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Maroc : ce que l’on sait des tensions rapportées autour du palais de Mohammed VI

Par Aylan Afir•4 min de lecture
Brifa
Maroc : ce que l’on sait des tensions rapportées autour du palais de Mohammed VI
Résumé IA

L'enquête de The Economist révèle des tensions politiques au Maroc impliquant des fuites de renseignements, des allégations de surveillance, des rivalités de succession et des frictions diplomatiques avec l'Espagne.

Un ancien responsable de la DGST a fui en Espagne avec des documents classifiés sur des opérations de logiciels espions israéliens ciblant des personnalités marocaines et européennes, dont le roi.

L'affaire a provoqué une crise diplomatique avec Madrid tout en ravivant les interrogations sur la crise migratoire de Ceuta en 2021 comme levier politique.

Le rapport souligne aussi des tensions de succession autour du prince héritier, l'absence publique du roi et le mécontentement intérieur face à la normalisation avec Israël.

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Une enquête publiée par l’hebdomadaire britannique The Economist décrit des tensions politiques et institutionnelles au Maroc, en évoquant des questions liées aux services de renseignement, aux relations diplomatiques et aux équilibres autour de la succession du roi Mohammed VI. Les éléments rapportés par le magazine reposent sur des sources et des analyses qui font l’objet de débats, notamment concernant certaines accusations visant des responsables politiques et sécuritaires.

Selon The Economist, un ancien responsable de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST), présenté sous le surnom de « l’ambassadeur », aurait quitté le Maroc avec des informations confidentielles avant de demander une protection en Espagne. Le magazine affirme que ces documents concerneraient notamment des opérations de surveillance utilisant des logiciels espions israéliens et une structure appelée « bureau 21 ».

L’enquête indique que plusieurs personnalités marocaines et européennes auraient été ciblées par ces opérations de surveillance. Parmi les personnes citées figure le roi Mohammed VI lui-même. Ces affirmations proviennent du travail d'enquête du média britannique The Economist.

Maroc : des tensions diplomatiques et des interrogations autour des services de sécurité

Le dossier est présenté par le magazine britannique dans un contexte de relations sensibles entre Rabat et Madrid. The Economist rapporte que l’accueil en Espagne de cet ancien responsable du renseignement aurait provoqué une forte réaction au Maroc, certains responsables considérant cette décision comme une menace pour les secrets d’État.

L’article évoque également les événements migratoires de mai 2021 à Ceuta, lorsque plusieurs milliers de personnes avaient rejoint l’enclave espagnole depuis le Maroc. Selon des sources citées par The Economist, certains responsables marocains auraient interprété cet épisode comme une réponse politique aux tensions avec l’Espagne. Les autorités marocaines n’ont pas reconnu publiquement une telle implication.

L’enquête aborde aussi les rivalités autour de la succession royale. The Economist décrit des tensions entre des figures proches du roi Mohammed VI et l’entourage du prince héritier Moulay El Hassan. Le magazine cite notamment Fouad Ali El Himma, conseiller du souverain, ainsi que des éléments concernant Lalla Salma, ancienne épouse du roi. Ces informations relèvent des analyses et affirmations rapportées par la publication britannique.

Un débat sur l’avenir politique du Maroc

The Economist décrit un pouvoir confronté à plusieurs défis internes, notamment les difficultés économiques, les inégalités sociales et les attentes liées aux services publics. Le magazine estime que l’absence prolongée du roi Mohammed VI de certaines scènes publiques alimente des interrogations sur le fonctionnement des institutions.

Le souverain marocain, âgé de 63 ans, a réduit ses apparitions publiques ces dernières années pour des raisons de santé déjà évoquées dans plusieurs médias. Les autorités marocaines continuent de fonctionner à travers les institutions prévues par la Constitution du pays.

L’enquête intervient aussi dans une période marquée par le rapprochement diplomatique entre le Maroc et Israël, lancé en 2020 dans le cadre des accords d’Abraham. Cette évolution reste un sujet de polémique au royaume de Mohammed VI, notamment depuis le début du génocide à Gaza en octobre 2023, qui a suscité des réactions politiques et sociales dans le pays.

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