21e édition des Rencontres cinématographiques de Béjaïa : Sous le signe de l’innovation et de la sauvegarde du patrimoine

La 21e édition des Rencontres cinématographiques de Béjaïa s'ouvre le 26 septembre avec 32 films sélectionnés parmi 300 candidatures, représentant 15 pays des cinq continents.
L'association Project'heurts innove cette année en lançant le premier atelier algérien de restauration numérique du patrimoine cinématographique, notamment sur le film Yasmina (1960) récupéré en République tchèque.
Des professionnels américains de Californie encadreront des formations sur l'acteurat et les techniques de studio, tandis qu'une table ronde abordera le financement, les contrats et la gestion des relations professionnelles.
Le programme comprend également un atelier marketing animé par Mike Tankel et une session d'acteurat dirigée par Boualem Hassaine et Jason R. Moore pour amateurs et professionnels.
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Hakim Abdelfettah, membre de l’association Project’Heurts, assistant réalisateur et producteur, a souligné la particularité de cette édition, marquée, selon lui, par «un programme en partie inédit, jamais réalisé auparavant en Algérie».
La direction artistique composée de trois jurys, à savoir Hakim Abdelfattah, Mouloud Ouyahia et Tarek Sami ont rigoureusement visionné 300 productions cinématographiques avant d’en sélectionner 32 films, en prévision de la 21 édition des Journées cinématographique de Béjaïa dont le coup d’envoi sera donné dans la soirée du 26 septembre. Les rencontres mettent un point d’honneur à célébrer la diversité en accueillant des films de multiples nationalités, selon l’association organisatrice, Project’heurts. Il s’agit de 15 pays, des cinq continents, à savoir, l’Algérie, la France, la Tunisie, l’Egypte, le Royaume-Uni, le Burkna Faso, l’Allemagne, l’Arabie Saoudite, le Qatar, la Palestine, le Canada, la Turquie, le Venezuela, le Luxembourg et la Côte d’Ivoire. Ainsi, 7 longs métrages, 6 longs documentaires et 19 court métrages ont été retenus. D’emblée, Hakim Abdelfettah, membre de l’association Project’heurts, assistant réalisateur et producteur, a souligné la particularité de cette édition, marquée selon lui par « un programme en partie inédit, jamais réalisé auparavant en Algérie ».Au-delà des films proposés, parmi les nouveautés annoncées figurent plusieurs ateliers consacrés à la restauration, à la formation et aux métiers du cinéma. Il s’agit notamment d’un atelier intitulé «Initiation à la restauration de films , qui se veut une contribution concrète à la sauvegarde du patrimoine cinématographique algérien, et une participation à la récupération de films conservés à l’étranger, à leur restauration puis à leur restitution aux institutions nationales. «Les participants travailleront notamment sur le film Yasmina (1960), un court métrage de 20 mn de Djamel Chanderli et Lakhdar Hamina», dira le conférencier. Il a été récupéré, ajoute-t-il, «auprès de la Cinémathèque nationale de la République tchèque». A l’issue de l’opération, une copie restaurée en 4K sera remise à la Cinémathèque algérienne, après sa diffusion. «Pour la première fois en Algérie, une formation complète dédiée à la restauration numérique du patrimoine cinématographique est organisée», a précisé Hakim Abdelfettah. D’une durée de cinq jours, cet atelier est porté par l’Archive Circulation Initiative (ACI), les Archives numériques du cinéma algérien (ANCA), le Národní filmový archiv, le Centre algérien de la cinématographie (CAC) et Project’heurts. Autre nouveauté de cette édition, des formations assurées par des professionnels américains venus de Californie, notamment autour de l’actorat et des techniques de jeu propres au cinéma de studio. Le programme prévoit également une table ronde professionnelle réunissant plusieurs acteurs de l’industrie cinématographique. Les échanges porteront notamment sur «la négociation des contrats, le financement des films, les erreurs à éviter ainsi que la gestion des relations professionnelles». Cette rencontre sera précédée d’un atelier consacré au marketing du film, destiné aux producteurs et aux réalisateurs, et animé par Mike Tankel. Enfin, un atelier d’actorat réunira acteurs amateurs et professionnels autour des techniques de jeu face à la caméra. Animée par Boualem Hassaine et Jason R. Moore, cette session permettra aux participants de découvrir ou de perfectionner différentes approches du jeu adaptées aux exigences du cinéma.
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