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Robert Ménard jugé pour refus de marier un Algérien : Retailleau cité à comparaître

Par Rafik Tadjer•3 min de lecture
Brifa
Robert Ménard jugé pour refus de marier un Algérien : Retailleau cité à comparaître
Résumé IA

Le maire de Béziers Robert Ménard sera jugé le 30 septembre à Montpellier pour avoir refusé en juillet 2023 de marier un Algérien sous OQTF à une Française.

L'ancien ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau, qui avait soutenu Ménard, est cité à comparaître comme témoin à ce procès.

L'élu d'extrême droite encourt jusqu'à cinq ans de prison et 75 000 euros d'amende pour ce refus de célébrer l'union.

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Le maire de Béziers Robert Ménard avait refusé en juillet 2023 de marier un ressortissant algérien sous OQTF à une Française. L’affaire a pris une ampleur politique et judiciaire. Plus de deux ans plus tard, elle sera jugée devant le tribunal judiciaire de Montpellier le 30 septembre prochain.

L’édile proche de l’extrême droite sera jugé le 30 septembre. Bruno Retailleau, ancien ministre de l’Intérieur et candidat LRF (Les Républicains, droite) à la présidentielle de 2027, qui a apporté son soutien à Robert Ménard, est cité à comparaître par ce dernier, selon BFMTV.

L’affaire a éclaté le 17 juillet 2023 quand le maire de Béziers a refusé de célébrer l’union d’un Algérien en situation irrégulière et sous une OQTF avec une Française de 29 ans, soupçonnant un mariage blanc.

Robert Ménard risque jusqu’à 5 ans de prison pour avoir refusé de marier un Algérien sous OQTF

Le couple a contesté et porté l’affaire devant la justice. Le 16 février 2025, Bruno Retailleau, alors ministre de l’Intérieur, a apporté son soutien à l’ancien secrétaire général de Reporters sans frontières (RSF).

« On marche sur la tête, c’est le maire, soucieux de l’ordre public qui se retrouve devant le tribunal, devant les juges, et non pas l’individu qui est entré irrégulièrement sur le territoire », a-t-il déclaré à CNews.

Le président Emmanuel Macron qui a jugé « ubuesque » la situation de Ménard a appelé ce dernier à venir témoigner à son procès, mais le chef de l’Etat français ne s’y rendra pas.

Le maire de Béziers risque jusqu’à cinq ans de prison et 75.000 euros d’amende pour avoir refusé de marier un ressortissant algérien à une Française.

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