La dette publique risque de dépasser les 100% du PIB mondial en 2029 : La directrice générale du FMI alerte sur les risques d’inflation

La directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, alerte sur une dette publique mondiale qui dépassera 100 % du PIB dès 2029, soit deux ans plus tôt que prévu.
L'inflation reste tenace, forçant les banques centrales à resserrer leur politique monétaire, ce qui alourdit le service de la dette, tandis que les investissements massifs dans l'IA créent un risque systémique si les attentes déçoivent.
Les gouvernements, notamment américain et chinois, ne réduisent pas assez leurs déficits, alors que le FMI table sur une croissance mondiale d'environ 3 % mais appelle à la prudence face à une incertitude devenue la norme.
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L’économie mondiale fait face à de grands risques d’inflation persistante. La directrice générale du Fonds monétaire international, Kristalina Georgieva, a alerté, lors d’un Forum économique du Qatar à New York, sur la hausse du coût du service de la dette et aux investissements dans l’intelligence artificielle. «L’inflation est tenace. Nous n’anticipons pas de résolution rapide.
Et cela signifie que de nombreuses banques centrales doivent resserrer leur politique monétaire», a-t-elle alerté. Georgieva a noté en outre que les efforts pour garantir la stabilité des prix ont également accru le coût et la difficulté du service de la dette.
Un assainissement budgétaire s’avère ainsi nécessaire en tenant compte des risques potentiels liés à l’effet de levier et au financement circulaire dans les investissements en IA. «Si l’IA déçoit, car nous avons de grandes attentes, et si celles-ci ne se concrétisent pas, la déception pourrait potentiellement engendrer un choc pour le système», souligne la DG du FMI. Si le risque le plus important lié au financement de l’IA se trouve aux Etats-Unis, d’autres pays notamment en Asie et en Europe inclus dans la chaîne d’approvisionnement de l’IA, font face aux mêmes risques. Evoquant les projections du FMI pour l’économie mondiale devant être publiées en octobre, Georgieva souligne que la croissance se situerait autour «de 3% ce qui représente un succès considérable, compte tenu de tous les chocs que nous avons subis». Et de préciser que «nous devons faire preuve de prudence et de circonspection. Les risques sont élevés et l’incertitude est devenue la norme». Georgieva alerte sur le niveau de la dette publique mondiale qui dépassera les 100% du PIB mondial d’ici 2029, soit deux ans plus tôt que prévu. Malgré le niveau record de la dette «les gouvernements ne font pas assez pour réduire les déficits budgétaires» a averti la responsable du FMI face au manque d’actions concrètes de la part des gouvernements notamment américain et chinois.
La guerre en Iran aggrave les risques d’une inflation persistante alors que les signes d’un resserrement des taux d’intérêts se dessine à l’échelle mondiale. Dans un précédent rapport, le FMI a averti l’Europe que même si l’IA pouvait augmenter la productivité d’environ 1%, elle risque toutefois «d’accroitre les inégalités, et de mettre à rude épreuve les réseaux électriques et d’accroitre la dépendance à l’égard des technologies étrangères à moins que les gouvernements n’approfondissent l’intégration économique». Ce rapport du FMI faisait écho aux préoccupations exprimées par l’ancien président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, au sujet de la fragmentation des marchés européens des capitaux, du travail et de l’énergie freinant l’investissement et l’innovation, rapporte Reuters.
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