Sud et zones frontalieres : Djellaoui serre le calendrier des grands chantiers

Le ministre des Travaux publics Abdelkader Djellaoui a exigé une réduction des délais et un calendrier précis pour les grands chantiers d'infrastructure dans les wilayas du Sud et les zones frontalières.
Parmi les projets prioritaires figurent la ligne ferroviaire Tamanrasset via Laghouat, Ghardaïa et In Salah, ainsi que la ligne minière Est de 422 km, dont un tronçon de 127 km sera testé début octobre.
Le ministre a également reçu une délégation de la Banque islamique de développement et de la Banque africaine de développement afin d'examiner le financement de projets ferroviaires et d'infrastructures.
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Le ministre des Travaux publics et des Infrastructures de base, Abdelkader Djellaoui, a donné lundi un nouveau coup d’accélérateur au suivi des projets engagés dans les wilayas du Sud et des zones frontalières, en exigeant « une réduction des délais de réalisation, un calendrier précis et contrôlable ainsi qu’une mobilisation accrue de l’ensemble des intervenants ».
La réunion de coordination qu’il a présidée au siège de son département ministériel a été consacrée, selon le ministre, à l’état d’avancement des projets du secteur, avec la participation des cadres centraux, de représentants du ministère de la Défense nationale et des directeurs des travaux publics des wilayas concernées. Les exposés présentés au cours de cette réunion ont porté sur « la situation des différents chantiers en cours, leur niveau d’avancement, les contraintes rencontrées sur le terrain et les mesures susceptibles de lever les blocages et d’accélérer la cadence ». Une démarche qui s’inscrit dans une séquence de suivi rapproché des grands projets d’infrastructures, notamment dans les territoires du Sud, où les enjeux de désenclavement, de connexion territoriale et d’accompagnement du développement donnent aux infrastructures une dimension stratégique. Face aux responsables du secteur, Abdelkader Djellaoui a insisté sur la nécessité de « passer d’un simple constat de l’avancement à une gestion resserrée des délais ». Pour les projets déjà engagés, le ministre a ordonné de réduire les délais de réalisation et d’adopter des calendriers précis, permettant un contrôle régulier de chaque étape. « Tout retard ou dysfonctionnement devra donner lieu aux mesures correctives nécessaires, dans le strict respect des normes techniques de réalisation »a-t-il menacé. L’instruction ne concerne pas uniquement les ouvrages déjà lancés. Le ministre a également demandé d’accélérer la préparation des études relatives aux futurs projets et à ceux dont les conditions de lancement sont en cours de finalisation. L’objectif est de « réduire le temps séparant la conception du projet de son entrée effective en phase de réalisation ». Cette exigence prend une importance particulière pour les grands programmes structurants du Sud, à l’image des projets ferroviaires et routiers destinés à renforcer les liaisons entre le Nord et les régions méridionales.
Le terrain au cœur du dispositif
Début septembre, le ministère avait déjà consacré une réunion spécifique aux préparatifs du projet ferroviaire reliant Tamanrasset au nord du pays, via notamment Laghouat, Ghardaïa, El Meniaâ et In Salah. La même logique prévaut dans les projets ferroviaires de l’Est, notamment la ligne minière reliant Annaba à Souk Ahras, Tébessa, Djebel El Onk et Bled El Hadba sur 422 km. Des essais techniques sur un premier tronçon de 127 km sont annoncés pour le début du mois d’octobre, signe d’une accélération progressive de ce projet structurant.
Le ministre a également placé la coordination opérationnelle et le suivi de terrain au centre de ses directives. Les commissions techniques relevant des structures centrales devront poursuivre leurs interventions, avec une intensification des déplacements sur les chantiers et un accompagnement des entreprises à toutes les étapes, du lancement des travaux jusqu’à la réception. Cette approche doit permettre d’identifier rapidement les contraintes, de coordonner les différents intervenants et d’éviter que les difficultés administratives, techniques ou opérationnelles ne se transforment en retards durables. La coordination avec les autorités locales devra être renforcée afin de faciliter la levée des obstacles et d’améliorer l’efficacité des opérations.
La méthode prolonge les orientations déjà données par le ministre ces dernières semaines, notamment sur le renforcement du suivi de terrain, le respect des délais et l’accélération des projets stratégiques dans les secteurs ferroviaire, routier, autoroutier, portuaire et aéroportuaire.
Au terme de la réunion, Abdelkader Djellaoui a réaffirmé la portée stratégique des infrastructures réalisées dans les régions du Sud et les zones frontalières. Ces projets doivent renforcer la connexion entre les différentes régions du pays et accompagner une dynamique de développement plus équilibrée. Dans ces territoires où les distances constituent encore un facteur déterminant de mobilité et d’activité économique, les routes, les voies ferrées et les autres infrastructures de transport constituent autant de leviers de désenclavement. Le cap fixé par Djellaoui est désormais celui d’une exécution plus rapide, d’un contrôle plus rapproché et d’une intervention plus immédiate dès l’apparition d’un blocage.
Une délégation de la BID et de la BAD au ministère des travaux publics
Le ministre des Travaux publics et des Infrastructures de base, Abdelkader Djellaoui, a reçu, mardi, une délégation de la Banque islamique de développement (BID) et de la Banque africaine de développement (BAD), avec laquelle il a examiné les moyens de renforcer la coopération entre l’Algérie et les deux institutions financières, indique un communiqué du ministère. Cette rencontre a été l’occasion d' »examiner les moyens de renforcer la coopération entre l’Algérie et les deux institutions financières en matière d’investissement et de financement des grands projets d’infrastructures, notamment dans le domaine ferroviaire », précise la même source. La rencontre s’est déroulée au siège du ministère, en présence de ses cadres centraux, du Directeur général et des cadres de l’Agence nationale d’études et de suivi de la réalisation des investissements ferroviaires (ANESRIF), ainsi que de représentants du ministère des Finances, conclut le communiqué. R. E.
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