du mardi sera, elle, consacrée à une question qui touche directement les professionnels du secteur : la propriété intellectuelle dans le cinéma. Réalisateur, producteur, scénariste, juriste et représentant de l’ONDA confronteront leurs regards lors d’une table ronde réunissant Mehdi Dilmi, représentant de l’ONDA, Yanis Koussim, réalisateur et producteur, Adila Bendimerad, actrice et scénariste, et Mounes Lakhdari, juriste. La rencontre sera modérée par Mehdi Benaïssa. Les JCB s’intéresseront mercredi à la question des archives avec la rencontre «Réanimer l’archive : restituer, transmettre, créer». Les JCB consacreront enfin leur matinée du dernier jour à un hommage à Anis Djaad, avec une rencontre intitulée «Anis Djaad : le cinéma au-delà du film». Un rendez-vous placé sous le signe de la mémoire et de la transmission, autour de la lecture de son dernier scénario, «Dernier jour à Jeanne d’Arc». Le texte sera lu notamment avec Meriem Medjkane, l’actrice choisie par le réalisateur pour le rôle principal, ainsi que les comédiens et proches Samir El Hakim et Hichem Mesbah. Amina Salem Castaing, qui devait produire le film, sera également au rendez-vous. Au-delà du scénario, cette rencontre permettra de revenir sur le parcours du cinéaste et sur un projet demeuré inachevé.

Ouverture sur les communes

Autre particularité de cette édition, les JCB poursuivent leur ouverture sur les communes de la wilaya. Le cinéma quittera ainsi la Cinémathèque de Béjaïa pour aller à la rencontre d’autres publics. Une première séance spéciale est prévue samedi 26 septembre à 15h à la Cinémathèque de Béjaïa avec la projection du documentaire Lamloum Olfa de Ghibaoui Meriem. Une autre séance, pour le moins originale, est programmée mercredi 30 septembre à minuit avec Roqya de Yanis Koussim. A Timezrit, deux rendez-vous sont au programme. Le documentaire Lamloum Olfa sera projeté dimanche 26 septembre à 15h. Mardi 29 septembre à 18h, trois autres films seront proposés au public : La nuit du Jasmin de Nael Zait, French Touch de Hanna Trabelsi et À vos mots, mon âme danse de Gladio P. Kabore. Enfin, à Aokas, au Théâtre de verdure de Bouteghwa, Aït Aïssa, le public pourra découvrir mercredi 30 septembre Poupiya de Yacine Bouaziz.

Posez votre question à la rédaction

Votre question…

Prénom ou pseudo *

Adresse e-mail * Votre e-mail ne sera pas publié.

Votre question * 0/1000

Envoyer Annuler

Voir sur le site source