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Les Algériens à la conquête du marché chinois : voitures, business et études

Par Mohamed Rahmani•5 min de lecture
Brifa
Les Algériens à la conquête du marché chinois : voitures, business et études
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De plus en plus d'Algériens se rendent en Chine, que ce soit pour acheter des voitures d'occasion récentes, prospecter des fournisseurs ou poursuivre des études universitaires dans des villes comme Pékin, Guangzhou ou Chengdu.

Les villes chinoises se sont spécialisées : Guangzhou dans le textile, Shenzhen dans l'électronique et Yiwu dans les articles de gros, offrant aux commerçants algériens des opportunités mais aussi des défis liés au choix de fournisseurs fiables.

Au-delà du commerce, certains Algériens mènent des carrières académiques, notamment en mathématiques à Chengdu grâce à des bourses, tandis que des réseaux informels sur WeChat aident les nouveaux arrivants à partager contacts, adresses de fournisseurs et conseils logistiques.

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Des voitures de moins de trois ans aux marchés de Guangzhou, en passant par les universités de Chengdu, les Algériens sont de plus en plus nombreux à découvrir la Chine sous différents visages. Commerce, recherche de fournisseurs, études ou projets professionnels : derrière chaque voyage se dessine une expérience particulière.

Pour certains Algériens, la Chine n’est plus seulement le pays d’où arrivent vêtements, téléphones ou pièces détachées. Elle devient un terrain de prospection, de négociation et parfois même un lieu où construire une nouvelle étape de sa vie. À Pékin, Guangzhou, Shenzhen, Yiwu ou Chengdu, les parcours se croisent entre entrepreneurs, commerçants, étudiants et chercheurs.

Les voitures chinoises attirent les commerçants algériens

L’un des secteurs les plus visibles est celui de l’automobile. Des commerçants algériens se rendent en Chine pour rechercher des voitures neuves ou des véhicules d’occasion de moins de trois ans. Mais sur place, le prix n’est pas le seul critère.

Sami Rahali, actif dans le commerce automobile et les pièces détachées, explique à Echorouk, que le véritable enjeu consiste à identifier un fournisseur fiable, expérimenté et capable d’assurer les démarches liées à l’exportation.

Dans un marché aussi vaste que celui de la Chine, une offre particulièrement attractive peut cacher des difficultés administratives ou commerciales. Les intermédiaires expérimentés privilégient donc la réputation de l’entreprise, sa capacité à exporter, les conditions de paiement et la qualité du suivi.

Pour ces Algériens, acheter une voiture devient ainsi une opération qui nécessite autant de vigilance que de négociation.

Guangzhou, Shenzhen et Yiwu : chaque ville a sa spécialité

Les commerçants apprennent également rapidement que la Chine ne constitue pas un marché homogène. Guangzhou est notamment connue pour ses marchés de vêtements, de textile, de chaussures et de nombreux produits de consommation. Shenzhen s’impose comme une référence pour l’électronique, les téléphones et les accessoires technologiques. Yiwu, de son côté, attire les acheteurs à la recherche de petits articles, accessoires, cadeaux et produits destinés au commerce de gros.

Pour les Algériens qui pratiquent l’importation à petite échelle, connaître cette géographie commerciale peut faire toute la différence. Acheter directement auprès d’un fabricant ou d’un fournisseur spécialisé permet parfois d’obtenir de meilleures conditions que dans les commerces intermédiaires.

De Alibaba aux usines chinoises

Pour certains entrepreneurs, l’aventure commence avant même le voyage. Alibaba sert souvent de première porte d’entrée pour identifier des fournisseurs et comparer les produits. Abdelnour, commerçant dans les pièces automobiles, raconte avoir commencé par cette plateforme avant de développer progressivement des relations directes avec des entreprises chinoises.

Son expérience lui a également appris qu’un produit « fabriqué en Chine » peut correspondre à des niveaux de qualité très différents. La connaissance du produit, le contrôle de la qualité et le choix du fournisseur deviennent donc essentiels.

WeChat, au cœur du quotidien des Algériens en Chine

Le téléphone joue lui aussi un rôle central. Sur WeChat, les Algériens échangent des adresses, des contacts de fournisseurs, des informations sur les marchés ou encore des conseils sur le transport des marchandises. Ces réseaux constituent parfois une véritable source d’entraide pour les nouveaux arrivants.

Dans les grandes villes commerciales, quelques jours de discussions peuvent permettre d’éviter de mauvaises adresses ou de découvrir un fournisseur intéressant.

Étudier et construire une carrière en Chine

Tous les Algériens présents en Chine ne sont cependant pas venus pour faire du commerce. À Chengdu, Lamia poursuit une carrière dans la recherche en mathématiques après être arrivée grâce à une bourse d’études. D’autres étudiants découvrent eux aussi le pays par l’université avant d’envisager d’y poursuivre une activité académique ou professionnelle.

Du commerce automobile aux laboratoires universitaires, les expériences sont donc multiples. Pour beaucoup d’Algériens en Chine, le voyage ne se résume plus à acheter une marchandise avant de rentrer au pays. Il permet aussi de créer des contacts, de comprendre un marché, de découvrir de nouvelles méthodes de travail et, parfois, d’imaginer un avenir différent.

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