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L’autre défi du dessalement

Par El-Houari Dilmi•4 min de lecture
Brifa
L’autre défi du dessalement
Résumé IA

Mouloud Hachlaf, assistant PDG de la Société algérienne de dessalement, a affirmé que le dessalement est devenu la base de la sécurité hydrique algérienne avec plus de 500 millions de m³ déjà transférés.

Le programme complémentaire n°2 a porté la capacité de 2,1 à 3,7 millions de m³/jour, couvrant 42% des besoins en eau potable grâce à des stations 100% algériennes.

Six nouvelles méga-stations du programme n°2 ajouteront 1,8 million de m³ d'ici 36 mois, portant le total à 5,8 millions m³/jour soit 60% des besoins nationaux.

Le défi majeur reste l'exploitation et la maintenance de ces infrastructures coûtant 400 millions de dollars chacune, avec un retour sur investissement sur 20-35 ans.

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Le Quotidien d'Oran

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«Le dessalement d’eau de mer est devenu une base incontournable de la sécurité hydrique en Algérie», a affirmé, hier mercredi, Mouloud Hachlaf, assistant du Président-directeur général de la Société algérienne de dessalement de l’eau (filiale de Sonatrach). S’exprimant sur les ondes de la Radio nationale, Mouloud Hachlaf a salué la «vision prospective» du président de la République Abdelmadjid Tebboune, en matière de sécurité hydrique puisque «nous avons déjà transféré plus d’un demi-milliard de mètres cubes d’eau dessalée vers l’Algérienne des eaux avec un fonctionnement à pleine capacité de toutes nos stations», a-t-il souligné. «Des défis énormes ont été relevés durant les deux dernières années, puisqu’il faut retenir que l’Algérie a réalisé toutes ces stations en effort propre et mises en exploitation grâce à des compétences 100% algériennes», a encore expliqué l’invité de la Radio.

«Avec l’entrée en vigueur du programme complémentaire n°2, nous sommes passés de 2,1 millions de m3 à 3,7 millions de m3 actuellement», a encore révélé Mouloud Hachlaf, précisant que 42% des besoins en matière d’eau potable proviennent de la mer. «Le plus grand défi qui se pose à nous aujourd’hui, n’est pas la construction de ces mégastructures mais bien leur exploitation et leur maintenance, il faut savoir qu’une seule station d’une capacité de 300.000 m3 coûte plus de 400 millions de dollars», a expliqué l’assistant du Président-directeur général de la Société algérienne de dessalement de l’eau. Et d’ajouter qu’un «retour d’investissement de moins de 20 ou 35 ans au moins n’est pas rentable financièrement parlant». «Aujourd’hui, le programme complémentaire n°2 en cours d’exécution comprend six (06) méga-stations d’une capacité globale de 1,8 million de m3, et en application des instructions du président Tebboune, nous avons commencé par l’ouest du pays à Aïn Adjroud pour Tlemcen, Sidi Laâdjal pour Mostaganem et Dahra dans la wilaya de Chlef, les contrats ont été signés et les entreprises de réalisation désignées», a-t-il affirmé.

«Au vu du caractère urgent que revêt la réalisation de ces importants projets, le délai de livraison ne devrait pas dépasser 36 mois avec une réception progressive prévue de certaines stations selon les besoins de chaque région du pays», a-t-il souligné, rappelant que l’Algérie a investi 2,4 milliards de dollars pour sa sécurité hydrique. «Il faut savoir qu’une fois le programme complémentaire n°2 achevé, nous passerons à 5,8 millions de m3/jour, soit plus de 60% des besoins nationaux en eau potable», a encore expliqué l’invité de la Radio. «L’eau produite est acheminée vers les régions de l’intérieur sur des distances pouvant atteindre 150 à 200 km, renforçant la solidarité hydrique entre les territoires», a insisté Mouloud Hachlaf.

Concernant enfin les perturbations temporaires que connaissent certaines stations, Mouloud Hachlaf a estimé qu’il s’agit là d’arrêts nécessaires pour la protection des installations et du lourd investissement financier consenti par l’Etat, a-t-il conclu.

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