Mostaganem : quand l’été s’en va, La Salamandre reste éveillée

À Mostaganem, le front de mer de La Salamandre reste animé chaque soir de septembre après le départ des estivants, les habitants reprenant possession des terrasses et de la promenade piétonne.
Le contraste est saisissant : plages désertes le jour, mais cafés pleins et allées bondées la nuit, où familles, jeunes et promeneurs prolongent l'été dans une ambiance plus locale et authentique.
Ce rythme nocturne révèle une ville qui ne s'arrête pas au calendrier touristique, La Salamandre devenant le symbole d'une Mostaganem vivante par ses rendez-vous quotidiens face à la mer.
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El Watan
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Alors que les plages de Mostaganem se vident et que les estivants reprennent progressivement la route, La Salamandre refuse de ralentir. A la tombée du jour, le front de mer retrouve son animation : familles, jeunes, promeneurs et habitués investissent les terrasses et les espaces piétonniers. Ici, l’été ne disparaît pas. Il change simplement de visage.
L’été s’en va. Lentement. Presque à contre cœur. Sur les plages de Mostaganem, les parasols se raréfient, les serviettes disparaissent et le sable blond retrouve peu à peu son calme. Les hôtels et les locations de vacances commencent à se vider. Les familles venues des quatre coins du pays reprennent la route. La diaspora, après plusieurs semaines passées au pays, regagne à son tour ses villes et pays de résidence. Au petit matin, septembre donne à Mostaganem des airs de ville assoupie. Les rues sont plus calmes, les terrasses moins fréquentées. Le littoral paraît soudain plus vaste. La mer, elle, semble avoir retrouvé son espace. Mais il suffit d’attendre le soir pour que le décor change. A La Salamandre, la nuit rallume la ville. Lorsque le soleil disparaît derrière l’horizon, La Salamandre retrouve une autre animation. Sur le large boulevard piéton, les premiers promeneurs apparaissent. Puis arrivent les familles, les enfants, les groupes d’amis et les jeunes. Les pas se multiplient, les conversations se croisent, les rires montent. Peu à peu, les terrasses se remplissent. La circulation automobile ayant déserté cet espace, le front de mer devient un lieu de promenade et de rencontre. Les cafés restent ouverts. Les tables se remplissent face à la mer. Autour d’un café ou d’un thé, les discussions se prolongent. «En septembre, on sent que les touristes sont partis. Mais le soir, ici, on retrouve quand même la vie. Nous venons marcher, prendre un café, retrouver les amis. C’est comme si l’été continuait, mais autrement», témoigne un habitué du front de mer.
Une phrase qui résume bien l’atmosphère de La Salamandre. La saison touristique s’achève, mais la ville reprend progressivement ses habitudes.
Une ville qui reprend son rythme
C’est là tout le paradoxe de septembre. Pendant juillet et août, Mostaganem vit au rythme des estivants. Plages très fréquentées, circulation dense, locations occupées, terrasses pleines et longues soirées donnent au littoral les allures d’une grande station balnéaire. Puis, en quelques jours, le mouvement ralentit. Les plages commencent à se vider, les établissements connaissent leurs premières heures creuses et les routes retrouvent un trafic plus fluide. Le grand ballet de l’été s’éloigne. A La Salamandre, cependant, la population locale reprend possession de son espace. La foule change. Les familles dominent les premières heures de la soirée. Plus tard, les jeunes et les groupes d’amis prennent le relais. Les promenades s’allongent et les cafés restent des points de rencontre. «Pendant juillet et août, on est entourés de vacanciers. En septembre, c’est différent.
A la Salamandre, la soirée prolonge encore un peu l’été
On retrouve davantage les habitués, les voisins, les gens d’ici. L’ambiance est moins touristique, mais elle est peut-être plus authentique», raconte un riverain. À travers cette animation nocturne apparaît une autre Mostaganem. Une ville moins spectaculaire que pendant les grands mois d’été, mais plus intime. Ce qui frappe à La Salamandre n’est pas seulement l’affluence, mais le contraste. A quelques kilomètres, certaines plages commencent déjà à tourner la page de la saison estivale. Les parasols sont rangés, les estivants repartis et les établissements tournent progressivement au ralenti.
Le front de mer devient le reflet d’une ville qui ne s’arrête pas avec le calendrier touristique. Une ville qui continue de sortir, de se rencontrer, de discuter et de marcher face à la mer. Car Mostaganem ne se résume pas à ses plages. Elle vit aussi de ces rendez-vous ordinaires qui, soir après soir, contribuent à façonner son identité urbaine : un café partagé, une promenade en famille, une rencontre entre amis, quelques minutes passées face à la mer. Lorsque les touristes s’en vont, Mostaganem ne disparaît pas. Elle change simplement de rythme. Et La Salamandre en est peut-être l’un des meilleurs révélateurs. L’été peut bien s’achever sur le calendrier. Les parasols peuvent être remisés, les plages désertées et les valises refermées. Sur ce morceau de front de mer, quelque chose résiste.Chaque nuit, les lumières se rallument. Les terrasses se remplissent. Les pas reprennent. Les voix montent face à la mer. Et avec elles, c’est une autre pulsation de Mostaganem qui se fait entendre. À Mostaganem, l’été ne meurt pas en septembre. Il change d’heure.
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