Transfert de migrants des plages vers le port de l’enclave espagnole

Le transfert des migrants des plages vers le port de Ceuta a débuté à 06H30, après l'arrivée de plus de 70.000 personnes les 30 et 31 juillet, dont la majorité a été renvoyée au Maroc dans les heures qui ont suivi.
Plusieurs milliers de migrants sont toutefois restés sur place, provoquant violences et manifestations quotidiennes, tandis qu'un tribunal a rejeté la demande d'un syndicat policier de bloquer leur relocation vers les tentes portuaires.
Le gouvernement central de Pedro Sánchez a saisi le contrôle de l'installation portuaire, gérée jusqu'alors par l'administration locale du Parti populaire, face au refus de l'autorité portuaire de coopérer.
Les autorités locales estiment à 13.000 le nombre de migrants restants, un chiffre contesté à la baisse par Madrid, qui doit identifier chaque personne avant tout renvoi, la loi exigeant l'examen individuel du droit d'asile.
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Le Quotidien d'Oran
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Le transfert a commencé à 06H30 selon une source au sein de la délégation du gouvernement local. Des tensions sont apparues au début de l’opération, lorsque la police est intervenue pour contenir de nombreuses personnes cherchant à s’assurer une place sur le nouveau site, selon des images diffusées par la télévision espagnole. La majorité des plus de 70.000 migrants qui étaient entrés à Ceuta les 30 et 31 juillet sont retournés au Maroc dans les heures qui ont suivi leur arrivée.
Plusieurs milliers sont toutefois restés à Ceuta, où la situation s’est depuis dégradée, donnant lieu à des épisodes de violence et à des manifestations quasi quotidiennes de la population locale, qui réclame un retour à la normale.
On ignore à ce stade combien de personnes se trouvaient sur les plages de Ceuta mais leur nombre dépasserait la capacité d’accueil de la nouvelle structure du port, où les migrants auront accès à des «douches, des sanitaires, de la nourriture ou des lits neufs», a indiqué la source au sein de la délégation gouvernementale. Le transfert a démarré quelques heures après qu’un tribunal a rejeté la demande d’un syndicat de policiers de bloquer le déplacement des migrants vers les tentes installées temporairement sur le port par le gouvernement espagnol, sur fond de bras de fer avec l’administration locale.
Face au refus de l’autorité portuaire de Ceuta, le gouvernement du socialiste Pedro Sánchez vivement critiqué par la droite et l’extrême droite pour sa gestion de cette crise a décidé de prendre le contrôle de cette installation, jusqu’alors gérée par l’administration locale aux mains du Parti populaire (droite), formation d’opposition.
Les autorités locales estiment à 13.000 le nombre de personnes restées à Ceuta, un chiffre toutefois revu nettement à la baisse par le gouvernement central.
Le gouvernement central cherche à accélérer le retour des migrants mais la loi impose d’identifier chaque personne pour déterminer si elle a droit à l’asile ou si elle peut être renvoyée.