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Elle affirme que «l’Algérophobie» est devenue une stratégie électorale : Ségolène Royal tacle violemment «un partie des politiques français»

Par Madjid Makedhi•4 min de lecture
Brifa
Elle affirme que «l’Algérophobie» est devenue une stratégie électorale : Ségolène Royal tacle violemment «un partie des politiques français»
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Ségolène Royal, candidate à la primaire de gauche pour la présidentielle française, dénonce «l'algérophobie» comme une véritable stratégie électorale de certains acteurs politiques français.

Intervenant sur Al24 News, l'ancienne ministre précise que cette stratégie dépasse l'extrême droite et concerne une partie plus large de la classe politique, dont un ancien Premier ministre candidat à 2027 qui remet en cause les accords de 1968.

Elle accuse ces responsables de détourner l'attention des Français face à l'explosion de la dette publique, la dégradation de l'éducation et les difficultés du système de santé et des retraites.

La présidente de l'Association France-Algérie promet de ne pas laisser cette instrumentalisation perdurer et plaide pour un rapprochement entre la France et l'Algérie, qualifiée de «porte d'entrée vers le continent africain».

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«L’algérophobie est devenue une véritable stratégie électorale pour certains acteurs politiques qui continuent à remuer les relents néocoloniaux», tranche Ségolène Royal.

La présidente de l’Association France-Algérie et candidate à la primaire de gauche pour la présidentielle française, Ségolène Royal, tacle violemment des acteurs politiques français qui nourrissent «l’algérophobie». Intervenant mardi soir sur le plateau de la chaîne publique Al24 News, elle dénonce, en effet, ces attaques anti-Algérie, devenues, selon elle, «une véritable stratégie électorale» chez une partie de la classe politique française qui s’est engagée dans la prochaine course à l’Elysée. «L’algérophobie est devenue une véritable stratégie électorale pour certains acteurs politiques qui continuent à remuer les relents néocoloniaux dans un contexte où les Français ont bien d’autres préoccupations», déclare-t-elle. Ségolène Royal précise aussi que cette stratégie «n’est pas alimentée seulement par l’extrême droite, mais aussi par une partie beaucoup plus large de la classe politique française». Dans ce sens, elle cite «un ancien Premier ministre candidat à l’élection présidentielle de 2027 (qui) a commencé à triturer les accords de 1968 sans expliquer (…) le pourquoi du comment». Poursuivant, elle démolit cette «stratégie» qui, selon elle, n’améliore pas le quotidien des Français. «Ce n’est pas la chasse au foulard qui va faire baisser le prix de l’essence ou permettre d’éradiquer la pédocriminalité», lance-t-elle, précisant qu’une partie de la classe politique française, notamment celle qui a été au pouvoir en France, «fait diversion». «Elle a été incapable de gérer correctement le pays et doit aujourd’hui faire face à un bilan calamiteux», ajoute-t-elle. L’intervenante évoque, dans la foulée, «l’explosion de la dette publique française, la dégradation du classement de la France dans le classement éducatif et la question de la fragilisation du système de santé ainsi que les attaques contre le système de retraite». En dénonçant ces errements des acteurs politiques dans son pays, Mme Royal réaffirme son engagement à «rapprocher les liens entre les deux rives et à renouer des partenariats intelligents» entre l’Algérie et la France.

«Nous avons intérêt à nous entendre…»

«Je ne laisserais pas faire cette instrumentalisation de l’algérophobie pendant la campagne électorale», promet-elle. Sur une question concernant les accusations dont elle fait l’objet et selon lesquelles «elle est soumise à l’Algérie», Mme Royal répond : «Les auteurs de ces accusations sont restés figés dans un passé néocolonial pour grappiller quelques voix, je ne sais pas lesquelles d’ailleurs.» «Nous avons intérêt à nous entendre avec l’autre rive de la Méditerranée. Nous avons intérêt à nous entendre avec le Maghreb et au-delà avec l’Afrique», enchaîne-t-elle, exprimant, dans ce sens, son souhait de voir «une France qui, demain par sa diplomatie, n’interférera pas dans les conflits entre les uns et les autres, mais, au contraire, cherchera toujours à réconcilier les pays voisins». Et d’ajouter : «Nous avons, autour du bassin méditerranéen, des partenariats très intéressants sur la culture et l’éducation. Et donc, c’est ce projet-là que j’entends porter pour demain.» Dans le même sens, elle fait remarquer que «l’Algérie est un grand pays de la région». «C’est l’entrée vers le continent africain. Donc, c’est urgentissime de rétablir de bonnes relations, et, moi, je m’y emploierais», insiste-t-elle.


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