Un dépotoir d’ordure près des établissements scolaires

Les habitants d'El Had dénoncent la présence d'une décharge sauvage à proximité d'écoles et du siège de l'APC, ainsi qu'une gestion défaillante des déchets et des eaux usées.
L'unique point de dépôt des ordures jouxte l'école primaire Chouhada Bouaïchi, le CEM Chahid Aït Amara Hocine et l'arrêt de bus, sans poubelles réparties dans les quartiers.
Le non-respect du calendrier de collecte aggrave l'accumulation de déchets, provoquant odeurs nauséabondes et prolifération d'animaux errants.
Deux rejets d'eaux usées à ciel ouvert, dont un près d'un chemin emprunté par les écoliers, et un réseau d'assainissement vétuste complètent ce tableau sanitaire alarmant.
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El Watan
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La situation environnementale au chef-lieu de la commune d’El Had suscite également beaucoup d’interrogations auprès des habitants. Ces derniers dénoncent notamment l’emplacement actuel du principal point de dépôt des ordures de la «ville» situé à proximité de plusieurs établissements publics, à savoir l’école primaire Chouhada Bouaïchi, le CEM Chahid Aït Amara Hocine et l’arrêt des bus de voyageurs d’El Had et à quelques mètres du siège de l’APC.
Les habitants déplorent par ailleurs l’absence d’un véritable plan de gestion des déchets ménagers. Selon eux, «aucune poubelle ou bac à ordures n’est suffisamment réparti dans les différents quartiers du chef-lieu, contraignant les citoyens à converger vers cet unique dépotoir pour y abandonner leurs déchets». L’avenue principale des Frères Chouhadas Youknane serait, elle aussi, dépourvue de bacs à ordures. Les commerces et les riverains ne disposeraient pas davantage de moyens appropriés pour le dépôt des déchets. A cela s’ajoute, selon eux, «le non-respect à plusieurs reprises du programme de collecte des ordures ménagères, une situation qui favorise, précise-t-il, l’accumulation des déchets et accentue davantage les nuisances, notamment les mauvaises odeurs et la prolifération des rangeurs et des chats et chiens errants». Dans le même contexte, les citoyens déplorent «plusieurs points noirs» liés notamment à l’assainissement, aux eaux usées, estimant que ces problèmes «constituent une menace persistante pour le cadre de vie et la salubrité publique». Les habitants font état de deux rejets à ciel ouvert, dont l’un se situe au lieu-dit Ighzer Miroume. Les eaux usées s’y déverseraient directement sur le chemin vicinal menant au village d’Ighzer El Kabla, un passage régulièrement emprunté par les enfants scolarisés. Ce diversement d’eau usée se trouve à une centaine de mètres seulement du siège de la commune, avons-nous constaté. A cette situation s’ajoute l’état général du réseau d’assainissement. Les citoyens signalent la vétusté d’une grande partie des conduits notamment «de buses en ciment datant de plusieurs décennies». Ils évoquent également des émanations d’odeurs nauséabondes qui affecte plusieurs quartiers du chef-lieu. Face à cette situation, les citoyens appellent les autorités concernées à prendre des mesures concrètes pour améliorer durablement l’environnement urbain du chef-lieu.
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