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Téhéran réplique aux nouvelles menaces de Trump

Par Mohamed Mehdi•5 min de lecture
Brifa
Téhéran réplique aux nouvelles menaces de Trump
Résumé IA

Donald Trump a renouvelé ses menaces d'anéantir l'Iran avant l'Assemblée générale de l'ONU, provoquant une réponse du CGRI affirmant que les bases de renseignement américaines sont à sa portée.

Au Yémen, les forces gouvernementales ont repris des positions à Taïz face aux Houthis, des combats ayant déplacé environ 130 000 personnes depuis le début du mois.

Le Pakistan a fait transiter une deuxième cargaison de GNL qatari par le détroit d'Ormuz grâce à un accord avec l'Iran, évitant des achats coûteux sur le marché spot.

Un pétrolier a été heurté par un projectile non identifié dans le détroit d'Ormuz, blessant légèrement deux marins sans impact environnemental signalé.

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Le Quotidien d'Oran

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Le président américain a renouvelé, dimanche, ses menaces d’« anéantissement de l’Iran », alors qu’il s’apprête à participer à l’Assemblée générale des Nations unies, à New York, cette semaine.

La réponse iranienne est venue du Commandement des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) menaçant qu’en cas de nouvelles attaques, les bases du renseignement américain sont « à portée de main ». Un porte-parole du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI) a averti, lundi, en réponse aux menaces de Trump d’anéantir l’Iran, que « les centres de renseignement américains sont à notre portée » en cas de nouvelles attaques. Au Yémen, les forces gouvernementales ont annoncé avoir « repris plusieurs positions de première ligne à l’ouest et au sud de la ville stratégique de Taïz après des combats au sol avec les forces houthies ». La situation reste précaire et provoque d’importants déplacements de populations.

Par ailleurs, le Pakistan s’est assuré du passage via le détroit d’Ormuz d’une nouvelle cargaison de GNL qatari après un accord avec l’Iran, la seconde pendant ce mois, alors qu’une nouvelle attaque contre un pétrolier traversant le passage maritime a été signalée hier par l’organisme britannique UKMTO.

Yémen : « une offensive houthie repoussée »

Les forces gouvernementales yéménites ont annoncé avoir « repris plusieurs positions de première ligne à l’ouest et au sud de la ville stratégique de Taïz après des combats au sol avec les forces houthies », a rapporté l’agence officielle Saba, citant le chef d’état-major des forces militaires de Taïz, le général Abdelaziz Al-Majidi.

La même source a précisé que les combattants des forces gouvernementales « avaient repoussé une offensive houthie visant à resserrer le siège de Taïz », la troisième ville du Yémen, coupée en deux par des lignes de front entre le gouvernement internationalement reconnu et les Houthis depuis 2015, explique Al Jazeera. Cette opération intervient suite à des frappes aériennes (de l’armée saoudienne, ndlr) contre des positions houthies dans le district de Hayfan, dans la province de Taïz.

Selon la chaîne de télévision al-Masirah, contrôlée par les Houthis, des avions de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite ont mené une frappe sur le district de Hayfan, dans la province de Taïz, au Yémen, rapporte Al Jazeera English (AJE).

Des bombardements aériens et d’artillerie ont également visé des positions houthies sur les monts Kahbub et Jabal al-Rahab. Ces attaques font suite à la progression rapide des Houthis au sol dans l’ouest du Yémen, permettant aux Ansarallah de contrôler une grande partie du littoral yéménite de la mer Rouge et une progression jusqu’aux zones proches du détroit de Bab el-Mandeb. Les combats entre forces gouvernementales et les Houthis ont provoqué le déplacement d’environ 130.000 personnes depuis le début du mois en cours, a indiqué l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), une agence de l’ONU.

Le Pakistan débloque une nouvelle cargaison de GNL qatari après un accord avec l’Iran

Confronté à une pénurie d’énergie, comme bon nombre de pays de la région, « le Pakistan a négocié avec l’Iran un passage sécurisé par le détroit d’Ormuz pour une nouvelle cargaison de gaz naturel liquéfié (GNL), s’offrant ainsi un certain répit », a rapporté lundi l’agence américaine Bloomberg.

« Un méthanier, qui a chargé du GNL au terminal qatari de Ras Laffan fin juin, a traversé le détroit au cours du week-end dernier, devrait arriver au terminal d’importation pakistanais d’ici mardi », ajoute la même source qui cite des données de suivi maritime.

Bloomberg explique que le transit du méthanier qatari via le détroit d’Ormuz « a fait l’objet de négociations entre responsables gouvernementaux » pakistanais et iraniens, précisant qu’il s’agit de « la deuxième livraison qatarie de ce type ce mois-ci ».

« Le Pakistan envisageait de lancer un appel d’offres si la cargaison ne parvenait pas à franchir le détroit d’Ormuz », note l’agence américaine, soulignant que « l’achat de cargaisons supplémentaires sur le marché au comptant (spot), où les prix ont grimpé à leur plus haut niveau depuis 2022 », aurait été « plus coûteuse ».

Incident maritime dans le détroit d’Ormuz

L’Agence britannique des opérations commerciales maritimes (UKMTO) a signalé, lundi, avoir été informée d’un incident impliquant un navire traversant le détroit d’Ormuz.

Il s’agit d’un « pétrolier, naviguant vers l’intérieur des terres lors de sa traversée du détroit, qui a été heurté par un projectile non identifié », ajoute l’UKMTO, précisant que « deux membres d’équipage ont été légèrement blessés » et que « le navire poursuit actuellement sa route vers son prochain port d’escale », sans « qu’aucun impact environnemental » n’ait été signalé.

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