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Affaire de l’influenceur «Doualemn» : La justice française annule ses arrêtés d’expulsion

Par M. F. Gaïdi•4 min de lecture
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Affaire de l’influenceur «Doualemn» : La justice française annule ses arrêtés d’expulsion
Résumé IA

Le tribunal administratif de Paris a annulé hier les arrêtés d'expulsion visant l'influenceur algérien Boualem Naman, dit «Doualemn», mettant fin à la procédure d'éloignement vers l'Algérie.

Expulsé en mars 2025 puis renvoyé par les autorités algériennes, il avait passé trois mois en rétention avant d'être assigné à résidence à Montpellier.

La décision administrative ne remet pas en cause sa condamnation pénale confirmée en appel en juillet 2026 pour provocation à commettre un crime, suite à une vidéo appelant à sanctionner un opposant au régime algérien.

L'annulation des mesures d'éloignement empêche désormais toute nouvelle exécution d'expulsion, alors que l'intéressé reste titulaire de son titre de séjour.

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Le tribunal administratif de Paris a annulé, hier, les arrêtés d’expulsion visant l’influenceur algérien Boualem Naman, connu sur TikTok sous le pseudonyme de «Doualemn», annoncent des médias français.

La décision met fin aux mesures administratives qui menaçaient de conduire à son éloignement vers l’Algérie, après plusieurs mois de procédure et une première expulsion qui s’était soldée par son retour en France. Elle ne remet toutefois pas en cause sa condamnation pénale, confirmée en appel en juillet 2026. Agé d’une soixantaine d’années et installé à Montpellier, Boualem Naman faisait l’objet d’un arrêté d’expulsion pris le 14 mars 2025.

Expulsé vers l’Algérie le même mois, il avait été renvoyé en France par les autorités algériennes. A son retour, il avait été placé en rétention administrative pendant environ trois mois, avant d’être remis en liberté faute d’accord permettant son éloignement. Il était depuis assigné à résidence à Montpellier.

Le tribunal examinait son recours depuis le 3 septembre. Lors de l’audience, le rapporteur public avait recommandé l’annulation des arrêtés d’expulsion ainsi que la restitution de son titre de séjour. Les juges ont suivi cette orientation et annulé les mesures d’éloignement.

Son avocate, Me Vanessa Edberg, contestait également son assignation à résidence, maintenue depuis plus d’un an. L’affaire avait débuté après la diffusion d’un direct sur les réseaux sociaux dans lequel l’influenceur appelait à «donner une sévère correction» à un opposant au régime algérien.

Le maire de Montpellier et le préfet de l’Hérault avaient effectué un signalement à la suite de cette vidéo. Sur le plan pénal, Boualem Naman avait été reconnu coupable de «provocation non suivie d’effet à commettre un crime ou un délit».

Condamné en mars 2025 à cinq mois d’emprisonnement avec sursis, il a vu cette condamnation confirmée en appel en juillet 2026, selon BFMTV. Le jugement rendu hier par le tribunal administratif porte exclusivement sur les décisions prises par l’administration française pour procéder à son expulsion. Il ne remet donc pas en cause la condamnation pénale prononcée à son encontre.

Le dossier repose ainsi sur deux contentieux distincts. Le premier, pénal, concerne les propos tenus dans la vidéo et a abouti à une condamnation confirmée en appel. Le second, administratif, porte sur la légalité des mesures d’éloignement et vient de se conclure par l’annulation des arrêtés d’expulsion. La procédure avait pris une dimension particulière après l’expulsion de Boualem Naman vers l’Algérie en mars 2025 et son retour en France. Son placement en rétention avait ensuite duré environ trois mois, avant une assignation à résidence à Montpellier. La décision du tribunal administratif empêche désormais l’exécution des arrêtés d’expulsion annulés.

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