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Washington impose une taxe record de 73,33 % à ce produit algérien : Voici pourquoi

Par Amina Aouadi•3 min de lecture
Brifa
Washington impose une taxe record de 73,33 % à ce produit algérien : Voici pourquoi
Résumé IA

Les États-Unis imposent un droit compensateur de 73,33 % sur les importations de fil machine en acier algérien, applicable depuis le 18 septembre 2026.

Ce taux record résulte du refus de coopérer de l'entreprise Algerian Qatar Steel lors de l'enquête couvrant l'année 2025, poussant Washington à utiliser des « faits disponibles » défavorables.

Les importateurs doivent désormais verser des dépôts équivalents à 73,33 % de la valeur des cargaisons, une mesure qui s'ajoute à la taxe de 72,94 % sur le rond à béton algérien décidée en mars.

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Le département du Commerce des États-Unis a imposé des droits compensateurs de 73,33 % sur les importations de fil machine en acier en provenance d’Algérie.

Annoncée le 15 septembre 2026 et applicable à compter du 18 septembre 2026 , comme le détaille la publication officielle du Federal Register, cette mesure cible les produits en acier laminés à chaud, de section quasi circulaire et d’un diamètre inférieur à 19 millimètres.

Plusieurs catégories restent toutefois exemptées de cette surtaxe, à savoir l’acier inoxydable, les aciers à outils, les aciers à haute teneur en nickel, les aciers pour billes de roulement, ainsi que les barres d’armature à béton déjà visées par une procédure distincte.

Le taux record de 73,33 % a été appliqué à la société « Algerian Qatar Steel » (AQS), ainsi qu’à l’ensemble des autres producteurs et exportateurs algériens ne bénéficiant pas d’un examen individuel.

Concrètement, cette taxe équivaut à près des trois quarts de la valeur marchande des cargaisons à leur entrée sur le territoire américain.

La cause de cette sanction : le défaut de coopération

Si Washington a fixé un tel niveau de droit compensateur (CVD), c’est en raison de l’absence de collaboration des parties concernées au cours de l’enquête.

Bien que la période d’investigation ait couvert l’ensemble de l’année 2025 et que la compagnie Algerian Qatar Steel ait été désignée comme l’interlocuteur principal pour y répondre, aucune participation active n’a été enregistrée.

Face à cette absence de coopération, le département du Commerce a eu recours aux « faits disponibles », avec des inférences défavorables (facts available with adverse inferences), conformément aux dispositions de la législation américaine. C’est sur cette base que le taux de 73,33 % a été établi.

Faute de réactions ou de commentaires formulés par les parties prenantes suite aux conclusions préliminaires de juillet dernier, le couperet est tombé sous sa forme définitive.

Un impact direct sur les exportations

Les répercussions de cette décision s’annoncent lourdes pour la filière sidérurgique algérienne. Les douanes américaines ont reçu instruction de maintenir la suspension de la liquidation des cargaisons concernées.

Désormais, les importateurs sont contraints de verser des dépôts en espèces équivalents à 73,33 % de la valeur de chaque envoi dès son arrivée aux États-Unis.

Un coup dur qui s’ajoute à des mesures similaires adoptées en mars dernier contre le rond à béton algérien (taxé à 72,94 %), menaçant directement la compétitivité des produits nationaux sur le marché américain.

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