Îles isolées du nord-est de l’Inde : Des cliniques flottantes pour les habitants

Quinze cliniques flottantes sillonnent les 2 000 îlots de l'Assam, dans le nord-est de l'Inde, pour apporter soins de base, vaccins et médicaments à quelque 20 000 habitants isolés chaque mois.
Lancé en 2005 par un centre de recherche local et soutenu par l'Unicef et les autorités, le programme cible prioritairement la santé maternelle et infantile dans des zones dépourvues de tout centre de santé.
Malgré ces efforts, l'Assam enregistre encore des taux de mortalité infantile et maternelle supérieurs aux moyennes nationales, avec 125 décès maternels pour 100 000 naissances vivantes.
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C ’est à bord de cliniques flottantes que des milliers d’habitants de communautés isolées vivant sur les quelque 2000 îlots et bancs de sable de l’Etat de l’Assam, dans le nord-est de l’Inde, reçoivent des soins de santé de base.
Les infrastructures de santé sur ces terres disséminées le long du Brahmapoutre et de ses nombreux affluents sont rares et la poignée d’établissements existant souffre d’un manque de personnel, voire n’en ont pas, selon le gouvernement local. Pour pallier ces difficultés, 15 cliniques flottantes sillonnent 13 districts de l’Assam, apportant médecins, médicaments, vaccins et services de laboratoire de base aux populations isolées. «Nous sommes totalement dépendants de la clinique fluviale», affirme Rekibul Amin, qui vit sur l’île de Barballa, dans le district de Nalbari, qui ne compte aucun centre de santé. «Tous les médicaments reçus sont fournis par la clinique fluviale», explique M. Amin, soulignant que les femmes, en particulier, en ont «beaucoup bénéficié».
«Nous sommes très heureux de venir en aide à ces habitants qui sont très pauvres, peu instruits et vivent dans des zones difficiles d’accès», confie Habibul Hoque, médecin à bord d’une clinique flottante intervenant dans le district de Nalbari. A l’origine de ces «bateaux de l’espoir», le Centre indien d’études et de recherche sur le Nord-Est qui a lancé le programme en 2005. Grâce au soutien des autorités et de l’Unicef, le réseau compte aujourd’hui 15 bateaux-cliniques.
Quelque 20 000 personnes bénéficient chaque mois des services de ces cliniques dont l’activité est principalement centrée sur la santé maternelle et infantile, selon l’agence onusienne. Malgré des progrès significatifs au cours des dernières années, les taux de mortalité infantile et maternelle restent préoccupants dans cet Etat de plus de 30 millions d’habitants. Selon les derniers chiffres officiels, il a enregistré 29 décès de nourrissons et 34 décès d’enfants de moins de cinq ans pour 1000 naissances,
contre des taux nationaux de 24 et 28 respectivement. Les décès maternels s’établissent à 125 pour 100 000 naissances vivantes, contre 88 au niveau national. «Nous ciblons principalement les femmes enceintes qui ont besoin de consultations de suivi prénatal, ainsi que les nouveau-nés qui doivent recevoir leurs vaccinations de routine», explique le médecin Habibul Hoque.
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