«Hal fdal men hal»
L'auteur décrit un ami handicapé qui refuse l'apitoiement et mène une vie active en conduisant et voyageant, résumant sa philosophie par l'adage «Hal fdal men hal».
Ce proverbe populaire invite à relativiser ses difficultés en songeant qu'une situation pourrait toujours être pire, déplaçant le regard de la perte vers ce qui subsiste.
L'essentiel n'est pas de nier le handicap mais de choisir de ne pas réduire son existence à ce qui manque, en appréciant ce qui reste encore possible.
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Le Quotidien d'Oran
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Il évoque ce qu’il traverse sans s’apitoyer sur lui-même, avec un courage et une sagesse qui forcent le respect.
«Malgré mon handicap, dit-il à qui veut bien l’entendre, je conduis, je voyage, je mène une vie presque normale.» Puis il ajoute, comme pour résumer sa manière de voir les choses : «Hal fdal men hal» - une situation peut être difficile, mais il y en a toujours une autre qui pourrait l’être davantage.
Cet adage populaire, qu’il a fait sien, paraît anodin, mais il en dit beaucoup. Nous nous focalisons souvent sur ce que nous avons perdu avant de penser à ce qui nous reste. Nous mesurons notre vie à ce qu’elle aurait pu être, plutôt qu’à ce qu’elle est encore.
Mon ami n’ignore rien de ce que son handicap a changé dans son quotidien. Il connaît les limites qui se sont imposées à lui. Mais il mesure aussi ce qu’il peut encore accomplir. Il ne prétend pas que tout est comme avant. Il a simplement choisi de ne pas réduire son existence à ce qui lui manque.
Peut-être que «Hal fdal men hal» ne signifie rien d’autre que cela : apprécier ce qui reste, sans trop s’attarder sur ce qui n’est plus là.