Une opposante marocaine révèle : « Israël veut diviser le Maroc en six États »

Le Maroc et Israël ont décidé d'élever leurs représentations diplomatiques au rang d'ambassades, tandis que l'opposante Nabila Mounib dénonce un projet israélien de division du Maroc en six États.
La députée du PSU appelle à sanctionner la normalisation lors des législatives du 23 septembre pour bloquer la naturalisation des Israéliens et les pressions sur les parlementaires.
Mounib a aussi révélé des pressions pour criminaliser l'antisémitisme, la nomination controversée à la tête des Wakfs et des « mouches électroniques » attisant les tensions algéro-marocaines, prônant l'unité maghrébine.
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TSA Algérie
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Six ans après les accords de normalisation, le Maroc et Israël ont franchi une autre étape dans le rapprochement. Les deux pays ont convenu mercredi 16 septembre à New York de relever leurs représentations diplomatiques respectives au rang d’ambassades avec échange d’ambassadeurs.
À quelques jours des élections législatives marocaines prévues le 23 septembre, une figure de l’opposition a mis en garde contre les plans que préparent les Israéliens pour le royaume.
Nabila Mounib : « Israël veut diviser le Maroc en six États »
Nabila Mounib est députée du Parti socialiste unifié (PSU). Elle est l’une des voix les plus farouchement opposées à la normalisation. “Rien de bon ne peut nous venir des criminels sionistes”, a-t-elle dit dans des déclarations au site marocain Hespress.
Selon Nabila Mounib, les Israéliens ont comme projet de “diviser le Maroc en six Etats”. “Mais les Marocains sont des hommes libres qui savent être solidaires et défendre leur pays avec tous les moyens. Nous n’allons laisser personne décider de notre sort”, a-t-elle assuré.
La femme politique a appelé à mettre à profit les élections législatives à venir pour élire des gens “qui ont le niveau” et ce, afin « d’arrêter les catastrophes », comme cette proposition qui a été faite pour “donner la nationalité aux sionistes”.
“C’est le droit international qui le dit, on ne peut pas octroyer la nationalité à quiconque qui a participé à la guerre contre nos frères. Ils voulaient faire vite pour l’appliquer mais nous les avons dénoncés”, a ajouté la parlementaire.
Ce n’est pas la première fois que Nabila Mounib fait de graves révélations sur les agissements des défenseurs de la normalisation au Maroc.
Des pressions sur les députés pour accepter la naturalisation des Israéliens
En mai dernier, et alors que des citoyens marocains étaient expulsés de leurs maisons et de leurs terres réclamées par des descendants de juifs qui ont émigré en Israël dans les années 1960, l’élue du PSU a révélé que des pressions ont été exercées sur les députés pour “naturaliser les sionistes et criminaliser l’antisémitisme”. “Comment assumer nos responsabilités devant le peuple marocain qui refuse cela ? Ça va venir et ça fait peur”, a-t-elle dit.
En novembre 2023, elle avait réclamé des explications au ministre des Affaires religieuses, après la nomination à la tête de l’administration des Wakfs d’un juif marocain “connu pour ses liens avec un haut responsable israélien”. Le concerné serait le frère du ministre israélien de l’Intérieur.
Nabila Mounib a en outre dénoncé en février 2024 les agissements des Israéliens qui attisent l’animosité entre les supporters et internautes algériens et marocains. Ce sont des “mouches électroniques sionistes” qui maîtrisent les dialectes de l’Algérie et du Maroc et qui cherchent à “raviver l’animosité et à attiser la guerre”, a-t-elle dénoncé.
Estimant que “la guerre ne présente aucun intérêt”, Mme Mounib a appelé plutôt à l’édification du grand Maghreb et à faire “front commun au Sud de la Méditerranée”, en mettant à profit les richesses “complémentaires” des deux pays. Ces propos lui ont valu des attaques et une campagne de dénigrement menée par les relais du pouvoir marocain.
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