Projet d’extension du port de Djen Djen : Les études techniques passent à l’épreuve des modèles physiques

Le ministre des Travaux publics Abdelkader Djellaoui a visité le Laboratoire d'études maritimes pour examiner les essais sur modèles physiques réduits du projet d'extension du port de Djen Djen.
Ces expérimentations vérifient la stabilité des ouvrages de protection, l'agitation dans le bassin et les conditions d'accostage des navires avant le lancement des travaux.
L'extension de ce port stratégique vise à renforcer les capacités du réseau portuaire national et à soutenir le développement économique de la région Est.
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«Les modèles physiques sont utilisés pour vérifier les performances des ouvrages de protection, mesurer les conditions d’agitation à l’intérieur du bassin et évaluer les conditions d’accostage et d’amarrage des navires dans le futur port», précise Djellaoui.
Le projet d’extension du port de Djen Djen avance à grands pas dans la préparation de sa réalisation.
En effet, le ministre des Travaux publics et des Infrastructures de base, Abdelkader Djellaoui, s’est rendu hier au Laboratoire d’études maritimes (LEM) à Hydra, à Alger, pour examiner personnellement les études techniques et les essais scientifiques consacrés au futur projet. Selon un communiqué du ministère, «ces travaux doivent permettre de vérifier expérimentalement la fiabilité des solutions retenues avant le passage aux prochaines phases de réalisation». Placé sous la tutelle du ministère des Travaux publics et des Infrastructures de base, et intégrée au Groupe des travaux maritimes (GTM), créé par décision du président de la République, le LEM constitue l’un des principaux instruments mobilisés pour sécuriser techniquement le projet. Le ministère précise que «le Laboratoire mène notamment des études reposant sur des modèles physiques destinés à reproduire les conditions auxquelles seront soumises les futures infrastructures portuaires». La visite du ministre a notamment porté sur les travaux réalisés autour de trois paramètres déterminants pour le fonctionnement du futur ouvrage dont la stabilité des infrastructures, le comportement de la houle à l’intérieur du bassin et la stabilité des navires à quai.
Ces phénomènes font actuellement l’objet d’essais sur des modèles physiques réduits en trois dimensions, indique le ministère des Travaux publics.
Lors de la visite des installations, Abdelkader Djellaoui a pu suivre de près les expérimentations menées dans les deux salles d’essais du Laboratoire. «Les modèles physiques sont utilisés pour vérifier les performances des ouvrages de protection, mesurer les conditions d’agitation à l’intérieur du bassin et évaluer les conditions d’accostage et d’amarrage des navires dans le futur port», précise Djellaoui dans le communiqué de son département. Cette phase expérimentale intervient dans le cadre de l’achèvement des études techniques du projet d’extension. «L’objectif est de confronter les solutions théoriques aux résultats obtenus sur modèles réduits, afin d’en vérifier la pertinence et la fiabilité avant d’engager les étapes ultérieures de réalisation», souligne le ministre Abdelkader Djellaoui. Le projet a été présenté au cours de la visite par l’Agence nationale de réalisation des infrastructures portuaires (ANRIP), en sa qualité de maître d’ouvrage délégué, avec la contribution du bureau d’études Modimar. Une présentation spécifique a également été consacrée aux missions et aux activités du LEM, selon la même source. La rencontre a réuni les cadres centraux du ministère ainsi que plusieurs responsables du secteur portuaire.
Djen Djen, un maillon du dispositif portuaire national
Etaient notamment présents le directeur général de la Marine marchande et des Ports, le général-major Hilal Ben Aouda, représentant le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud, le directeur général de l’ANRIP, les présidents-directeurs généraux des groupes concernés, dont le GTM, ainsi que Ali Boularès, PDG du Groupe des services portuaires (Serport) et le directeur général du port de Djen Djen. Des représentants du Centre national d’ingénierie de la construction, relevant du ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville, ainsi que des bureaux d’études et de suivi, indique le ministère.
Pour le ministère des Travaux publics et des Infrastructures de base, l’extension du port de Djen Djen revêt une «importance stratégique dans le développement et la modernisation du réseau portuaire national. Le projet doit contribuer à renforcer la capacité du port à accompagner les échanges commerciaux et le développement économique du pays, notamment dans la région Est». La réunion au LEM a aussi mis en évidence l’importance accordée à la coordination entre les différentes institutions et entreprises impliquées dans le projet.
Les représentants des secteurs présents ont salué le rôle du Laboratoire dans la conduite d’études et de recherches techniques et scientifiques et dans la mise au point de solutions fondées sur l’expérimentation et les modèles physiques, rapporte le ministère. Ils ont insisté sur la nécessité de renforcer la coopération entre les différents organismes concernés afin d’harmoniser les efforts, d’affiner les solutions techniques et de garantir les meilleures conditions pour la réalisation des projets stratégiques, en particulier celui de l’extension de Djen Djen, ajoute la même source.
Au terme de la visite, Abdelkader Djellaoui a insisté sur «la poursuite et l’achèvement des études techniques et scientifiques relatives au projet».
Le ministre a également demandé que «la précision des résultats et la fiabilité des solutions proposées soient garanties, afin de permettre la réalisation du projet selon les normes techniques requises et de renforcer les capacités du port ainsi que sa contribution au développement économique national».
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