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Expulsion de l’influenceur Doualemn vers l’Algérie : nouveau tournant judiciaire

Par Ali Aomar•4 min de lecture
Brifa
Expulsion de l’influenceur Doualemn vers l’Algérie : nouveau tournant judiciaire
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Le tribunal administratif de Paris a annulé, le 18 septembre 2026, les arrêtés d'expulsion visant l'influenceur algérien Doualemn (Boualem Naman), suivi par des centaines de milliers d'abonnés sur TikTok.

Le rapporteur public avait préconisé l'annulation de ces mesures ainsi que la restitution du titre de séjour, l'Algérie ayant refusé d'admettre l'intéressé lors de son expulsion début 2025.

L'influenceur de 60 ans, agent de nettoyage, reste toutefois assigné à résidence à Montpellier dans l'Hérault, une restriction que conteste également son avocate Me Vanessa Edberg.

En mars 2025, il avait été condamné à cinq mois de prison avec sursis pour provocation, après une vidéo appelant à s'en prendre à un opposant, peine confirmée en appel en juillet 2026.

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La procédure d’expulsion visant l’influenceur algérien Doualemn vient de connaître un nouveau développement en France. Après plusieurs mois de contestation, le tribunal administratif de Paris a rendu sa décision sur les mesures prises à son encontre.

Selon les informations publiées par BFMTV, le tribunal administratif de Paris a ordonné, ce vendredi 18 septembre 2026, l’annulation des arrêtés d’expulsion visant Boualem Naman, connu sur TikTok sous le pseudonyme « Doualemn ». Cet Algérien de 60 ans était notamment visé par un arrêté daté du 14 mars 2025.

Le recours contre cette mesure était examiné par la juridiction administrative depuis le 3 septembre 2026. Lors de l’audience, le rapporteur public avait demandé l’annulation des arrêtés ainsi que la restitution du titre de séjour de l’intéressé.

Le rapporteur public intervient en toute indépendance afin de proposer aux juges une solution juridique. Ses conclusions ne s’imposent pas au tribunal. Dans cette affaire, la juridiction administrative a décidé d’annuler les mesures d’expulsion prises contre Boualem Naman.

L’influenceur reste toutefois assigné à résidence à Montpellier, dans le département de l’Hérault. Son avocate, Me Vanessa Edberg, conteste également cette mesure administrative, appliquée après sa sortie d’un centre de rétention.

Une procédure entre la France et l’Algérie

Boualem Naman avait été expulsé vers l’Algérie au début de l’année 2025. Les autorités algériennes avaient refusé de l’admettre sur leur territoire avant de le renvoyer en France. Aucun accord n’avait ensuite été trouvé entre les gouvernements français et algérien pour organiser son éloignement.

À son retour en France, l’influenceur avait été placé dans un centre de rétention administrative en mars 2025. Il avait été libéré trois mois plus tard, l’administration française n’étant pas parvenue à mettre en œuvre son expulsion vers l’Algérie.

Agent de nettoyage et de nationalité algérienne, Boualem Naman est depuis assigné à résidence à Montpellier. Cette restriction de déplacement durait depuis plus d’un an au moment de la décision rendue par le tribunal administratif de Paris.

Une condamnation confirmée en appel en juillet 2026

L’affaire trouve son origine dans une vidéo diffusée en direct sur TikTok. Dans cette séquence, Doualemn appelait à « donner une sévère correction » à un opposant au gouvernement algérien. La publication avait fait l’objet d’un signalement du maire de Montpellier et du préfet de l’Hérault.

En mars 2025, Boualem Naman avait été reconnu coupable de « provocation non suivie d’effet à commettre un crime ou un délit ». La justice l’avait condamné à cinq mois de prison avec sursis. Cette peine a été confirmée en appel en juillet 2026.

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