Hydrocarbures : Arkab entame une visite de travail au Niger

Le ministre d’État aux Hydrocarbures Mohamed Arkab a entamé hier une visite de deux jours au Niger, accompagné d’une délégation de Sonatrach, pour faire le point sur les projets de partenariat bilatéral, notamment le gazoduc transsaharien (TSGP).
Les discussions porteront sur l’avancement de l’exploration du bloc Kafra où Sonatrach a lancé le forage d’un puits à 3 900 m, ainsi que sur l’évaluation technique du bloc Bilma dont la production pourrait dépasser 20 000 barils/jour.
La visite vise aussi à renforcer la coopération dans le raffinage, notamment la maintenance de la raffinerie de Zinder, et à accélérer le TSGP, pipeline de 4 000 km pour 20 à 30 milliards m³/an, dont le tronçon algérien a démarré en juin.
Publié par
El Watan
Publié le
Article Original
Contenu complet de la source
Le ministre d’Etat, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, a entamé, hier, une visite de travail de deux jours au Niger, afin d’examiner les projets de partenariat dans le secteur, notamment le projet de gazoduc transsaharien (TSGP), a annoncé le ministère dans communiqué.
Lors de cette visite, il est accompagné du PDG du groupe Sonatrach, Noureddine Daoudi, du vice-président de l’activité raffinage et pétrochimie, du directeur général de Sonatrach International Production and Exploration Corporation (Sipex) et de nombre de cadres du secteur. Cette visite qui s’inscrit dans le cadre de la dynamique des relations algéro-nigériennes, notamment dans le domaine des hydrocarbures, vise à assurer le suivi de l’avancement des projets de partenariat entre les deux pays, en particulier le TSGP. Elle s’inscrit aussi dans le cadre des développements du projet de recherche et d’exploration réalisé par le groupe Sonatrach, en partenariat avec la Société nationale nigérienne du pétrole (Sonidep), au niveau du bloc pétrolier de Kafra et de la poursuite de l’évaluation de nouveaux blocs pétroliers au Niger, notamment le bloc de Bilma, a ajouté la même source. L’Enafor, filiale de Sonatrach, a lancé, le 13 août, le forage du puits d’exploration Kafra Sud-Est 1, dans la région d’Agadez. Le puits pourrait atteindre 3900 m de profondeur. Sonatrach détient sur Kafra un permis de prospection obtenu en 2005 et couvrant 23 737 km². Les réserves sont estimées à plus de 260 millions de barils dans le cadre d’un contrat de partage de production signé avec le Niger en 2015 et renouvelé en 2022. S’agissant du bloc Bilma, ce denier fera l’objet d’un examen et d’une révision technique par Sonatrach, en prévision de l’élaboration d’un plan de développement du gisement pétrolier. Selon les résultats de l’étude de faisabilité, la production du gisement devrait dépasser les 20 000 barils/jour, sur une période d’exploitation estimée à 20 ans, selon le ministre. En outre, cette visite constitue une occasion pour renforcer la coopération et intensifier la coordination dans les domaines du raffinage et de la pétrochimie, notamment à travers le suivi des grands travaux de maintenance de la raffinerie de Zinder au Niger et de l’état d’avancement du projet du TSGP reliant l’Algérie, le Niger et le Nigeria, en tant que projet stratégique s’inscrivant dans le cadre du renforcement de l’intégration énergétique régionale et du développement des infrastructures gazières sur le continent africain. L’Algérie avait entamé, en juin, les travaux de réalisation du tronçon algérien du projet, tandis que les préparatifs et les études concernant la partie située sur le territoire nigérien se poursuivent, a noté le ministère, assurant que celle-ci constituera l’un des principaux axes de cette visite. Long de plus de 4000 km, le gazoduc sera d’une capacité de transport de 20 à 30 milliards de mètres cubes de gaz par an. Ce qui en fait l’un des plus importants projets d’infrastructures énergétiques en Afrique et dans le monde. Arkab devrait aussi s’entretenir avec nombre de responsables nigériens sur les voies et moyens de renforcer la coopération bilatérale dans le domaine des hydrocarbures, et de développer les partenariats entre les entreprises et organismes spécialisés des deux pays, ainsi que sur le suivi des projets conjoints et les perspectives de leur élargissement, au service des intérêts communs et du développement économique et énergétique dans les deux pays et dans la région.
Posez votre question à la rédaction
Votre question…
Prénom ou pseudo *
Adresse e-mail * Votre e-mail ne sera pas publié.
Votre question * 0/1000
Envoyer Annuler