Pluie diluvienne à Guelma : «La nature reprend toujours ses droits !»

Un violent orage d'automne a frappé Guelma le 17 septembre, déversant 20 à 40 mm de pluie et de la grêle qui ont transformé les rues en torrents charriant pierres et graviers.
Le réseau d'égout unitaire, sous-dimensionné, et les travaux routiers inachevés dans les quartiers populaires ont aggravé les inondations récurrentes aux mêmes endroits, notamment boulevard du Volontariat sur l'ancien lit de l'oued Skoun.
La Protection civile est intervenue avec des motopompes pour limiter les infiltrations massives dans les habitations des cités en déclivité comme Hadj M'barek ou Ben Cheguib.
Les riverains dénoncent surtout la surélévation des trottoirs qui force l'eau à pénétrer dans les maisons, rendant chaque averse catastrophique malgré les alertes météorologiques.
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Les lits des oueds et autres ruisseaux ont été, jeudi dans l’après- midi, submergés par un gros orage d’automne dans la wilaya de Guelma.
Les précipitations, selon le bulletin météo spécial (BMS) annoncé quelques heures avant par l’Office national de la météorologie, prévoyait déjà des cumuls entre 20 et 40 mm de pluies. Vers 15h, l’orage avait déjà atteint son apogée sur la ville de Guelma, et en plus de la pluie diluvienne, ce sont les grêlons qui s’abattent. Des torrents d’eau de pluie charriant pierres, graviers et autres matériaux hétéroclites surprennent les habitants dont les nombreux clients du marché aux fruits et légumes du boulevard du Volontariat, tristement célèbre pour des épisodes similaires. «La nature reprend toujours ses droits ici sur le lit de l’oued Skoun ! Le chenal sous-terrain qui traverse le boulevard du Volontariat en plein centre-ville, sur plus d’un kilomètre, devrait être curé», déclare à El Watan, sur place, un riverain visiblement blasé par la crue.
En effet, à Guelma, le réseau d’égout est unitaire. Les pluies et les eaux usées sont acheminées dans les mêmes conduites.
Lesquelles se retrouvent sous-dimensionnées en période de fortes précipitations. «Sinon comment expliquer cette situation. Ce sont les mêmes artères, les mêmes rues et avenues, les mêmes quartiers, qui sont traversés par les crues.
Quelques gouttes et c’est la catastrophe ?», tient à pointer du doigt un habitant d’un certain âge, les pieds trempés jusqu’aux genoux.
Ainsi, à la faveur du relief de Guelma, en déclivité, les lits des ruisseaux ou des quartiers ont été érigés et leur population décuplée, tels entres autres les cités Hadj M’barek, Ben Cheguib, Hafssi, Bourouayeh, 19 Juin…, sont livrées aux risques des précipitations diluviennes.
L’après-midi du 17 septembre aura été le théâtre de plusieurs interventions à l’aide des motopompes de la Protection civile où la dernière information en date émise évoque d’importantes infiltrations dans des domiciles à Guelma.
Quoi qu’il en soit, d’autres facteurs viennent s’ajouter aux risques des crues diluviennes.
Les travaux non achevés sur la chaussé à Guelma, notamment dans les quartiers populaires, sont à la source du gravier qui s’est répandu mettant à nu les tranchées. Mais encore et plus grave est la surélévation des trottoirs par rapport aux domiciles.
«Avant, nous accédions à la maison par une marche (palier de porte). Aujourd’hui, nous sommes contrains de descendre deux marches. C’est vous dire qu’à la moindre pluie, l’infiltration est inévitable», s’indignent nos interlocuteurs.
Guelma
De notre bureau Karim Dadci
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