Société

Sid Ahmed Agoumi, monument du cinéma algérien, s’éteint à 86 ans

Par Rafik Tadjer•4 min de lecture
Brifa
Sid Ahmed Agoumi, monument du cinéma algérien, s’éteint à 86 ans
Résumé IA

L'acteur et dramaturge Sid Ahmed Agoumi, figure emblématique du cinéma et du théâtre algériens, est décédé dimanche 20 septembre à l'âge de 86 ans, a annoncé l'ONDA.

Né en 1940 à Alger, il a marqué plus de 60 ans de carrière avec des rôles dans « Z » de Costa-Gavras, « Les Hors-la-loi » et « Automne, octobre à Alger », tout en dirigeant plusieurs théâtres nationaux.

L'ONDA, le réalisateur Bachir Derrais et le journaliste H'mida Ayachi lui ont rendu hommage, saluant un artiste généreux, drôle et simple qui laisse une empreinte indélébile.

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L’acteur et dramaturge Sid Ahmed Agoumi est décédé ce dimanche 20 septembre à 86 ans, a annoncé l’Office national des droits d’auteurs et droits voisins (ONDA). C’est un monument du cinéma algérien qui s’en va.

De son vrai nom Sid Ahmed Meziane, le défunt est une figure emblématique du théâtre et du cinéma algériens.

Sid Ahmed Agoumi, une carrière de plus de 60 ans

Né en 1940 à Alger, Sid Ahmed Agoumi a un parcours artistique de plus de 60 ans, participant à des dizaines d’œuvres cinématographiques, télévisuelles et pièces de théâtre.

Il a notamment joué dans « Z » de Costa-Gavras, l’unique œuvre algérienne oscarisée (1968), Les Hors-la-loi de Tewfik Farès (1969), Automne, octobre à Alger, de Mohamed Lakhdar Hamina (1993)…

Installé en France depuis les années 1990, Agoumi a continué à apparaître dans des films de cinéma et de télévision. Il a aussi dirigé le Théâtre national algérien (TNA), les théâtres régionaux d’Annaba et de Constantine ainsi que la maison de la culture de Tizi-Ouzou.

De nombreuses figures de l’art et de la culture ont tenu à lui rendre hommage dès l’annonce de son décès.

Un homme « généreux, drôle, simple »

L’ONDA a salué la mémoire d’une « figure emblématique du théâtre et du cinéma algériens ».

« Avec son départ, la scène artistique algérienne perd une figure qui a laissé une empreinte indélébile dans le cœur de son public, ainsi qu’un parcours riche qui a fait de la scène et de l’écran des espaces de création et d’expression, et qui a contribué à enrichir le paysage culturel national par des rôles et des œuvres qui resteront gravés dans la mémoire de l’art algérien », a écrit le directeur de l’Office, Samir Thaalbi.

« Sid Ahmed Agoumi nous quitte sur la pointe des pieds », a déploré pour sa part le réalisateur Bachir Derrais, qui dit avoir partagé avec le défunt « au moins un quart de siècle de travail, d’amitié, de complicité et surtout de fous rires ».

« Une immense carrière, un parcours exemplaire, mais au-delà de l’acteur, je veux me souvenir de l’homme : généreux, drôle, simple », a ajouté le réalisateur à propos de celui qu’il a dirigé dans deux de ses films, Gourbi Palace (2006) et Llob (2009).

« Adieu, Sid Ahmed Agoumi, artiste, homme et grand enfant innocent », a écrit de son côté le journaliste H’mida Ayachi sur sa page Facebook.

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