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Pour répondre à la crise de l’énergie : La BAD débloque plus de 5 milliards de dollars

Par Samira Imadalou•4 min de lecture
Brifa
Pour répondre à la crise de l’énergie : La BAD débloque plus de 5 milliards de dollars
Résumé IA

La Banque africaine de développement a approuvé le 1er septembre 2026 un nouveau cadre de réponse à la crise de l'énergie et des engrais doté de plus de 5 milliards de dollars.

Ce financement combine 4,1 milliards de dollars de prêts bancaires et jusqu'à 960 millions du Fonds africain de développement, portant l'objectif de prêt 2026 à environ 12,7 milliards.

La mesure temporaire d'un an vise à fournir un financement contracyclique rapide, sécuriser les approvisionnements essentiels et renforcer la résilience des pays africains face aux chocs externes.

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La crise au Moyen-Orient conjuguée à la guerre en Ukraine n’est pas sans impact sur les cours des matières premières alimentaires et sur le marché des engrais avec la restriction des voies d’acheminement des céréales et les coûts de l’énergie. Les conditions météorologiques également assombrissent les perspectives.

Les prix internationaux des principales céréales ont d’ailleurs tous augmenté en août dernier. Face à une telle situation, place à la mise en place de mécanismes d’atténuation de l’impact de la crise dans de nombreux pays. Dans ce cadre, la Banque africaine de développement (BAD) a approuvé en ce mois de septembre un nouveau cadre de réponse à la crise de l’énergie et des engrais (GEFCRF). Il a été approuvé le 1er septembre 2026.

Ce qui va permettre à la BAD d’assurer un soutien rapide et ciblé pour répondre aux besoins immédiats découlant de la crise et de renforcer la résilience des pays africains membres face à de futurs chocs. «La crise actuelle au Moyen-Orient continue de constituer un choc exogène important pour les économies africaines, comme en témoigne la hausse des prix mondiaux de l’énergie, des denrées alimentaires, des engrais et d’autres matières premières dont de nombreux pays africains restent fortement dépendants et qu’ils importent massivement», explique la BAD dans un communiqué rendu public à ce sujet sur son site.

Et d’ajouter : «Les perturbations des voies commerciales et logistiques mondiales, y compris des principaux couloirs maritimes, aggravent ces pressions en augmentant les coûts de transport, en retardant les livraisons et en amplifiant la fragilité des chaînes d’approvisionnement. Le cadre en question sera financé, selon la BAD par un montant supplémentaire de 4,1 milliards de dollars provenant des prêts de Banque et par un montant pouvant atteindre 960 millions de dollars provenant du Fonds africain de développement, la branche de la Banque chargée des prêts concessionnels».

Financement contracyclique rapide

«Ces ressources supplémentaires porteront l’objectif de prêt de la Banque pour 2026 à environ 12,7 milliards de dollars», selon la même source.

«Cette mesure est temporaire et valable pendant un an, à compter de la date d’approbation par le Conseil d’administration ; elle fera ensuite l’objet d’un réexamen avant d’être prorogée», précise la BAD dans un communiqué publié à cet effet sur son site. Le GEFCRF sera axé sur la demande, avec un soutien adapté aux niveaux de vulnérabilité spécifiques, assorti d’une réponse financière et politique appropriée.

Il s’agit à travers le GEFCRF de fournir un financement contracyclique rapide, des réserves de sécurité à court terme et des réponses coordonnées en matière de politiques budgétaires, monétaires et d’endettement en cas de chocs.

Il faut également sécuriser les systèmes d’approvisionnement essentiels en denrées alimentaires, en énergie et en engrais, et ce, en recourant « au financement d’urgence et au financement du commerce pour protéger les approvisionnements en denrées alimentaires, en énergie et en engrais, tout en soutenant les populations vulnérables, en particulier les femmes, et en stabilisant les marchés».

A moyen et long termes, l’objectif étant de renforcer la résilience à moyen et long termes en préservant la marge de manœuvre politique nécessaire aux réformes.
Samira Imadalou

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