Affaire Lola : l’Algérienne Dahbia Benkired condamnée à verser 150 000 € aux proches de la victime

La cour d'assises de Paris a condamné Dahbia Benkired à verser 150 000 euros aux proches de Lola Daviet pour le préjudice subi par l'adolescente de 12 ans avant sa mort.
Le père, disparu en 2024, reçoit 75 000 euros, cinq proches se partagent 12 000 euros et le second frère obtient 23 000 euros, tandis que la mère et un frère attendent une expertise pour janvier 2027.
L'Algérienne de 27 ans, déjà condamnée à la perpétuité incompressible en octobre 2025 pour viol, meurtre et actes de barbarie, a renoncé à faire appel, rendant sa peine définitive.
Le crime d'une extrême cruauté, commis le 14 octobre 2022 dans un studio parisien où le corps fut caché dans une malle, reste sans mobile clair malgré les versions contradictoires de l'accusée.
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Dahbia Benkired, d’origine algérienne, a été condamnée à la réclusion criminelle à perpétuité incompressible pour le meurtre de la jeune Lola Daviet. La cour d’assises de Paris a ordonné à l’accusée de verser des indemnités à plusieurs membres de la famille de l’adolescente.
Dans l’affaire du meurtre de Lola Daviet, survenu le 14 octobre 2022, la cour d’assises de Paris a tranché le 1er septembre 2026 sur les réparations civiles. Selon Actu Paris, les magistrats ont arrêté à 100 000 euros le montant destiné à compenser le calvaire physique et psychologique subi par l’adolescente avant son décès.
À ce montant s’ajoutent 50 000 euros au titre du préjudice d’angoisse de mort imminente. La cour a souligné dans sa décision que la jeune fille de 12 ans avait inévitablement conscience du « danger croissant » et de la « peur pour sa vie ». Ces indemnités portent le total dû aux proches de Lola à 150 000 euros.
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Toute la famille prise en compte
La cour a aussi pris en considération les préjudices essuyés par le père de la victime, Johan Daviet, disparu le 23 février 2024. Son indemnisation s’articule autour de trois volets : 10 000 euros pour l’angoisse initiale, 50 000 euros au titre du préjudice d’affection et 15 000 euros pour le deuil pathologique.
Cinq proches de la jeune fille — notamment sa grand-mère, ses oncles et ses tantes — se répartiront la somme de 12 000 euros. De son côté, le second frère de Lola recevra une indemnité de 23 000 euros.
La mère et l’un des frères de Lola devront patienter pour être fixés sur leurs indemnités. Leur niveau de deuil pathologique doit d’abord faire l’objet d’une expertise médicale, la décision ayant été renvoyée à janvier 2027.
Deux associations de protection de l’enfance, qui s’étaient portées parties civiles durant le procès, recevront également des dédommagements. Dahbia Benkired est ainsi condamnée à verser 1 540 € à l’association Innocence en Danger et 2 000 € à la Fondation pour l’Enfance.
Une condamnation à la perpétuité incompressible
Condamnée le 24 octobre 2025 à la réclusion criminelle à perpétuité incompressible — la peine la plus lourde du Code pénal français — assortie d’une interdiction définitive du territoire, l’Algérienne de 27 ans Dahbia Benkired a renoncé à faire appel. Son avocat a confirmé qu’il n’y aura pas de second procès, rendant définitive sa condamnation pour le viol, le meurtre et les actes de torture et de barbarie commis sur Lola Daviet, âgée de 12 ans.
Les faits, d’une extrême cruauté, se sont déroulés le 14 octobre 2022 dans la résidence parisienne de la victime. Emmenée dans le studio de l’accusée, la fillette y a subi durant plus d’une heure de graves violences physiques et sexuelles avant de mourir par asphyxie. Son corps dissimulé dans une malle a été découvert le soir même, plongeant la France et la communauté algérienne dans un profond émoi.
Le mobile exact du crime demeure incertain en raison des versions contradictoires fournies par la condamnée. Entre une querelle autour d’un badge d’immeuble, un projet irrationnel d’enrichissement personnel ou une vengeance impulsive dirigée contre un ex-compagnon, ce manque de clarté laisse la famille de la victime sans explication définitive quant aux motivations du drame.
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