Les bons points du FMI

Le FMI salue la résilience de l'économie algérienne dans son rapport Article IV 2026, confirmant une croissance soutenue et des réformes structurelles efficaces.
Croissance et projections du PIB réel
| Indicateur | 2023 | 2024 | 2025 | 2026 (proj.) |
|---|---|---|---|---|
| PIB réel global | +4,1% | +3,7% | +3,9% | +3,8% |
| Hors hydrocarbures | — | — | +4,3% | +4,0% |
Comptes extérieurs (% du PIB)
| Poste | 2025 | 2026 (proj.) |
|---|---|---|
| Exportations | 15,8% | 19,3% |
| Importations | 21,9% | 18,5% |
Points clés validés par le FMI
- Déficit budgétaire en baisse en 2025 grâce aux dividendes des entreprises publiques et de la Banque d'Algérie
- Système bancaire liquide, rentable et bien capitalisé
- Sortie rapide de la liste grise du GAFI
- Recommandations : consolidation des finances publiques et développement du secteur privé pour réduire la dépendance aux hydrocarbures
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Le Quotidien d'Oran
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C’est ce que fait ressortir le dernier rapport d’évaluation du Fonds monétaire international (FMI) établi à l’issue des consultations de 2026, conclues le 11 septembre dernier, au titre de l’article IV avec l’Algérie. Le rapport témoigne ainsi d’une régularité constante de la robustesse et la résilience de l’économie algérienne depuis trois ans, en mettant en avant la solidité de sa croissance et la pertinence de ses réformes structurelles. Les chiffres du PIB réel validés par le FMI témoignent de cette régularité, +4,1% en 2023, +3,7% en 2024, +3,9% en 2025 et des projections de +3,8% en 2026. Dans son dernier rapport, le Fonds monétaire international (FMI) a salué la robustesse de l’économie algérienne, portée notamment par une croissance soutenue par une stratégie axée sur l’investissement public en 2025, ainsi que les efforts des autorités en matière de diversification, tout en soulignant des perspectives favorables à court terme.
L’économie hors hydrocarbures a, pour sa part, enregistré une croissance de 4,3% en 2025 et devrait se situer à 4% en 2026, confirmant «la poursuite de la diversification de l’activité économique», note le FMI. «Les perspectives à court terme demeurent globalement favorables», a souligné le FMI tablant sur une croissance de 3,8% en 2026, qui «devrait rester robuste». L’institution a ajouté également que la hausse des cours des hydrocarbures, véritable moteur de croissance autonome, devrait stimuler les exportations et les recettes budgétaires, «permettant au pays de reconstituer les marges de manœuvre budgétaires».
Les exportations devraient également progresser, passant de 15,8% du PIB en 2025 à 19,3% en 2026, selon les projections du FMI établies pour la période 2023-2031. Les importations vont, par ailleurs, reculer de 21,9% en 2025 du PIB à 18,5% en 2026. Le déficit budgétaire a diminué en 2025, «grâce aux versements de dividendes élevés ponctuels des entreprises publiques et de la Banque d’Algérie», a fait savoir l’institution de Bretton Woods dans son rapport.
Les efforts déployés par l’Algérie pour renforcer la stabilité et l’inclusion financière ont été aussi salués par le FMI, en notant que les banques demeurent liquides, rentables et bien capitalisées. Il a aussi noté que les mesures visant à renforcer la supervision financière, les dispositifs de gestion des crises et de la liquidité et à améliorer la gouvernance des banques publiques sont importantes. Dans ce sillage, le FMI n’a pas manqué de féliciter les autorités publiques pour le retrait rapide de l’Algérie de la liste du GAFI des juridictions faisant l’objet d’une surveillance renforcée.
Enfin, le rapport du FMI, tout en validant ces excellentes performances économiques de l’Algérie, ne manque pas, comme à son habitude, de relever des points de vigilance ou de recommandation pour pérenniser cette dynamique, dont l’incitation à poursuivre la consolidation des finances publiques et à encourager davantage le secteur privé pour réduire à terme la dépendance de l’État vis-à-vis des recettes pétro-gazières.