Normalisation Maroc – Israël : quand Bourita niait et accusait l’Algérie

Le Maroc a normalisé ses relations avec Israël en 2020 via les accords d'Abraham, après que son ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita ait nié en 2018 toute négociation en accusant l'Algérie de propager des rumeurs.
En 2018, Bourita jurait que le royaume n'avait aucune intention de normaliser avec Israël, qualifiant les informations de presse israélienne de manœuvres algériennes « à longueur de journée ».
Six ans plus tard, le même ministre, toujours en poste, défend le relèvement des représentations diplomatiques au rang d'ambassades conclu en septembre 2024 sous l'égide américaine.
Publié par
TSA Algérie
Publié le
Article Original
Contenu complet de la source
.akcelo-adunit-15073 { width:100%; height:360px; } @media (pointer:coarse) { .akcelo-adunit-15073 { width:100%; height:180px; } }
window.slmadshb = window.slmadshb || {}; window.slmadshb.que = window.slmadshb.que || []; window.slmadshb.que.push(function() { window.slmadshb.display("Tsaalgerie_PlayRVideo"); });
Au Maroc, on a pris le mauvais pli de tout mettre sur le dos de l’Algérie. Même lorsque la partie israélienne a vendu la mèche sur les négociations qui ont précédé les accords de normalisation, c’est l’Algérie qui a été désignée du doigt, accusée de distiller des “rumeurs”.
À chaque fois que les relais du pouvoir marocain se défaussent sur l’Algérie, comme ils l’ont fait lors de l’évasion collective de la jeunesse marocaine vers l’enclave espagnole de Ceuta fin juillet dernier, il faudra leur sortir cette vidéo de Nasser Bourita remontant à 2018 et qui vient de refaire surface sur les réseaux sociaux.
Normalisation Maroc – Israël : quand Nasser Bourita niait
On y voit le ministre des Affaires étrangères du royaume jurer ses grands dieux que le Maroc n’a aucune intention de normaliser ses relations avec Israël. Bourita était interpellé par des journalistes sur des informations de la presse israélienne faisant état de discussions entre les deux pays. Dans sa réponse, il a accusé l’Algérie de faire cela “à longueur de journée”, refusant de commenter des informations de presse tant qu’elles n’émanent pas officiellement du gouvernement israélien.
Pourtant, les négociations n’étaient ni un mensonge ni une vue de l’esprit, encore moins une rumeur distillée par l’Algérie. En 2020, le Maroc a rejoint les accords d’Abraham en contrepartie de la reconnaissance par les États-Unis de “la souveraineté marocaine” sur le Sahara occidental.
Bourita défend éhontément ce qu’il niait avec force il y quelques années
Les accords de normalisation ont été signés le 10 décembre de la même année, solennellement, par un gouvernement dans lequel Nasser Bourita était toujours chef de la diplomatie. De par sa fonction, Bourita s’est retrouvé aux avant-lignes de la défense de ce choix fait par son pays au détriment de la cause palestinienne.
Mieux, six ans après la normalisation et huit ans après ses dénégations, le même Bourita est toujours en poste et défend éhontément le nouveau pas franchi par son pays, qui est le relèvement des représentations diplomatiques réciproques avec Israël au rang d’ambassades avec échange d’ambassadeurs. L’accord a été conclu le 16 septembre à New-York toujours sous l’égide des États-Unis. Il illustre parfaitement la duplicité marocaine : dire une chose et faire son contraire.
C’est l’autre avantage des nouvelles technologies. Désormais, il n’y a pas que les écrits qui restent…
(function(w,q){w[q]=w[q]||[];w[q].push(["_mgc.load"])})(window,"_mgq");