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Délinquance urbaine, l’autre guerre…

Par Chahreddine Berriah•3 min de lecture
Brifa
Résumé IA

Des gangs de quartier terrorisent les villes et villages algériens par le vol à main armée, le racket et la vente de drogues, imposant un climat d'insécurité totale aux citoyens.

L'État a répondu par une stratégie interministérielle et la création d'une Commission nationale de prévention et de lutte contre les bandes de quartier, combinant sensibilisation, dissuasion, répression et réinsertion.

L'auteur cite l'exemple du Salvador, où la répression du président Nayib Bukele depuis 2019, renforcée par un état d'exception en 2022, a démantelé les gangs MS-13 et Barrio 18.

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El Watan

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Ils dictent leur loi, ces gangs de quartier. Par le vol à main armée (couteaux, cutters, épées…), le racket, la vente de drogues à l’entrée des immeubles, les menaces contre les dénonciateurs, harcèlements en tous genres. Ils ont colonisé des espaces publics pour en faire leur territoire. Et lorsqu’une bande criminelle, étrangère à «l’espace conquis» s’y aventure par défi ou par plus de cupidité, c’est la guerre des clans. Et c’est le citoyen honnête qui se claquemure chez lui pour éviter les dégâts collatéraux, comme on dit.
Les délinquants de tout acabit ont installé un climat de terreur inexorable dans nos villes et mêmes nos villages, autrefois quiets. Un sentiment d’insécurité totale a gagné les citoyens qui ne cessent d’interpeller les pouvoirs publics pour les protéger, leur restituer leur environnement.
Et ce n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd : l’Etat, à travers un arsenal juridique renforcé, a validé une stratégie interministérielle et un plan d’action pour sécuriser les citoyens et leurs biens dans les cités et les quartiers. Une Commission nationale de prévention et de lutte contre les bandes de quartier a été, en outre, mise en place pour coordonner une approche globale (sensibilisation, dissuasion, répression et réinsertion).
Il est peut-être encore tôt de ressentir les résultats de cette contre-attaque étatique, d’autant plus que dans les grandes métropoles occidentales, ce fléau, en dépit de tous les textes répressifs et ce qui les accompagnent comme actions sur le terrain, peine à faiblir, à défaut de disparaître.
Le meilleur moyen de réduire ces agressions et ces violences sociétales, c’est, peut-être, de frapper avec une main de fer ces fauteurs de troubles.
L’exemple le plus concret du pays qui est passé du statut de «nation la plus dangereuse du monde» (hors zone de guerre) à celui de l’un des pays les plus sûrs des Amériques, c’est le Salvador. En 2019, à l’orée de l’élection du président Nayib Bukele, le gouvernement salvadorien a lancé une guerre frontale contre la criminalité organisée. Une répression totale. Le tournant a eu lieu en 2022 où les pouvoirs publics ont installé un «état d’exception», renouvelé continuellement, qui a fini par venir à bout des deux gangs ultra-violents, la Mara Salvatrucha (MS-13) et le Barrio 18, qui contrôlaient des quartiers entiers, imposant le racket, le recrutement forcé d’enfants et la terreur. Le reste des bandes s’est effiloché de lui-même…

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