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Une nouvelle culture de consommation

Par Abdou BENABBOU•3 min de lecture
Brifa
Une nouvelle culture de consommation
Résumé IA

Les données officielles d'inflation de juillet, dépassées en octobre, masquent un net repli des prix des fruits et légumes porté par une demande faible et une offre abondante.

Les consommateurs imposent désormais une différenciation des prix selon la qualité, comme la tomate vendue entre 5 et 10 dinars le kilo, marquant l'émergence forcée d'une nouvelle culture de consommation.

L'Algérie évite les pénuries durables de produits de base, tandis que les aléas climatiques perturbent temporairement œufs et poulet, renforçant le pouvoir de négociation des acheteurs.

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Le Quotidien d'Oran

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Leur véracité devient aléatoire lorsqu’elle est livrée avec retard en illustrant par des chiffres relatifs à des situations dépassées.

On expose aujourd’hui une inflation de plus de 4 pour cent pour éclairer sur les échanges commerciaux, mais les données apportées se réfèrent au mois de juillet alors que nous sommes aux portes du mois d’octobre. Ce qui était vrai il y a trois mois ne l’est plus. Ainsi, il est heureux de constater que depuis, le marché, en l’occurrence celui des légumes et des fruits, se manifeste par un adoucissement des prix. Le fort repli de la demande et l’escalade visible de l’offre ont imprimé une remarquable nouvelle cadence commerciale contredisant les chiffres des échanges journaliers. Les ménages ont eu raison dans le bras de fer entre les portemonnaies et les présentoirs des étals légumiers pour établir des barèmes de prix différents pour un même produit. La tomate est vendue à 5 dinars le kilo ou le double selon la qualité et offre ainsi des approches d’achats en fonction de la variante des possibilités de chacun.

Il en est de même pour le raisin et la courgette ou le poivron.

D’aucuns traduiraient cette mue commerciale par une descente des consommateurs dans des nues sombres, reflétant l’ombre d’une misère annoncée. La probable réalité est que les commerçants et les consommateurs s’introduisent forcés dans une nouvelle culture de consommation. La crise impose des règles quand les salaires battent de l’aile pour ne plus satisfaire tous les besoins. Nul pays dans le monde n’échappe à cette vérité.

La première satisfaction des Algériens contrairement à de nombreux autres, dans le jeu des théories sur les inflations, est que pour la première fois les pénuries des produits de première nécessité se voient tordre le cou aussitôt qu’elles pointent du nez.

Due aux aléas climatiques, la démarcation actuelle de l’œuf et du poulet est appelée à intégrer la nouvelle culture du marché. C’est ce qu’a vécu la banane en disparaissant. Le consommateur a appris malgré lui à inverser les rôles pour que le client soit roi.

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