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Essais nucléaires durant la période coloniale : Adjal réitère la position de l’Algérie

Par Omar Arbane•5 min de lecture
Brifa
Essais nucléaires durant la période coloniale : Adjal réitère la position de l’Algérie
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Le ministre de l'Énergie Mourad Adjal a réitéré, à Vienne, l'appel de l'Algérie aux pays ayant mené des essais nucléaires durant la période coloniale à assumer leur responsabilité historique, morale et juridique.

Il s'exprimait lors de la 70e Conférence générale de l'AIEA, rappelant que la France coloniale a réalisé 57 essais et explosions nucléaires dans le Sahara algérien entre 1960 et 1966.

Plus de six décennies après, les sites d'expérimentation demeurent contaminés et continuent de provoquer maladies et pollution, tandis que l'accès aux archives militaires françaises reste strictement limité.

Adjal a également renouvelé le soutien de l'Algérie au désarmement nucléaire et à la création d'une zone exempte d'armes de destruction massive au Moyen-Orient.

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El Watan

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Le ministre de l’Energie et des Energies renouvelables, Mourad Adjal, a une fois de plus réaffirmé, depuis Vienne, la capitale autrichienne, l’appel de l’Algérie à l’adresse des pays qui ont mené des essais nucléaires durant la période coloniale, les exhortant à assumer leur responsabilité historique, morale et juridique quant aux séquelles de ces essais.

«L’Algérie, tout en affirmant qu’elle ne ménagera aucun effort pour traiter les sites contaminés et renforcer la protection des populations et de l’environnement, de manière à répondre aux aspirations des citoyens et aux objectifs nationaux de développement, insiste sur la responsabilité historique, morale et juridique qui incombe à la partie ayant effectué ces essais», a-t-il déclaré dans une allocution prononcée lors des travaux de la 70e Conférence générale de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), qui s’est tenue du 14 au 18 septembre.

Au cours de cette session, les participants ont examiné un ensemble de dossiers liés aux activités et aux priorités de l’Agence. Entre autres, la sûreté et la sécurité nucléaires, le système de garanties, la non-prolifération nucléaire, la coopération technique, les utilisations pacifiques de l’énergie et des technologies nucléaires, ainsi que la contribution des sciences nucléaires à la réalisation des Objectifs de développement durable.

Désarmement nucléaire

Poursuivant son allocution, M. Adjal a rappelé l’ampleur des essais nucléaires réalisés sur le territoire algérien durant la période coloniale et leurs conséquences désastreuses. «L’Algérie a été le théâtre de 57 essais et explosions nucléaires dont les retombées dévastatrices sur l’environnement et la santé témoignent encore de leurs effets qui se perpétuent à travers les générations», a-t-il précisé. En effet, de 1960 à 1966, la France coloniale avait mené des dizaines d’essais nucléaires dans le Sahara algérien.

Six décennies après la catastrophe, les sites d’expérimentation demeurent à ce jour contaminés. Pollution et maladies graves continuent de sévir sur les populations et l’environnement. Ce qui aggrave la situation, c’est le fait que l’accès aux archives militaires françaises relatives à ces essais reste strictement limité.

A Vienne, M. Adjal a également réitéré les convictions de l’Algérie et sa volonté de voir l’épineuse question de désarmement traitée avec plus d’attention et de sérieux. Selon lui, «l’Algérie demeure convaincue que la poursuite des efforts internationaux constructifs est à même de consolider les fondements d’un système international efficace de désarmement nucléaire». Il a ajouté que ces efforts permettront «d’empêcher la récurrence des tragédies engendrées par les essais nucléaires dans plusieurs régions du monde», contribuant ainsi à un avenir plus sûr pour tous.

Dans son discours, le ministre a également mis en exergue l’importance des «mécanismes juridiques régionaux créant des zones exemptes d’armes nucléaires et leur rôle dans la consolidation de la paix et de la sécurité aux niveaux régional et international». Dans ce sens, il a renouvelé le soutien de l’Algérie à la création d’une «zone exempte d’armes nucléaires et d’autres armes de destruction massive au Moyen-Orient». Omar Arbane

Adjal s’entretient avec plusieurs responsables

Le ministre de l’Energie et des Energies renouvelables a tenu une série de rencontres et d’entretiens bilatéraux avec plusieurs ministres et hauts responsables, en marge de sa participation aux travaux de la 70e Conférence générale de l’AIEA. «Ces rencontres ont constitué une opportunité pour examiner les questions énergétiques et les mutations que connaît le système énergétique mondial, ainsi que pour passer en revue les opportunités de coopération, d’investissement et d’échange d’expertises dans les domaines de l’énergie et des énergies renouvelables», indique un communiqué du ministère. M. Adjal s’est entre autres entretenu avec le directeur général de l’AIEA, Rafael Mariano Grossi, au siège de l’Agence à Vienne, le ministre belge de l’Energie, Mathieu Bihet, et le ministre de l’Energie et du Développement de l’électricité du Zimbabwe, July Moyo. Par ailleurs, la possibilité de conclure de nouveaux accords de coopération a été examiné avec le ministre autrichien de l’Economie, de l’Energie et du Tourisme, Wolfgang Hattmannsdorfer, notamment dans le domaine de l’énergie éolienne. La rencontre a également permis d’évoquer les préparatifs en cours pour la réunion ministérielle prévue le 1er octobre à Alger concernant le projet du corridor sud pour l’hydrogène vert «SoutH2 Corridor»

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