Société

Les exclus du relogement interpellent les autorités locales

Par K.Assia•3 min de lecture
Brifa
Les exclus du relogement interpellent les autorités locales
Résumé IA

À Oran, des familles exclues d'une opération de relogement interpellent les autorités locales, estimant avoir droit à un logement après la démolition de leur immeuble.

Une mère et son fils de 10 ans vivent dans un local de 6 m² dans le quartier Ed Derb, dans des conditions jugées alarmantes à l'approche de l'hiver.

Parallèlement, 33 familles sinistrées occupant des immeubles menaçant ruine dans trois secteurs d'Oran ont été relogées jeudi matin au site des 200 logements de Sidi El Bachir.

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Le Quotidien d'Oran

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Une fois le relogement terminé, les autorités locales ont procédé à la démolition de la bâtisse en ruine. Leurs enfants, pères de familles à leur tour habitaient selon les concernés sous le même toit et disent avoir droit au relogement.

Depuis, ces familles sont livrées à elles-mêmes et ne savent plus à quel saint se vouer. Parmi elles, une mère et son enfant, un collégien, qui depuis occupent dans des conditions déplorables un local de 6 m2 au 5 rue Zerrouki Abdelkader ex-rue de Naples dans le quartier d’Ed Derb.

Sur place, cette mère de famille se dit inquiète face à la détérioration du cadre de vie et des conditions lamentables dans laquelle elle se trouve. En effet, ce local n’est pas adapté pour y vivre avec un enfant de 10 ans, lance-t-elle. Elle souligne avoir déposé une demande de recours et espère que son dossier soit examiné par la commission de daïra en vue d’obtenir un logement décent. A l’approche de l’hiver, la crainte se fait sentir et cette sinistrée appréhende le pire vu que ce local se trouve dans une ruelle exiguë entouré de bâtisses menaçant ruine. Dans un appel lancé aux autorités locales, cette sinistrée souhaite qu’une commission soit dépêchée sur les lieux pour inspecter de visu l’état alarmant dans laquelle elle se trouve. Elle affirme avoir déposé en plus de la demande de recours plusieurs demandes pour son relogement mais en vain.

Signalons que trente trois (33) familles sinistrées occupant des immeubles menaçant ruine et situés dans la commune d’Oran ont été relogées, jeudi matin, au site des 200 logements de Sidi El Bachir dans la daïra de Bir El Djir. Ces familles habitaient des immeubles classés dans la catégorie rouge sis dans trois délégations communales à savoir au 17 rue Bendraoua Belazreg dans le secteur urbain de Sidi El Bachir (ex-Plateau), celui situé au 34 rue Achour Bentabet dans le secteur El Emir (au centre ville) et enfin celui situé au 24 rue de Tlemcen dans la délégation communale En-Nasr (ex-Ed Derb). Cette opération s’est déroulée en présence du maire et des élus d’Oran, des autorités locales en plus des services de la police. Par ailleurs et une fois l’évacuation des familles et leur relogement dans de nouveaux appartements, les services de la commune ont procédé à la fermeture des entrées des immeubles qui ne seront pas démolis et ce afin d’empêcher toute tentative de squat.

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